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Campagne contre le paludisme : des millions de personnes reçoivent des moustiquaires imprégnées

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  • Depuis 2005, la Banque mondiale a financé 73,8 millions de moustiquaires imprégnées d'insecticide en Afrique.
  • En Zambie, les moustiquaires arrivent juste à temps pour stopper la résurgence du paludisme dans certaines zones.
  • En Inde, suite à des réformes politiques radicales, les activités de lutte contre le paludisme se sont intensifiées.

Le 24 avril 2011 - Au cours de la dernière décennie, 11 pays africains ont réduit le nombre des cas de paludisme confirmés, ainsi que celui des admissions et des décès dus au paludisme de plus de 50%. Dans chacun d'eux (Algérie, Botswana, Cap-Vert, Érythrée, Madagascar, Namibie, Rwanda, Sao Tomé et Principe, Afrique du Sud, Swaziland et Zambie), ces baisses sont liées à d’importantes interventions de lutte antipaludique.

Depuis 2005, la Banque mondiale a consacré 762,8 millions de dollars à la lutte contre le paludisme en Afrique, soit un montant multiplié par dix depuis la période 2000-2005. Elle a financé 73,8 millions de moustiquaires imprégnées d'insecticide et 25,3 millions de doses de médicaments contre le paludisme au cours des cinq dernières années.

« Des efforts soutenus de lutte contre le paludisme sont nécessaires en Afrique, qui porte environ 90 pour cent du fardeau du paludisme dans le monde », a déclaré Maryse Pierre-Louis, responsable du programme de lutte contre la maladie en Afrique à la Banque mondiale. « Les progrès récents, bien que significatifs, sont fragiles et le danger de résurgence reste très réel. »

En Inde, suite aux réformes politiques, les activités de lutte antipaludique se sont intensifiées, tandis qu'en Amérique latine, la lutte antipaludique à grande échelle a permis une chute de plus de 50% du nombre des cas de paludisme dans neuf pays.

Des progrès constants : République démocratique du Congo et Nigeria

En République démocratique du Congo (RDC), 97% des gens vivent dans des zones où le paludisme est endémique. En 2007, des campagnes de distribution massive de moustiquaires imprégnées d'insecticide ont commencé, principalement dans les provinces rurales du Bas-Congo et du Sud-Kivu, puis, en 2008, dans la province de l'Équateur et dans la zone urbaine de Kinshasa.

Avant la première campagne de distribution de moustiquaires, l'enquête démographique et de santé réalisée en RDC indiquait que 19% des enfants et 20% des femmes dormaient sous une moustiquaire traitée en 2007. En 2010, ces chiffres atteignaient respectivement 38% et 43%, selon une enquête à indicateurs multiples.

Dans la ville de Kinshasa, une enquête menée par l'École de santé publique de Kinshasa a montré que la campagne de distribution de masse dans le cadre du projet de développement et de réhabilitation des zones urbaines, soutenu par la Banque, a eu un impact positif : environ 79% des ménages de Kinshasa avaient au moins une moustiquaire.

Au Nigeria, des progrès remarquables ont été signalés dans sept États où la Banque a appuyé des activités de lutte antipaludique. En juillet 2010, 88% des ménages de ces États possédaient au moins une moustiquaire imprégnée (soit une hausse de 2,6% depuis 2006) et 16,6% des femmes enceintes avaient reçu deux doses ou plus de traitement préventif intermittent (TPI), deux fois plus qu’en 2006.

Au cours des quatre dernières années, la Banque a soutenu la distribution de 14,1 millions de moustiquaires traitées au Nigeria. En 2011, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (a) et l'Initiative du Président des États-Unis contre le paludisme appuieront d'autres distributions.

La Zambie prend des mesures pour enrayer la résurgence du paludisme

Avec le soutien financier et technique de partenaires, parmi lesquels la Banque et la Fédération de Russie, la Zambie a fait d'énormes progrès contre le paludisme. Entre 2006 et 2010, une expansion des programmes a entraîné un large développement des mesures de prévention et de traitement de la maladie. La proportion des enfants de moins de cinq ans dormant sous une moustiquaire est passée de 24% à 50% ; l'incidence du paludisme a diminué et la proportion d'enfants présentant une anémie sévère (en grande partie causée par le paludisme) a diminué de 14% à 9%.

