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Robert B. Zoellick, Président du Groupe de la Banque mondiale Discours prononcé aux Assises de l’industrie du Maroc Casablanca, Maroc

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SEUL LE PRONONCÉ FAIT FOI

 

Robert B. Zoellick, Président du Groupe de la Banque mondiale

Jeudi 5 mai 2011

 

 

Votre Majesté, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs. Al-Salamu Alaikum.

 

C’est un grand plaisir pour moi d’être de retour au Maroc, et je me réjouis tout spécialement de cette occasion d’être ici avec vous.

 

Il y a presque dix ans, après des consultations avec Sa Majesté le Roi et les hauts dirigeants marocains, j’ai pu entamer des négociations en vue de la signature d’un Accord de libre échange entre le Maroc et les États-Unis.

 

Guidées par la main experte de M. Fassi Fihri, aujourd’hui ministre marocain des Affaires étrangères, les négociations ont abouti et un Accord de libre échange (ALE), ou (FTE) a été signé en 2004. 

 

 

Durant ces négociations, j’ai beaucoup appris sur l’évolution de l’économie marocaine : ses besoins fondamentaux, les problèmes des agriculteurs pauvres et du secteur rural, les difficultés liées aux mutations structurelles, le potentiel et les opportunités économiques, et les milieux d’affaires qui comptent ici de nombreux représentants.

 

J’ai recommandé la conclusion de cet accord de libre échange à mes collègues aux États-Unis, car j’avais le sentiment que le Maroc était un pays où les réformes étaient à la fois nécessaires et possibles et où des perspectives s’ouvraient pour qu’émerge une économie plus compétitive et diversifiée capable de créer des emplois, d’améliorer les moyens de subsistance, d’appliquer des prix plus concurrentiels et de conférer au Maroc une réputation – une enseigne en quelque sorte – de pays leader.

 

J’espérais que nos activités avec le  Maroc inciteraient d’autres pays de la région Afrique du Nord et Moyen‑Orient à se moderniser et à devenir des acteurs de la mondialisation.

 

Lorsque j’ai pris mes fonctions de président du Groupe de la Banque mondiale en 2007, nous avons lancé l’Initiative  du monde arabe, l’un des six thèmes stratégiques qui devaient guider l’action de l’institution. Je pensais qu’il était important de nous employer, avec nos clients arabes, à relever les défis d’un développement durable et solidaire.  

 

Les raisons qu’il y avait de prêter attention au monde arabe semblaient claires à l’époque, et elles paraissent évidentes à présent : son secteur pétrolier mis à part, la région est faiblement intégrée à l’économie mondiale. De toutes les régions en développement, c’est celle qui connaît le plus fort chômage, les pires taux de sous-emploi chez les individus les mieux instruits, et les plus faibles taux d’activité économique parmi les femmes.

 

Depuis 2008, le Groupe de la Banque mondiale a renforcé son partenariat avec le Maroc et fourni au pays des ressources représentant en moyenne  700 millions de dollars par an. Nos apports visent les domaines jugés prioritaires par le gouvernement marocain : l’éducation ; la gestion des déchets ; votre plan agricole, le  Plan Maroc Vert ; la réforme des administrations publiques ; et les transports urbains.   

 

Le Groupe de la Banque travaille depuis longtemps avec le Maroc dans le secteur de l’eau, sachant que des pressions s’exerceront sur les disponibilités en eau et que ces pressions seront même exacerbées par le changement climatique. Le Maroc est en bonne voie pour dépasser les cibles des Objectifs de développement pour le Millénaire en matière d’approvisionnement en eau et d’assainissement – et nous nous félicitons de notre partenariat dans ces domaines au cours des trente dernières années. En fait, l’appui le plus récent fourni par la Banque au secteur de l’eau et de l’assainissement au Maroc se montait à 285 millions de dollars en juin dernier.  

