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Mali : Fiche de résultats

Disponible en: Español, English
Photo - Curt Carnemark/Banque mondiale

Asseoir les bases de la croissance sur l'éducation, l'énergie et l'agriculture


Vue d'ensemble

Le Mali est l'un des pays les plus pauvres du monde et l'appui qu'il reçoit de l'IDA vise à établir ses fondements économiques dans les domaines de l'éducation, de l'agriculture et de l'énergie. Grâce au soutien de l'IDA et d'autres bailleurs de fonds, le taux brut de scolarisation primaire du Mali a atteint 76 % en 2009, contre 60,9 % en 2001, avec une amélioration significative de la réussite scolaire. Plus de 650 000 personnes et 803 institutions publiques — dont 172 écoles et 139 centres de santé — ont été raccordées au réseau électrique dans les zones rurales. Grâce à l'accès accru au financement dont bénéficient les agriculteurs et les autres opérateurs privés intervenant dans le secteur agricole et à la réfection de 1 101 km de routes rurales, la production agricole dans les zones bénéficiaires a augmenté de 71 % en 2009.

Fiche intégrale (6 pages)
Mali : Asseoir les bases d'une croissance plus solide
(a) (PDF, avril 2011)

Défi

Le Mali est un vaste pays enclavé qui a un ensemble assez limité de ressources naturelles et de capital humain, ainsi qu'une population extrêmement dispersée. Il est situé au cœur du Sahel, région exposée à des risques de sécheresses et de désertification, alors que la très grande majorité de ses habitants tirent directement leurs moyens de subsistance de leur environnement à travers l'élevage, l'agriculture ou la pêche. Sa superficie fait du Mali le plus grand des pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Sa population s'élève à environ 14 millions d'habitants.


Démarche

Assurer un accès équitable à une éducation de qualité est l’objectif central que vise l’appui fourni par  l’Association internationale de développement (IDA) au Mali. Le système éducatif a bénéficié du contexte macroéconomique favorable, qui s’est traduit par un surcroît de ressources. En pourcentage du budget ordinaire total, la part de l’éducation est ainsi passée à près de 30 % en 2008, contre 23,7 % en 2004. L’IDA a en cours un projet financé par un crédit à l’investissement pour soutenir la mise en œuvre des réformes dans ce secteur (date de clôture prévue en décembre 2010).

Le Projet sur l'énergie domestique et la généralisation de l'accès à l'électricité est destiné à aider le Mali à adopter une approche pluridimensionnelle de l’énergie rurale, ainsi qu’un mode de gestion communautaire des zones forestières, dans le but d’assurer un approvisionnement durable en bois de feu et des initiatives de substitution de combustibles. Il a donné lieu à la création de l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rurale, organisme spécialisé dépendant de l’État et servant de guichet unique pour l’approvisionnement énergétique des ménages et l’électrification des zones rurales à travers le pays. Il a en outre contribué à la mise en place d’un fonds d’électrification rurale pour le financement des dépenses d’équipement initiales des sous-projets entrepris dans ce domaine. Ce nouveau cadre institutionnel et financier a permis aux opérateurs privés locaux de devenir l’élément moteur du projet en apportant un cofinancement de contrepartie de l’ordre de 25 % en moyenne pour les sous-projets en question.


Résultats

L'IDA aide le Mali à élargir l'accès aux services énergétiques de base pour contribuer à assurer la croissance économique et la réduction de la pauvreté :

  • Encourager la participation du secteur privé local. Le projet a donné lieu au financement d’environ 80 sous-projets gérés par 46 opérateurs privés. À la fin de mai 2010, quelque 43 311 branchements hors réseau avaient été effectués pour les ménages et pour l’éclairage public, donnant ainsi accès à l’électricité à 650 000 personnes environ. En outre, environ 803 établissements publics, dont 172 écoles et 139 centres de santé, ont bénéficié d’un accès à l’électricité hors réseau dans le cadre du projet.
  • Renforcer le rôle des femmes.Grâce à une formation aux notions de base en matière de comptabilité que des ONG ont dispensée dans les langues locales grâce à un financement accordé dans le cadre du projet, les associations féminines jouent aujourd’hui un rôle important comme prestataires de services énergétiques au niveau des communautés isolées. Cet aspect du projet fait appel à des plateformes multifonctionnelles, qui consistent en un moteur diesel monté sur un châssis et auquel peuvent être attachés des appareils divers (moulins, décortiqueuses, chargeurs de batteries, appareils de menuiserie et de charpenterie, etc.). Ce matériel contribue notamment à réduire le temps et les efforts consacrés au traitement des aliments, et permet ainsi aux agriculteurs — et en premier lieu aux femmes — de vendre des produits de plus grande valeur et d’être plus présents sur les marchés. À ce jour, ces plateformes multifonctionnelles ont été installées dans 64 communautés rurales, permettant ainsi 7 200 branchements individuels.
  • Introduire les technologies basées sur les énergies renouvelables pour répondre aux besoins en milieu rural. Sur une période de six ans, plus de 7 926 systèmes d’énergie solaire à usage domestique et plus de 500 systèmes d’énergie solaire photovoltaïque ont été mis en place à travers le pays.
  • Promouvoir une gestion durable du bois de feu et un processus de substitution des combustibles. Afin de contribuer à assurer un approvisionnement durable en bois de feu, principal matériau utilisé pour la cuisine et le chauffage, le projet a entrepris (en partenariat avec la Direction nationale de la conservation de la nature) de placer environ 874 000 hectares de forêts sous gestion communautaire. Par le biais d’ONG et d’opérateurs locaux privés, il a également donné lieu à la distribution d’environ 748 500 foyers et fourneaux améliorés, et d’environ 51 385 réchauds à gaz. Le recours accru à des foyers et fourneaux améliorés est censé contribué à réduire la pollution de l’air dans les habitations, qui est l’un des principaux facteurs de risque pour la santé auxquels sont exposés les femmes et les enfants. Ce type de pollution est en effet associé à des problèmes tels que les maladies respiratoires aiguës, la conjonctivite ou l’insuffisance pondérale à la naissance.

Perspectives

Une grande incertitude prévaut encore concernant le rythme et la vigueur de la relance de l'économie mondiale. Si un optimisme prudent s'est manifesté de nouveau pendant le troisième trimestre de 2009 avec la reprise de la croissance (notamment aux États-Unis), le rythme de la reprise est variable, le chômage reste important et des risques de ralentissement dus aux faiblesses budgétaires sont apparus au grand jour. La faiblesse des marchés de l'emploi, en particulier en Europe, pourrait entraîner une baisse continue des envois de fonds. Une détérioration des termes de l'échange pourrait affecter les perspectives macroéconomiques du Mali. Le principal problème est que les marges de manœuvre politiques dans de nombreux pays avancés ont été soit épuisées ou sont beaucoup plus limitées, compte tenu des niveaux d'endettement élevés et des contraintes qui pèsent sur les bilans budgétaires. Ces incertitudes sont aggravées par la vulnérabilité du Mali aux mauvaises conditions météorologiques et aux autres catastrophes naturelles et par la baisse à venir des niveaux de la production d'or maliennei.

(a) indique une page en anglais.


Pour en savoir plus, veuillez consulter le site des Projets.

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