Cependant, l'enquête de 2010 sur les indicateurs du paludisme montre une résurgence du paludisme et de l'anémie dans certaines provinces, en grande partie générée par une baisse du nombre des moustiquaires et des pulvérisations dans certaines zones. Dans la province du Nord, par exemple, la prévalence du parasite chez les enfants a augmenté de 12% en 2008 à 23% en 2010.

Le financement de la Banque mondiale de 30 millions de dollars contre le paludisme en Zambie, approuvé en décembre 2010, a permis de livrer 800 000 moustiquaires avant le pic de la saison des pluies. 2,2 millions de moustiquaires supplémentaires sont fournis actuellement. Les fonds appuieront également la pulvérisation intérieure, le diagnostic et l'amélioration de la chaîne d'approvisionnement.

L'objectif du Kenya : 11 millions de moustiquaires

Au Kenya, où les mesures de lutte contre le paludisme ont contribué à une réduction de 36% de la mortalité des enfants de moins de cinq ans et à une réduction de 31% de la mortalité infantile entre 2003 et 2009, environ 22 millions de Kenyans recevront, cette année, près de 11 millions de moustiquaires. D’ici à la Journée mondiale du paludisme (le 25 avril), cinq millions de moustiquaires seront parvenues aux districts les plus affectés dans l'ouest du Kenya.

La Banque, en collaboration avec le Fonds mondial, l'Agence américaine pour le développement international et World Vision, a soutenu l'achat de ces moustiquaires, avec le Département britannique pour le développement international qui contribue à en financer la distribution.

Dans le bassin du fleuve Sénégal, les ONG se joignent à la lutte

Dans le bassin du fleuve Sénégal, un projet de la Banque concernant les ressources en eau a une composante en faveur de la santé d’un montant de 42 millions de dollars afin d'aider à lutter contre le paludisme et la schistosomiase au Mali, au Sénégal, en Mauritanie et en Guinée. Les organisations non-gouvernementales (ONG) distribuent les moustiquaires, encouragent les changements de comportement et surveillent l'impact dans la région.

Les ONG comprennent Catholic Relief Services en Guinée, le Groupe Pivot Santé-Population au Mali, le Réseau National de Lutte contre le Paludisme et le Ver de Guinée en Mauritanie et Childfund au Sénégal. Ensemble, ces organisations assuraient la distribution de 1,6 millions de moustiquaires au début de 2011.

L'Inde se concentre sur le changement de politique

"Un changement politique majeur en Inde a permis l'adoption des moustiquaires imprégnées et la gestion des cas au niveau communautaire en utilisant des tests rapides de diagnostic et des polythérapies à base d'artémisinine», a déclaré Ramesh Govindaraj, principal spécialiste de la santé à la Banque mondiale pour la région Asie du Sud.

Un projet national, soutenu par la Banque, relatif au contrôle de la maladie causée par le vecteur et à l'éradication de la polio, fait partie des dernières mesures du gouvernement pour lutter contre le paludisme, éliminer la leishmaniose viscérale et éradiquer la polio. Le gouvernement travaille en étroite collaboration avec la Banque, l'Organisation mondiale de la Santé et le Fonds mondial pour son programme de lutte contre le paludisme.

En 2009, 1,3 million de moustiquaires ont été distribuées dans le cadre du projet soutenu par la Banque, et, d'ici la fin de 2011, 7,6 million de moustiquaires vont être fournies au Chhattisgarh, à l'Andhra Pradesh, au Madhya Pradesh, au Jharkhand et à l'Orissa. En outre, environ 3,6 millions de tests de diagnostic rapide avaient été distribués à la fin de 2010 et environ 1,1 million de blisters ACT seront fournis d'ici fin juin 2011.




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