Afghanistan : De meilleures communications

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Dernière mise à jour : sept. 2009
Afghanistan : de meilleures communications pour un avenir meilleur

Défi

En 2002, à la suite de trois décennies de conflit et d'instabilité, l'Afghanistan n'avait pour ainsi dire pas de réseau de communications opérationnel. Les services étaient accessibles à moins de 1 % de la population du pays. Le ministère des Communications desservait seulement cinq grandes villes, plus de 60 % des 57 000 lignes en état de fonctionnement se trouvant dans la capitale Kaboul. En outre, le pays n'avait pratiquement pas accès à Internet. Vu l'état de l'infrastructure des communications, l'aptitude du pouvoir en place à gouverner était fort limité.

Démarche

Le Projet pour le développement d'urgence des communications, financé par l'IDA, a été lancé en 2003 dans le but d'améliorer la fourniture des services de communications au gouvernement et à la population afghane. Il visait à élargir le réseau public de communications, rétablir les communications sensibles entre ministères et provinces et formuler des recommandations requises d'urgence à l'intention du ministère des Communications.

Résultats

Des progrès sans précédent ont revitalisé les communications du pays. Le pourcentage de la population ayant accès au téléphone est passé de moins de 1 % à 32 %. Le nombre d'abonnés aux télécommunications fixes et mobiles est passé de 57 000 en 2002 à près de 10 millions en 2009, tandis que les coûts ont chuté de 95 % (de 2 dollars/minute à 0,10 dollar/minute).

Faits marquants

  • Les communications entre administrations se sont développées. Toutes les provinces ont été reliées au réseau public de communications, permettant le transfert de la voix et des données et la tenue de vidéoconférences entre Kaboul et les capitales provinciales.
  • Les recettes et l'emploi ont augmenté de façon exponentielle dans le secteur. Le secteur des télécommunications contribue désormais pour quelque 75 millions de dollars aux recettes de l'État et emploie directement et indirectement plus de 60 000 personnes.
  • De nouvelles infrastructures ont été construites. Une station terrienne de télécommunication par satellite a été installée à la périphérie de Kaboul (Mahtab-Qala). Un nouveau système de surveillance du spectre de fréquences radio est devenu opérationnel.
  • La concurrence s'est intensifiée. Le marché concurrentiel des télécommunications s'est développé : alors que le pays comptait un opérateur unique en 2002, il y a désormais cinq opérateurs privés de téléphonie mobile, un fournisseur de services complets et six fournisseurs de services Internet.
  • Les prix sont devenus accessibles. Les services de téléphonie mobile, dont les prix ont fortement chuté, sont devenus plus abordables pour un nombre accru d'Afghans. En 2002, un téléphone portable coûtait environ 400 dollars à l'achat et 2 dollars par minute de conversation. À présent, un Afghan peut se procurer un portable pour moins de 50 dollars et les appels lui coûtent moins de 10 cents par minute. En outre, un accord avec le Pakistan pour acheminer les appels par voie de terre a réduit les coûts et accru le trafic.
  • Une réforme a été engagée. Afghan Telecom a été privatisé et un organisme de réglementation indépendant a été créé.

Contribution de la Banque mondiale

Le coût total du projet a été financé par un crédit de l'IDA de 22 millions de dollars et par un concours du Fonds fiduciaire pour la reconstruction de l'Afghanistan de 6,1 millions de dollars. Le soutien de l'IDA a joué un rôle catalyseur en donnant un solide cadre stratégique, juridique et réglementaire à un secteur qui bénéficie d'investissements considérables du secteur privé — à concurrence de 1 milliard de dollars, selon certaines sources. L'IDA a tiré parti de l'expérience du Groupe de la Banque mondiale pour renforcer le réseau des opérateurs privés sans fil dans des conditions d'après-conflit.

Partenaires

Secteur dynamique et en pleine croissance, les télécommunications bénéficient de la coopération du Fonds fiduciaire pour la reconstruction de l'Afghanistan et de plus de 30 partenaires internationaux.

Prochaines étapes

Malgré des progrès remarquables, des lacunes persistent. Les services de téléphonie ont connu une croissance spectaculaire, mais il reste fort à faire pour développer les services Internet. De même, si le pays a acquis un grand niveau de connectivité en milieu urbain, des progrès sont nécessaires pour atteindre les zones rurales et reculées.

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