La Banque mondiale prĂ©voit plus de 500 millions de dollars d’aide rapide en rĂ©ponse d’urgence Ă  la sĂ©cheresse dans la Corne de l’Afrique

Disponible en: æ—„æœŹèȘž, Español, English, Ű§Ù„ŰčŰ±ŰšÙŠŰ©, äž­æ–‡
Communiqué de presse n°:2012/039/AFR

Les projets prĂ©vus ciblent une reprise Ă  court terme et l’amĂ©lioration de la rĂ©sistance Ă  long terme aux sĂ©cheresses

 

WASHINGTON, le 25 juillet 2011 – À la veille du sommet international d’urgence sur la tragĂ©die en cours dans la Corne de l’Afrique, la Banque mondiale a annoncĂ© aujourd’hui qu’elle fournit plus de 500 millions de dollars pour aider les victimes de la sĂ©cheresse, en plus des 12 millions de dollars en aide immĂ©diate pour les personnes les plus durement touchĂ©es par la crise. 

 

Plus de 11 millions d’habitants de la rĂ©gion sont affligĂ©s par cette sĂ©cheresse, l’une des pires en 60 ans, qui entraĂźne une famine gĂ©nĂ©ralisĂ©e, des dĂ©cĂšs et la perte de rĂ©coltes et de bĂ©tail de subsistance. Une hausse des prix des denrĂ©es alimentaires et la dĂ©tĂ©rioration des prix du bĂ©tail ont exacerbĂ© la situation et l’ONU met en garde contre une dĂ©gradation des conditions dans les mois Ă  venir.

 

« De l’aide et des secours immĂ©diats constituent la principale prioritĂ© et il est important d’agir rapidement pour attĂ©nuer la souffrance humaine », dĂ©clara Robert B. Zoellick, PrĂ©sident de la Banque mondiale. « Nous gardons cependant un Ɠil sur les solutions Ă  long terme pour la reprise Ă©conomique et l’amĂ©lioration de la rĂ©sistance aux sĂ©cheresses, qui constituent des Ă©lĂ©ments clĂ©s au rĂ©tablissement des moyens de subsistance et pour veiller Ă  ce que les sĂ©cheresses n’aient pas de tels effets sur les habitants Ă  l’avenir. » 

 

L’Association internationale de dĂ©veloppement (IDA), qui sert de Fonds de la Banque mondiale pour les plus pauvres, et le Dispositif mondial de rĂ©duction des effets des catastrophes et de relĂšvement (GFDRR) qui est financĂ©e par des donateurs, rendent dĂ©jĂ  des fonds disponibles, avec plus de 500 millions de dollars venant de la restructuration de projets existants et de la rĂ©allocation immĂ©diate et du traitement accĂ©lĂ©rĂ© de nouveaux projets, dont du financement provenant du nouveau Crisis Response Window de l’IDA qui est assujetti Ă  l’approbation du Conseil des gouverneurs. Ce financement pourrait soutenir les activitĂ©s suivantes : a) un programme rĂ©gional d’amĂ©lioration de la rĂ©silience aux sĂ©cheresses et d’aide au bĂ©tail pour restaurer les moyens de subsistance dans tous les pays de la rĂ©gion ; b) le dĂ©ploiement Ă  plus grande Ă©chelle grĂące Ă  du financement additionnel du Projet de dĂ©veloppement communautaire du pastoralisme en Éthiopie, et des dispositifs du « filet de sĂ©curitĂ© productif » ; c) une potentielle nouvelle opĂ©ration agricole en Éthiopie ; et d) une potentielle opĂ©ration au Djibouti. Un autre 12 millions de dollars seront immĂ©diatement rendus disponibles par le GFDRR pour : restaurer les moyens de subsistance en milieu rural ; renforcer la rĂ©silience aux sĂ©cheresses ; et aider les exploitants agricoles Ă  recommencer Ă  planter Ă  temps pour la prochaine rĂ©colte grĂące Ă  la fourniture de transferts de fonds, de semences, d’engrais et d’outils agricoles. En Somalie, le programme d’aide sera mis en oeuvre en s’appuyant sur les opĂ©rations prĂ©alables d’aide d’urgence et le partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et sur la prĂ©sence et la capacitĂ© de cette derniĂšre Ă  rejoindre les zones les plus touchĂ©es de la Somalie, lorsque les circonstances le permettent. 

 

Les fonds du GFDRR sont également immédiatement disponibles pour soutenir la planification de la résilience régionale aux sécheresses en se basant sur une évaluation régionale des besoins et en développant la capacité régionale à réduire les risques de catastrophes et à y résister. 

 

Suite Ă  des dĂ©cennies de sĂ©cheresses rĂ©currentes dans la Corne de l’Afrique, plusieurs projets de la Banque mondiale ont mis en place des mĂ©canismes de prĂ©voyance et de financement des risques qui seront immĂ©diatement utilisĂ©s pour renforcer la rĂ©ponse dans les communautĂ©s affectĂ©es par la sĂ©cheresse.