 

La Société financière internationale, ou IFC, l’institution du Groupe de la Banque qui intervient dans le secteur privé, développe ses activités au Maroc où elle a investi plus de 200 millions de dollars dans 13 compagnies.  L’IFC est déterminée à renforcer son programme d’investissement au Maroc pour promouvoir en particulier l’accès au crédit des micro, petites et moyennes entreprises ; les énergies renouvelables ; les infrastructures ; l’agroindustrie ; l’éducation et les services liés aux technologies de l’information ; l’industrie automobile ; et d’autres secteurs porteurs. 

 

L’IFC encourage également   l’intégration régionale à travers les investissements dans des fonds de participation privés régionaux pour les petites et moyennes entreprises, ainsi que les investissements du Maroc en Afrique subsaharienne. Elle soutient les efforts déployés par le gouvernement marocain pour établir des partenariats public-privé et, en octobre dernier, a notamment signé un Protocole d’accord avec le ministère des Finances. 

 

Le Maroc progresse. Pourtant, le pays reste confronté à un problème économique majeur : celui de créer des emplois pour  une population jeune et de plus en plus instruite, tout en tirant parti des possibilités offertes par l’intégration mondiale.

 

D’où l’intérêt particulier que présentent pour moi ces assises.  Je crois comprendre que le Pacte national pour l’émergence industrielle vise à accroître les exportations et la compétitivité industrielle, à stimuler l’innovation et à promouvoir un climat plus compétitif pour les opérateurs économiques et les entrepreneurs, petits et grands. Je suis heureux d’apprendre que ces efforts ont été couronnés de succès dans des secteurs tels que l’industrie automobile à Tanger, l’aéronautique à Nouaceur, ou les technologies de l’information et d’autres services ici, à Casablanca, et à Rabat.

 

Cela étant, les événements marquants qui se déroulent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord démontrent clairement la nécessité d’aller de l’avant. Les  révolutions tunisienne et égyptienne, ainsi que les mouvements observés dans l’ensemble de la région, montrent que le processus de modernisation de la région a été trop partiel et trop tributaire d’un petit nombre de pays réformateurs pour prendre vraiment racine. Le fait que les efforts ont été menés du sommet vers la base a trop souvent empêché que le public soit associé au processus ou puisse faire part de ces griefs. Les formes traditionnelles de consultation des composantes de la société ont parfois été mises sous l’éteignoir, et certaines élites au pouvoir ont fini par être isolées.  

 

Il  y a un mois, nous avons organisé à la Banque mondiale une conférence afin d’inviter des groupes de jeunes et de femmes, et ceux qui sont des facteurs de changement, à faire entendre leur voix.

 

Qu’est-ce qu’ils veulent tous ?

 

 

Ils veulent qu’on leur donne une chance ; ils veulent la justice ; ils veulent un emploi.

 

Ils demandent des règles et des lois qui soient équitables, prévisibles et transparentes.

 

Ils veulent de quoi nourrir et abriter leur famille, de bonnes écoles pour leurs enfants, et des quartiers où vivre en sécurité.

 

Ils veulent que les notions de voix et de responsabilité soient une réalité.

 

Ils demandent à avoir leur mot à dire sur des services publics qui sont dénaturés au point de ne pas être à la disposition du public et de ne pas fournir de véritable service.

 

Ils veulent disposer d’informations, et avoir le droit de savoir et de participer.

 

Ils réclament la dignité.

 

Ils réclament le respect.

 

Et pour les femmes, les attentes sont exactement les mêmes.

 

Le mois dernier, j’ai appelé à la mise en place d’un nouveau contrat social pour le développement du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.  

 

Nous savons que le développement durable et solidaire ne saurait se définir  en termes purement économiques. Des notions jugées à une époque de nature politique relèvent en fait d’une bonne approche de l’économie.  

 

Il y a 20 ans, la Banque mondiale ne parlait pas de corruption. Aujourd’hui, la lutte contre la corruption est une composante essentielle des projets et programmes de la Banque mondiale. Nos actionnaires savent que la corruption est un boulet pour les économies, qu’elle fait payer un lourd tribut aux pauvres, et qu’elle tue dans l’œuf toute opportunité.

