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Zoellick : il est temps de « doubler la mise » sur Doha

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Communiqué de presse n°:2012/026/EXT

Washington, 17 juillet 2011 — Le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, exhorte les nations commerçantes du monde à « voir grand » et à « doubler la mise sur Doha » afin que le cycle de négociations commerciales stimule véritablement une économie mondiale en difficulté.

 

À l’occasion du discours qu’il doit prononcer le 18 juillet à l’Organisation mondiale du commerce, à Genève (Suisse), M. Zoellick déclare que l’évolution du cycle de Doha, qu’il a contribué à lancer en 2001, est « très décevante » et que le monde risque en conséquence de laisser passer une occasion de définir une stratégie de croissance planétaire au moment où il en a grand besoin.

 

« Je n’irai pas par quatre chemins. Les négociateurs de certains pays clés — développés et en développement — se sont repliés sur des positions défensives. Les manœuvres tactiques ont pris le pas sur les visions stratégiques et l’esprit d’initiative », dit M. Zoellick dans le texte qu’il a préparé pour son allocution. « Certains veulent proclamer que Doha est mort. J’exhorte au contraire les membres de l’OMC à faire preuve d’une plus grande audace et à doubler la mise sur Doha en réfléchissant à long terme et en voyant les choses en grand ». 

 

En tant que Représentant des États-Unis pour le commerce extérieur, M. Zoellick a collaboré avec les ministres de près de 150 pays au lancement du Programme de Doha pour le développement en 2001 dans le cadre de l’OMC, puis à l’élaboration de l’accord-cadre de 2004 sur la libéralisation des marchés.

 

M. Zoellick fait remarquer que l’accord commercial mondial étudié aujourd’hui est beaucoup plus modeste que celui qui avait été envisagé à l’origine et que cette évolution est préjudiciable aussi bien aux pays développés qu’aux pays en développement. « Abaisser le niveau de Doha est une attitude défaitiste », affirme-t-il. « Un accord a minima n’aura pas beaucoup d’effet sur la croissance mondiale — ma préoccupation principale ».

 

« Je demande instamment à l’OMC — à tous ses membres — de voir à nouveau les choses en grand. Sinon, comme je l’ai prédit en 2003 après l’échec de Cancun, l’ordre du jour commercial passera à autre chose », ajoute M. Zoellick. « Il faut pensez à long terme et voir grand pour éviter que l’OMC ne soit dépassée. Le monde ne ralentit pas : il accélère. Nous devons faire de même ».

 

Contacts : 

À Genève : Selina Jackson, 41-22-748-1000, sjackson2@worldbank.org

À Washington : David Theis ; dtheis@worldbank.org

 

 


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