 

« La nature rĂ©currente de la sĂ©cheresse et les risques grandissants qu’elle prĂ©sente pour les gains Ă©conomiques et sociaux rĂ©alisĂ©s dans cette rĂ©gion nĂ©cessitent une aide immĂ©diate pour sortir de la situation actuelle, mais Ă©galement pour renforcer la rĂ©sistance Ă  long terme aux sĂ©cheresses de la rĂ©gion », dĂ©clara Mme Obiageli Ezekwesili, Vice-prĂ©sidente, Banque mondiale, rĂ©gion Afrique. 

 

L’aide de la Banque mondiale s’appuie sur une solide collaboration avec les gouvernements nationaux, les agences internationales, et les organisations rĂ©gionales et non gouvernementales. Cette aide comprend l’évaluation de l’impact de la sĂ©cheresse en collaboration avec l’AutoritĂ© intergouvernementale pour le dĂ©veloppement (IGAD) et un redressement prĂ©coce de la subsistance avec la FAO. La Banque mondiale soutient Ă©galement les pays dans le dĂ©veloppement de systĂšmes d’avertissement prĂ©coce et le renforcement de leurs agences de gestion des sĂ©cheresses qui peuvent aider Ă  planifier les rĂ©ponses aux crises.

 

Un signal d’alarme pour l’agriculture dans un climat changeant

 

« Cette crise alimentaire en Afrique de l’Est constitue un autre exemple Ă©difiant de la raison pour laquelle les partenaires internationaux doivent faire de l’alimentaire une priorité », souligna M. Zoellick. « L’agriculture reprĂ©sente un tiers du PIB et trois quarts des emplois en Afrique subsaharienne. Lorsqu’une crise comme celle-ci survient, des millions de personnes en souffrent. L’agriculture est plus vulnĂ©rable au changement climatique que tout autre secteur. Un important effort international s’impose dĂšs Ă  prĂ©sent pour relever ce dĂ©fi. Une agriculture intelligente sur le plan climatique, notamment une accentuation de la recherche portant sur les graines rĂ©sistantes aux sĂ©cheresses, et des stratĂ©gies transfrontaliĂšres de rĂ©duction des risques relatifs aux sĂ©cheresses sont essentielles Ă  moyen et long terme. » 

 

À plus long terme, il est important que les pays de la Corne de l’Afrique se prĂ©parent Ă  faire face aux sĂ©cheresses rĂ©currentes que le changement climatique rendra encore plus intenses. Il est nĂ©cessaire d’adopter une approche intĂ©grĂ©e de la sĂ©curitĂ© alimentaire, de la pauvretĂ© et du changement climatique. La Banque mondiale a annoncĂ© en avril 2011 que la hausse des prix des denrĂ©es alimentaires avait fait sombrer 44 millions de personnes dans la pauvretĂ© depuis juin 2010. Une autre hausse de 10 % de l’indice des prix alimentaires pourrait faire tomber 10 millions de personnes supplĂ©mentaires dans la pauvretĂ©. Une action mondiale est essentielle et les partenaires internationaux pourraient aider en soutenant les petits exploitants agricoles en leur fournissant des semences, de l’engrais, de meilleures prĂ©visions mĂ©tĂ©orologiques et de meilleurs suivis de la production des cultures ; en concevant de meilleures moyens de transport de leurs produits vers les marchĂ©s ; et en fournissant de la nourriture et une protection sociale efficace pour les personnes les plus vulnĂ©rables.

 

Le Groupe de la Banque mondiale a accru ses investissements dans l’agriculture et dans des domaines connexes de 4,1 milliards de dollars en 2008 Ă  6 Ă  8 milliards de dollars. Les deux derniĂšres annĂ©es de mise en Ɠuvre de la StratĂ©gie agricole pour la rĂ©gion de l’Afrique ont permis de plus que doubler le financement rĂ©coltĂ© par le secteur, d’environ 0,5 milliard de dollars par annĂ©e en 2008 Ă  1,2 milliard de dollars en moyenne par annĂ©e en 2009-2010. Le Plan d’action pour l’agriculture de la Banque mondiale met l’accent sur une aide accrue dans cinq domaines : augmentation de la productivitĂ© agricole ; crĂ©ation de liens entre les exploitants agricoles et les marchĂ©s ; rĂ©duction du risque et de la vulnĂ©rabilité ; amĂ©lioration de l’emploi autre qu’agricole en milieu rural ; et transformation de l’agriculture pour la rendre plus durable sur le plan environnemental et pour en faire une source de services environnementaux positifs.

 

Contacts : 

 

À Washington : François Gouahinga, (+1) 202-473-0696, fgouahinga@worldbank.org

                      Saskia Stegeman, (+1) 202-473-4227, sstegeman@worldbank.org

À Nairobi : Peter Warutere, pwarutere@worldbank.org

Pour les demandes d’interview : Natalia Cieslik, (+1) 202-458-9369, ncieslik@worldbank.org

 

 

 

Pour plus d’informations, veuillez consulter : www.worldbank.org/africa

Rendez-nous visite sur Facebook : http://www.facebook.com/worldbankafrica

Restez informé par Twitter : http://www.twitter.com/worldbankafrica

Consultez notre page YouTube : http://www.youtube.com/worldbank

 




Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/4FY6KN6V70