 

Il y a 18 ans, la Banque mondiale parlait rarement de parité hommes-femmes. Aujourd’hui, on sait que l’égalité entre hommes et femmes est une notion de bon sens au plan économique. Les pays où il y a une plus grande égalité des sexes ont tendance à avoir des taux de pauvreté moins élevés.

 

Il y a dix ans, on commençait seulement à parler de transparence. Aujourd’hui, la Banque mondiale est la seule organisation multilatérale à s’être dotée d’une politique de liberté de l’information de large envergure : elle a ouvert grand les portes de ses programmes de recherche et rendu publiques plus de 7 000 séries de données.

Nous avons appris qu’il ne saurait y avoir de développement véritable sans une bonne gouvernance et sans la participation des citoyens.  

 

Nous avons aussi appris à reconnaître l’importance des institutions. L’héroïsme individuel ne suffit pas. Les réformes bureaucratiques ne suffisent pas. Ce qui compte, c’est la participation des citoyens, ainsi qu’un flux de communication limpide entre la société et ses gouvernants.

 

Nous encouragerons les gouvernements à publier leurs données, à adopter des textes de loi sur la liberté de l’information, à assurer la transparence de leurs procédures budgétaires et de passation des marchés, à se doter de fonctions d’audit indépendant, et à promouvoir des réformes de leurs systèmes judiciaires. Nous savons qu’il importe que les systèmes de passation des marchés publics soient transparents, et que la façon dont un pays gère ce processus peut aider à combattre la corruption, à promouvoir la concurrence, à générer des économies et à améliorer les services publics.  

 

Le Maroc commence à prendre des mesures dans ce sens et a engagé des  réformes destinées à assurer la transparence du budget et l’indépendance de la fonction d’audit budgétaire. 

 

J’espère que le Pacte national pour l’émergence industrielle saura prendre en compte ces leçons d’économie politique. Je comprends que ce Pacte est fondé sur des consultations public-privé, qu’il a vocation à générer un cycle vertueux de croissance basé sur des évaluations transparentes et le dialogue entre l’État et le secteur privé, et qu’il met l’accent sur la valorisation des ressources humaines et l’innovation. Ces Assises font en fait partie de ce processus d’évaluation.

 

Je vous engage vivement à garder à l’esprit le point de vue des plus petits entrepreneurs, qui ont parfois simplement besoin d’être libres de prospérer et de voir leur dignité et leurs aspirations respectées. Nos collègues de l’IFC peuvent peut-être aider par leurs conseils à simplifier les formalités administratives qui brident l’activité des petits entrepreneurs et à doter les intermédiaires financiers des moyens qui leur permettent d’accorder des prêts aux petites et moyennes entreprises.  

 

Les institutions comptent, mais il en est de même des citoyens.

Une société civile solidement établie peut exercer un contrôle sur les budgets, demander et publier des informations, mettre en cause les lourdeurs bureaucratiques, protéger les biens privés, et assurer un suivi sur les prestations de services publics. La société civile peut insister pour que les droits des citoyens soient respectés, et elle peut assumer elle-même des responsabilités.

Une opinion publique disposant de moyens d’action est le fondement même d’une société plus solide, d’un système de gouvernement plus efficace et d’un État plus prospère.

On en a la preuve si l’on considère les investissements réalisés dans divers pays en matière de développement communautaire, dans le cadre desquels des fonds sont fournis directement à des conseils communautaires pour qu’ils puissent fixer leurs propres priorités, superviser leurs propres projets et contrôler leurs propres deniers. Certes, ces programmes ne sont pas parfaits, mais en donnant aux citoyens les moyens d’agir, ils peuvent avoir un fort impact. Au cours des dix dernières années, la Banque mondiale est venue en aide à des dizaines de milliers de villages et de quartiers dans le cadre de projets de développement communautaire couvrant plus de 100 pays.

