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Plus de pays sont sur la voie d’atteindre les ODM, mais les plus pauvres d'entre-eux ont besoin d’une aide urgente

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Communiqué de presse n°:2011/432/DEC

WASHINGTON, le 16 avril 2011 — Deux tiers des pays en dĂ©veloppement sont en bonne voie d’atteindre les objectifs essentiels que la communautĂ© internationale a dĂ©finis pour lutter contre l’extrĂȘme pauvretĂ© et la faim, ou ne sont pas loin de l’ĂȘtre, ont annoncĂ© aujourd’hui la Banque mondiale et le Fonds monĂ©taire international.

 

Dans l’édition 2011 du Rapport de suivi mondial, qui a cette annĂ©e pour thĂšme « AmĂ©liorer les perspectives d’atteindre les ODM », les deux institutions se penchent sur les rĂ©sultats obtenus Ă  cet Ă©gard par les pays, et en brossent un tableau Ă  la fois contrastĂ© mais, dans bien des cas, encourageant. En ce qui concerne, par exemple, les pays qui ne sont pas en passe d’atteindre les objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire (ODM), le rapport rĂ©vĂšle que la moitiĂ© d’entre eux sont proches de l’ĂȘtre et que, moyennant de meilleures politiques et une plus forte croissance, ils sont encore en mesure de rĂ©aliser ces objectifs d’ici l’échĂ©ance de 2015 ou peu de temps aprĂšs.

 

« Atteindre les ODM est un accomplissement de taille pour les pays en dĂ©veloppement, mais il reste encore beaucoup Ă  faire pour rĂ©duire la pauvretĂ© et amĂ©liorer les rĂ©sultats en matiĂšre de santĂ© mĂȘme dans les pays qui auront rĂ©ussi », a dĂ©clarĂ© Ă  ce sujet Hans Timmer, directeur du Groupe des perspectives de dĂ©veloppement Ă  la Banque mondiale. « Les donateurs doivent s’appuyer sur cet acquis et aider les pays Ă  franchir le palier suivant par le biais d’investissements tendant Ă  assurer des prestations de services effectives. »

 

Globalement, des progrĂšs satisfaisants ont Ă©tĂ© faits sur le front de la lutte contre la pauvretĂ©. Sur la base des projections Ă©conomiques actuelles, le monde reste en passe de rĂ©duire de moitiĂ© le nombre d’ĂȘtres humains vivant dans une situation d’extrĂȘme pauvretĂ©. Selon ces projections, le nombre de personnes qui ont moins de 1,25 dollar par jour pour vivre devrait en effet se situer en 2015 Ă  883 millions, alors qu'il Ă©tait de 1,4 milliard en 2005 et de 1,8 milliard en 1990. Cette avancĂ©e reflĂšte pour une bonne part l’essor rapide des Ă©conomies de la Chine et de l’Inde, beaucoup de pays africains accusant par ailleurs du retard : 17 de ces pays sont loin de l’objectif de rĂ©duction de moitiĂ© de l’extrĂȘme pauvretĂ©, alors mĂȘme que l’objectif est destinĂ© Ă  ĂȘtre globalement atteint.

 

Il est Ă©galement probable que les pays en dĂ©veloppement atteindront les cibles fixĂ©es en matiĂšre de paritĂ© des sexes dans l’enseignement primaire et secondaire et pour l’accĂšs Ă  l’eau potable, et qu’ils en seront trĂšs proches pour ce qui est de la lutte contre la faim et de l’achĂšvement du cycle d’enseignement primaire. Mais les progrĂšs rĂ©alisĂ©s dans d’autres domaines sont lents, et les cibles correspondantes risquent de ne pas ĂȘtre atteintes. C’est le cas pour l’accĂšs Ă  l’assainissement, 45 % des pays en dĂ©veloppement Ă©tant loin de pouvoir atteindre la cible. De mĂȘme pour la rĂ©duction de la mortalitĂ© maternelle et de la mortalitĂ© infantile, le pourcentage de pays qui accusent du retard s’établissant respectivement Ă  39 et 38 %.

 

« De bonnes politiques macroĂ©conomiques restent cruciales pour progresser dans le sens des ODM », a soulignĂ© Hugh Bredenkamp, directeur adjoint du DĂ©partement de la stratĂ©gie, des politiques et de l’évaluation du FMI. « Dans les pays Ă  faible revenu, le problĂšme est de maintenir et d’accĂ©lĂ©rer le rythme de croissance par de meilleures politiques qui permettent de crĂ©er des emplois et d’accroĂźtre les opportunitĂ©s pour le secteur privĂ©. Les pays avancĂ©s doivent jouer le rĂŽle qui est le leur pour assurer la reprise au plan mondial, en faisant en sorte de rĂ©parer et rĂ©former leurs systĂšmes financiers et de s’attaquer Ă  leurs dĂ©sĂ©quilibres budgĂ©taires. »

 

Dans certains pays, il importera de privilĂ©gier l’appui en faveur de ceux qui font partie des catĂ©gories sociales marginalisĂ©es de par le monde : populations autochtones, minoritĂ©s ethniques, groupes linguistiques et autres. Dans la plupart des cas, les indicateurs de rĂ©alisation des ODM se situent, pour ces catĂ©gories, Ă  des niveaux bien infĂ©rieurs Ă  ce qu’ils sont pour l’ensemble de la population, surtout en ce qui concerne la pauvretĂ© monĂ©taire.

