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Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale

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Crops

En bref

  • Le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR) est un partenariat mondial qui a pour mission de rĂ©duire la pauvretĂ© en milieu rural, renforcer la sĂ©curitĂ© alimentaire, amĂ©liorer la nutrition et la santĂ© humaine, et optimiser la gestion des ressources naturelles.

  • Le CGIAR effectue des travaux de recherche de pointe Ă  travers un consortium de 15 centres internationaux, comprenant 8 160 chercheurs et autres professionnels rĂ©partis dans plus de 100 pays. Tous travaillent en collaboration avec des centaines d’organisations partenaires, parmi lesquelles des instituts nationaux de recherche, des organisations de la sociĂ©tĂ© civile et des entreprises privĂ©es.

  • Le budget annuel du CGIAR atteint pratiquement 700 millions de dollars. L’aide financiĂšre passe par un fonds fiduciaire multidonateurs crĂ©Ă© en 2010 pour harmoniser les contributions des gouvernements, des fondations Ɠuvrant pour le dĂ©veloppement et des organisations internationales et rĂ©gionales.

  • Le CGIAR effectue un suivi de l’impact du dĂ©veloppement sans Ă©quivalent dans la communautĂ© internationale. Une Ă©tude de 2008 Ă©valuait les gains de productivitĂ© et les bĂ©nĂ©fices Ă©conomiques annuels de la recherche pour la seule Asie Ă  10,8 milliards de dollars pour le riz, 2,5 milliards pour le blĂ© et 800 millions pour le maĂŻs — des sommes nettement supĂ©rieures aux investissements engagĂ©s pour ces travaux.

  • La Banque mondiale fait partie des organismes fondateurs du CGIAR, crĂ©Ă© en 1971. Elle figure encore aujourd’hui parmi ses partenaires et donateurs de premier plan.

Des résultats qui font la différence

  • La diffusion rapide des variĂ©tĂ©s de riz rĂ©sistantes aux inondations : les crues soudaines frappant le Bangladesh et l’Inde entraĂźnaient la perte de quelque 4 millions de tonnes de riz par an, soit ce qu’il faut pour nourrir 30 millions d’ĂȘtres humains. Un an aprĂšs sa diffusion, 100 000 fermiers indiens adoptaient une nouvelle variĂ©tĂ© de riz rĂ©sistante aux inondations. Ce riz « amphibie » offre, comme d’autres variĂ©tĂ©s nouvelles, un bĂ©nĂ©fice de rendement d’une tonne Ă  l’hectare mĂȘme aprĂšs 15 jours passĂ©s sous l’eau. Selon le responsable adjoint pour la science du DĂ©partement britannique pour le dĂ©veloppement international (DFID), qui soutient ces travaux depuis leur dĂ©but, cette expĂ©rience constitue « l’exemple quasi parfait d’une dĂ©marche de recherche tournĂ©e vers des retombĂ©es concrĂštes ».

  • Les promesses du maĂŻs xĂ©rophile en Afrique : alors que les sĂ©cheresses, frĂ©quentes en Afrique, entretiennent la crainte de pĂ©nuries alimentaires chroniques, une Ă©tude du CGIAR a modĂ©lisĂ© l’adoption gĂ©nĂ©ralisĂ©e de nouvelles variĂ©tĂ©s de maĂŻs xĂ©rophile : les rĂ©coltes dans 13 pays africains seraient dopĂ©es de 10 Ă  34 %, soit un gain allant jusqu’à 1,5 milliard de dollars pour les producteurs et les consommateurs.

  • La lutte contre les pĂ©nuries d’eau au Moyen-Orient : des scientifiques du CGIAR ont lancĂ© un ambitieux projet dans sept pays du Moyen-Orient destinĂ© Ă  traiter les problĂšmes de pĂ©nuries d’eau auxquels sont de plus en plus confrontĂ©es les zones arides. Ce projet s’appuiera sur les premiers rĂ©sultats de pratiques basĂ©es sur l’irrigation d’appoint et la rĂ©cupĂ©ration de l’eau dans les zones de cultures pluviales et permettant de doubler les rendements du blĂ© et la productivitĂ© de l’eau.