 

Depuis 2005, la Banque mondiale soutient l’Initiative nationale pour le développement humain, ou INDH, lancée par Sa Majesté le Roi pour combattre la pauvreté, la vulnérabilité et l’exclusion sociale.

 

Nous partageons votre constat que nombre de Marocains, surtout dans les zones rurales, restent économiquement et socialement marginalisés.  Les indicateurs de santé – en particulier de mortalité maternelle et de malnutrition infantile – doivent être améliorés.  Pour enregistrer de réelles avancées, le Maroc doit développer les capacités et les énergies de tous ses citoyens et en tirer parti.

 

Il reste de nombreux défis à relever dans le cadre de l’INDH, mais les résultats déjà obtenus sont encourageants : l’initiative a permis de financer plus de 22 000 projets, à hauteur d’un montant de 70 000 dollars par projet en moyenne, et d’allouer plus de 1,5 milliard de dollars de crédits budgétaires destinés à plus de 5 millions de bénéficiaires. 

 

Depuis 2005, les microprojets financés par l’INDH ont aidé à créer 40 000 emplois et fourni un appui à environ 5 000 coopératives et associations. Dans les zones rurales ciblées par l’initiative, le taux de pauvreté a été ramené de 36 à 21 %. 

 

En développant les réseaux et les associations, l’INDH contribue à une nouvelle prise de conscience citoyenne et encourage la population à travailler en partenariat avec les pouvoirs publics pour promouvoir et orienter le développement. D’après une enquête réalisée en 2008, plus de 92 % des personnes interrogées jugeaient l’Initiative nécessaire et étaient prêtes à unir leurs efforts à ceux des gouvernants. 

 

L’INDH contribue également à améliorer le sort des femmes, bien qu’il faille faire plus à cet égard. Dans une enquête effectuée en 2009, 62 % des ménages et 60 % des femmes et des jeunes déclaraient bénéficier d’un accès accru aux infrastructures de base et les utiliser davantage grâce aux projets appuyés par l’INDH.

 

L’INDH doit poursuivre sur cette vigoureuse lancée. La prochaine étape pourrait être celle du renforcement de la mise en œuvre, notamment via la mesure et l’évaluation rigoureuses de la performance. La Banque mondiale serait heureuse d’apporter son concours et de prendre pleinement part à cet effort.

 

Votre Pacte national peut aussi constituer un référentiel important de par sa focalisation sur les résultats.  Nous devons disposer d’informations exactes et objectives sur ce qui marche et ce qui ne marche pas. Si nous faisons fausse route, nous devons le savoir pour pouvoir corriger le cap ou explorer une autre voie, et nous pourrons aller de l’avant.  

 

Le Groupe de la Banque mondiale collabore avec le gouvernement marocain dans un certain nombre de domaines qui pourraient améliorer le contexte dans lequel s’inscrivent vos efforts.

 

Dans le domaine de l’emploi, nous travaillons en partenariat avec le programme gouvernemental pour l’éducation afin de renforcer les capacités d’insertion sur le marché du travail, d’améliorer la formation professionnelle et d’aider les travailleurs à trouver un emploi. Je crois savoir que vous préparez actuellement la troisième génération du Programme d’intervention directe sur le marché du travail qui vise à faciliter l’insertion professionnelle des étudiants et des actifs par le biais de diverses activités. Peut-être le Groupe de la Banque mondiale pourrait-il s’employer avec vous à tirer les enseignements des deux premiers programmes et relayer les leçons de l’expérience d’autres pays.

 

Des pays du monde entier ont jugé important de cesser d’affecter des sommes importantes au subventionnement de l’énergie et des denrées alimentaires pour consacrer plutôt ces ressources au financement de programmes de protection sociale efficaces ciblés sur les pauvres. Il va de soi que la transition devra s’opérer avec soin, mais on constate que des programmes qui ont donné de bons résultats au Brésil et au Mexique ont d’ores et déjà été reproduits sous une forme ou une autre par plus de 40 pays.

