Défi
La Turquie est aujourd'hui la seizième puissance économique mondiale, avec 75 millions d'habitants et un revenu annuel par habitant supérieur à 8 700 dollars (2009). Depuis 2001, la Turquie a su stabiliser son économie et a affirmé sa position sur le plan régional et international, en appliquant une politique étrangère qui, pour reprendre les termes du ministre des Affaires étrangères M. Davutoğlu, repose sur le principe du « zéro problème avec les voisins ». Le processus d'adhésion à l'Union européenne, qui a démarré en 2005, demeure un objectif ferme à long terme. Ses relations étroites et de longue date avec la BIRD ont permis à la Turquie d'obtenir des résultats notables dans divers secteurs.
Démarche
La Turquie a éliminé l'extrême pauvreté. Elle a en outre déjà atteint l'objectif de développement pour le Millénaire (ODM) n° 5, qui porte sur l'amélioration de la santé maternelle, et a déjà bien avancé sur la voie de la réalisation des autres ODM d'ici à 2015. La Turquie travaille en partenariat avec la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) en vue de parvenir à une croissance rapide, durable et équitable. Ce partenariat a déjà porté ses fruits sur plusieurs fronts, notamment la stabilisation macroéconomique, le développement d'énergies propres, durables et fiables, et de meilleurs résultats dans la santé.
Résultats
Une gestion des finances publiques et de la dette solide, couplée à une politique monétaire et de change cohérente et à une refonte de la réglementation et de la supervision bancaires ont alimenté la croissance, amélioré les résultats sociaux et réduit la pauvreté :
- Entre 2002 et 2007, avec une croissance moyenne de près de 7 %, la pauvreté a diminué de 27 % à 17 %.
- La dette publique en pourcentage du PIB a diminué de moitié, passant à 39 % (2008), contre 78 % en 2002.
- La Turquie a été l'un des rares pays en développement à avoir pu faire face à la crise en 2008/09 en conjuguant des mesures de relance budgétaire discrétionnaires (1,2 % du PIB) et une expansion monétaire aggressive (réduction des taux d'ntérêt de plus de 10 %). En 2006, la croissance économique devrait dépasser les 6 %.
Le secteur de l'énergie gagne en transparence et en fiabilité, et il devient plus sûr pour le développement de l'industrie :
- La consommation d'électricité a augmenté de 70 % pour passer de 102 TWh en 2002 à 172 TWh en 2009, tandis que la capacité de pointe augmentait de près de 30 % en progressant de 21 GW à 29,9 GW.
- L'accroissement et la modernisation des transmissions ont permis à 4,6 millions de nouveaux foyers d'être mieux approvisionnés en électricité.
- La fiabilité de l'approvisionnement en électricité a presque doublé. Il y a eu 12 675 heures de coupures de courant en moins en 2008 par raport à 2004.
- Les énergies renouvelables ont connu une croissance exponentielle. L'électricité produite par des installations d'énergie renouvelable privées a plus que doublé.
Sur une très courte période, la Turquie a transformé son système de santé :
- Plus de 96 % de la population bénéficie aujourd'hui d'une couverture-santé et 80 % des habitants s'estiment satisfaits des services de santé publique selon une enquête EuroPEP de 2008.
- Un enfant en Turquie a presque trois fois plus de chances de vivre au delà de ses cinq ans qu'en 1990, comme le montrent des données qui font état d'une mortalité de 23,9 pour 1 000 naissances vivantes en 2008, contre 60,9 pour 1 000 naissances vivantes en 1990. La Turquie est en passe d'atteindre d'ici à 2015 l'ODM n° 4 portant sur la réduction de la mortalité des enfants.
- Une mère a cinq fois moins de risque de mourir pendant l'accouchement qu'en 1990 ; le ratio de mortalité maternelle en 2008 était de 19,4 décès pour 100 000 naissances vivantes, contre 100 décès pour 100 000 naissances en 1990. La Turquie a donc déjà réalisé l'ODM n° 5 portant sur l'amélioration de la santé maternelle.
Partenaires
Des relations de travail solides avec la société civile constituent un élément important du partenariat Turquie-Banque mondiale. Universitaires, cellules de réflexion, associations, entreprises du secteur privé et organisations non gouvernementales (ONG) participent aux activités que la Banque mondiale entreprend avec les autorités sur le plan analytique et des politiques. La Commission européenne est également un partenaire clé en Turquie, de même que l'UNICEF et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). La collaboration avec l'IFC et la BERD a débouché sur la préparation d'un plan d'investissement dans les technologies propres. Une coopération étroite avec le KfW allemand et le PNUD a aussi permis d'apporter une assistance technique visant à améliorer l'efficacité énergétique de la Turquie.
Perspectives
La Banque mondiale s'est engagée à accompagner la Turquie avec l'objectif de contribuer à améliorer la vie du peuple turc. Le dialogue avec les parties prenantes sera pris en compte dans l'élaboration de la prochaine stratégie de partenariat Turquie-Banque mondiale (exercice 2012-2015).
(a) indique une page en anglais.