 

Pour donner une meilleure idĂ©e des rĂ©sultats sur le terrain, le rapport prĂ©sente les conclusions et leçons qui ressortent d’études d’impact en matiĂšre de santĂ© et d’éducation. Ce que ces Ă©tudes rĂ©vĂšlent dans bien des cas, c’est que l’aide au dĂ©veloppement en matiĂšre de santĂ© et d’éducation a atteint des niveaux sans prĂ©cĂ©dent en termes de volume, mais n’a pas abouti aux progrĂšs escomptĂ©s sur le plan des rĂ©sultats.

 

Comme l’a expliquĂ© Delfin Go, Ă©conomiste principal Ă  la Banque mondiale et principal auteur du rapport : « Certains rĂ©sultats en matiĂšre de santĂ© et d’éducation sont dĂ©cevants, en partie du fait que les dĂ©penses effectuĂ©es ont surtout visĂ© Ă  accroĂźtre la quantitĂ© de services, sans prĂȘter suffisamment attention Ă  la qualitĂ©. Une leçon essentielle est que le fait de renforcer les institutions et d’amĂ©liorer les incitations, par exemple en faisant une plus grande place Ă  la performance dans l’établissement du niveau de paie de personnels de santĂ©, est capital dans une optique de meilleurs rĂ©sultats. »

 

Brad McDonald, chef de division adjoint et coordinateur du rapport au FMI, a pour sa part mis l’accent sur le fait que la croissance Ă©conomique reste un facteur essentiel pour la rĂ©alisation des ODM. « Bien que la crise rĂ©cente ait contrecarrĂ© les progrĂšs rĂ©alisĂ©s », a-t-il dit, « beaucoup de pays Ă  faible revenu qui avaient en place de solides politiques macroĂ©conomiques ont Ă©tĂ© Ă  mĂȘme d’amortir l’impact de la crise au moyen de mesures Ă©nergiques en matiĂšre de fiscalitĂ© et de dĂ©penses ».

 

Pour redonner de l’élan au processus de rĂ©alisation des ODM, un effort de coopĂ©ration internationale s’impose sur trois plans. D’une part, les pays Ă  faible revenu en particulier devront pouvoir compter sur un contexte Ă©conomique solide et stable au plan mondial pour poursuivre leur croissance. D’autre part, des mesures devront ĂȘtre prises pour aider ces pays Ă  atteindre et maintenir un rythme plus soutenu de croissance, et Ă  pouvoir ainsi rĂ©tablir leurs marges de manƓuvre en termes de politiques macroĂ©conomiques. Enfin, les États fragiles sont ceux qui accusent le plus de retard vis-Ă -vis des ODM, et un appui supplĂ©mentaire doit leur ĂȘtre fourni en vue de contribuer au renforcement de leurs institutions et de les aider Ă  entrer dans un cercle vertueux oĂč se conjugueront le dĂ©veloppement, la paix et la sĂ©curitĂ©.

 

Le niveau croissant de l’aide Ă©manant de nouveaux donateurs, dont beaucoup appartiennent au monde en dĂ©veloppement, est un Ă©lĂ©ment encourageant mais qui ne compensera pas totalement une baisse significative de l’aide en provenance des donateurs Ă©tablis de longue date, surtout si les nouveaux donateurs se fixent d’autres prioritĂ©s et adoptent d’autres pratiques de dĂ©veloppement. Cette Ă©volution du dispositif de l’aide pourrait aussi avoir des implications au niveau de la transparence des flux d’aide publique et des politiques et programmes financĂ©s par l’aide.

 

En ce qui concerne les Ă©changes commerciaux, ils ont commencĂ© Ă  se redresser au lendemain de la crise financiĂšre mondiale mais nĂ©cessitent Ă  prĂ©sent, pour que cette reprise se maintienne durablement, des mesures tendant Ă  renforcer le systĂšme international, Ă  faire obstacle aux tendances protectionnistes et Ă  faire en sorte de mener Ă  bien le cycle de nĂ©gociations de Doha. Les auteurs du rapport prĂ©conisent en outre des mesures visant Ă  accroĂźtre l’accĂšs aux crĂ©dits commerciaux, ainsi que l’aide Ă  la facilitation des Ă©changes, pour permettre aux pays enclavĂ©s et aux rĂ©gions qui accusent un retard Ă  cet Ă©gard d’avoir accĂšs aux marchĂ©s rĂ©gionaux et internationaux.

 

Pour avoir accĂšs au rapport dans sa version intĂ©grale, assortie de tableaux et graphiques sur les progrĂšs rĂ©alisĂ©s et d’informations sur les pays concernĂ©s, visitez notre page qui lui est intĂ©gralement consacrĂ©e (www.worldbank.org/gmr2011).

 

Contacts

Merrell Tuck +1 (202) 473-9516, mtuckprimdahl@worldbank.org; 

Rebecca Ong +1 (202) 458-0434, rong@worldbank.org

TV/radio : Mehreen A. Sheikh +1 (202) 458-7336, msheikh1@worldbank.org

 

Les journalistes dĂ©jĂ  inscrits peuvent tĂ©lĂ©charger le contenu du rapport sous embargo Ă  l’adresse suivante : http://media.worldbank.org/secure.

 

Les journalistes accrĂ©ditĂ©s qui n’ont pas de mot de passe peuvent s’inscrire Ă  l’adresse : http://media.worldbank.org/.

 

 


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