 

Le Maroc prépare le terrain pour améliorer la protection sociale et a lancé à titre expérimental plusieurs programmes novateurs qui s’inspirent du modèle mexicain. Ces pilotes portent notamment sur des transferts monétaires conditionnels dans le secteur de l’éducation et une formule d’assurance-maladie sans versement de cotisation pour les pauvres. Une fois que ces programmes auront été mis à l’essai et évalués, nous serions heureux de collaborer avec le Maroc pour en étendre l’application.  

 

J’ai  bien compris  que votre Pacte National vise explicitement à renforcer la compétitivité des industries d’exportation. La réussite en ce domaine  passe par des avancées sur plusieurs fronts qui concourent au même objectif. La Banque mondiale, dans le cadre de ses prêts à l’appui des politiques de développement, s’emploie avec les autorités marocaines à renforcer la gouvernance économique de manière à attirer les technologies et le savoir-faire, encourager l’innovation, améliorer les infrastructures logistiques commerciales, réformer le système éducatif et de formation pour encourager l’acquisition de compétences adaptées au marché, et assurer que les mesures visant le marché du travail et les dispositifs de protection sociale en place soutiennent efficacement ce processus de  transformation économique. 

 

Nous pourrions également rechercher avec vous le moyen de  tirer le meilleur parti du partenariat renforcé proposé par l’Union européenne qui, si je comprends bien, déborderait le cadre du statut avancé dont jouit actuellement le Maroc auprès de l’UE.

 

Nous attendons avec intérêt toute occasion de travailler en collaboration plus étroite avec le Maroc sur les améliorations à apporter au secteur public du point de vue du budget, de la gestion et de la transparence des comptes pour appuyer les réformes clés du chantier de la régionalisation lancé par Sa Majesté le Roi.

 

Le Groupe de la Banque mondiale est aussi particulièrement fier de travailler avec le Maroc à la mise en place d’une capacité de production d’électricité solaire de 2000 mégawatts à l’horizon 2020.  Ce plan ambitieux fait date. Le Fonds pour les technologies propres compte mobiliser 5,6 milliards de dollars pour accélérer le déploiement de projets d’électricité solaire concentrée au Maroc et dans d’autres pays de la région, en collaboration avec la Banque africaine de développement, des bailleurs de fonds européens, arabes, islamiques et japonais et d’autres donateurs. Une fois mises en service, ces installations auront une capacité de production d’environ 1 gigawatt d’électricité solaire – soit le triple de la production mondiale actuelle d’énergie solaire concentrée.

 

Conclusion

 

Rares sont ceux qui peuvent prétendre avoir prévu les événements dont le Moyen Orient et l’Afrique du Nord sont aujourd’hui le théâtre. Nous devons donc nous montrer prudents lorsque nous formulons des hypothèses sur ce qui pourrait se produire à l’avenir.  

 

Se laisser paralyser par de grands événements serait cependant une grave erreur.

 

Le Maroc s’est fixé un cap. Sa Majesté le Roi, dans son récent discours sur la réforme politique, a confirmé ce cap. De la même manière qu’un fleuve doit s’écouler vers la mer, une réforme doit aller de l’avant, sinon elle s’enlise. 

 

Il est important que le Maroc réussisse, non seulement pour les Marocains, mais pour l’ensemble de la région.

 

En Asie de l’Est, les premiers pays qui ont réussi ont servi de modèle aux autres en leur montrant la voie à suivre. Bientôt, la région était en marche, des destins économiques étaient bouleversés, on connaît la suite.

 

Ce que vous faites ici, ce que vous faites maintenant, ce que vous pouvez faire non seulement aujourd’hui, mais demain, et tous les jours qui suivent, peut avoir un impact tout aussi transformateur. Une étape historique pour le Maroc, des conséquences d’une importance capitale pour nous tous.

 

 




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