1971-2011 : bilan et perspectives

Étonnamment, l’environnement dans lequel opĂšre le CGIAR n’a guĂšre Ă©voluĂ© depuis sa crĂ©ation. La faim s’aggrave et l’agriculture aura du mal, surtout dans les pays en dĂ©veloppement, Ă  satisfaire la demande alimentaire future. Les effets du changement climatique, qui devrait considĂ©rablement affecter le rendement des cultures, assombrissent encore ce tableau. C’est la raison pour laquelle le CGIAR dĂ©ploie une stratĂ©gie offensive — Ă  l’instar de l’action menĂ©e par ses fondateurs il y a 40 ans — pour mobiliser les scientifiques et les ressources qui permettront de relever ces nouveaux dĂ©fis planĂ©taires.

Le CGIAR a modifié son architecture institutionnelle pour intégrer :

  • un Fonds, dont l’objectif est d’harmoniser les contributions des donateurs en appui Ă  de grands projets de recherche. Ce fonds sera gĂ©rĂ© par un conseil reprĂ©sentatif, prĂ©sidĂ© par la Banque mondiale, qui en assure aussi l’administration ;

  • un Consortium, qui rĂ©unit tous les centres du CGIAR en une entitĂ© juridique unique (composĂ©e d’un conseil d’administration et d’un directeur gĂ©nĂ©ral) et est chargĂ© d’élaborer, en concertation avec les partenaires, un Cadre de stratĂ©gie et de rĂ©sultats. Ce cadre instaure un socle commun pour intĂ©grer les travaux des centres du CGIAR dans de grands programmes de recherche conçus pour avoir un impact sur le dĂ©veloppement.

Une méthode de travail revue et optimisée

Les recherches prĂ©conisĂ©es par le Cadre de stratĂ©gie et de rĂ©sultats seront planifiĂ©es et rĂ©alisĂ©es essentiellement Ă  travers les programmes de recherche du CGIAR. Ces programmes sont destinĂ©s Ă  mobiliser les capacitĂ©s collectives des centres et de leurs partenaires afin d’obtenir des rĂ©sultats plus rapides et quantifiables dans la rĂ©alisation des objectifs de dĂ©veloppement. Le CGIAR est en train de constituer un vaste portefeuille de programmes de recherche, dont deux ont Ă©tĂ© approuvĂ©s Ă  ce jour :

  • le Partenariat mondial pour la science rizicole (GRiSP) : avec un budget initial de prĂšs de 600 millions de dollars pour cinq ans, ce programme apportera des innovations dans la gĂ©nĂ©tique, l’agronomie et la transformation du riz ainsi que dans les politiques rizicoles destinĂ©es Ă  renforcer la sĂ©curitĂ© alimentaire grĂące Ă  une augmentation sensible et durable des rendements des cultures ;

  • Changement climatique, agriculture et sĂ©curitĂ© alimentaire (CCAFS) : avec un budget initial de 392 millions de dollars pour cinq ans, ce programme proposera aux petits exploitants de nouvelles options d’attĂ©nuation du changement climatique et d’adaptation adaptĂ©es Ă  leur situation.

Les autres programmes en attente d’examen et d’approbation sont les suivants :

  • SystĂšmes agricoles intĂ©grĂ©s pour les zones arides : il s’agit d’aider les petits exploitants Ă  augmenter leur productivitĂ© et gĂ©rer les risques en s’appuyant sur des amĂ©liorations technologiques et politiques offrant des systĂšmes plus diversifiĂ©s et plus durables ;

  • Politiques, institutions et marchĂ©s : un meilleur accĂšs aux marchĂ©s et aux organismes de service aidera les mĂ©nages ruraux Ă  adopter de nouvelles technologies pour augmenter leur productivitĂ© agricole et leurs revenus ;

  • Alliance mondiale pour l’amĂ©lioration du maĂŻs : l’objectif de ce programme est de dĂ©velopper des systĂšmes de culture du maĂŻs plus intensifs, durables et rĂ©sistants, capables d’accroĂźtre la productivitĂ© sans augmenter les surfaces ensemencĂ©es ;

  • ForĂȘts, arbres et agroforesterie : une meilleure gestion des forĂȘts, de l’agroforesterie et des ressources gĂ©nĂ©tiques des arbres permettra d’attĂ©nuer l’impact du changement climatique tout en renforçant les moyens de subsistance des populations rurales.


Contact :
Nathan Russell, +52 55 5804 2004, poste 2003, n.russell@cgiar.org 

DerniĂšre mise Ă  jour : avril 2011




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