Info-presse en ligne
Ressources pour les journalistes accrédités
Accès membres / Devenir membre

Changement climatique : Fiche de résultats

Disponible en: Ø§Ù„عربية, English, 中文, Español
Renforcer les synergies pour agir en faveur du développement et du climat

Renforcer les synergies pour agir en faveur du développement et du climat


Vue d'ensemble

Il est désormais capital de favoriser un développement sobre en carbone et à l'épreuve du climat. La Banque mondiale demeure confrontée à une demande d'aide sans précédent de la part de nombreux pays en quête d'un soutien pour leurs efforts de développement face au changement climatique. Elle y a donné suite au moyen d'une assistance très diversifiée reposant sur l'association de moyens financiers et d'autres ressources.

Défi

Le changement climatique est la plus grave menace pesant sur la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) dans les pays en développement, ainsi que sur les avancées durement acquises sur le front du développement dans toutes les régions du monde. Le changement climatique se fait d'ores et déjà sentir, et ses effets gagneront en gravité ; il est donc admis que les stratégies de planification et de financement du développement doivent tenir compte des risques qui découlent de la modification du climat. Comme les défis posés par ses répercussions se ressentent dans tous les secteurs, l'Association internationale de développement (IDA) et la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) sont bien positionnées pour intégrer l'action de lutte contre le changement climatique aux stratégies menées à l'échelle des pays.


Relever le défi posé par l'évolution du climat suppose que les pays développés soient au premier plan de l'action conduite pour atténuer les effets de la modification du climat, tout en offrant une aide à l'adaptation, et en soutenant les mesures d'atténuation appropriées prises dans les pays en développement. Parallèlement, les pays à revenu intermédiaire, tout particulièrement, saisissent de plus en plus souvent les occasions de promouvoir leur développement économique au moyen de trajectoires plus sobres en carbone qui stimulent la croissance, et réduisent à la fois les conséquences du changement climatique et la vulnérabilité qu'il engendre. Les pays clients de l'IDA sont les plus vulnérables aux risques de sécheresse, d'inondation, d'ondes de tempête en zone côtière et de recul de la productivité agricole.


Démarche

Pour relever le défi posé par l'évolution du climat, la Banque mondiale appuie les stratégies et priorités nationales de développement qui visent à mettre en œuvre une action d'adaptation et d'atténuation, tout en aidant les pays à tirer profit des nouvelles possibilités économiques et financières et des initiatives de renforcement des capacités résultant du programme d'action mondial lié aux changements climatiques. Depuis l'adoption du Cadre stratégique pour le développement et le changement climatique en 2008, ces questions tiennent une place importante dans la réflexion et les opérations de la Banque mondiale. Consciente du rôle fondamental du développement dans l'amélioration de la capacité de résistance aux changements climatiques, le Banque a intensifié ses efforts pour appuyer les actions d'adaptation et de gestion du risque climatique. Elle a une contribution importante à apporter pour mettre les investissements à l'abri du climat dans les secteurs sensibles tels que l'agriculture, la protection contre les crues, l'approvisionnement en eau et la santé.


Résultats

Quelques réalisations notables sont présentées ci-après :

  • En 2008, la production annuelle de déchets solides municipaux du Maroc a été d'environ 5 millions de tonnes, et elle devrait passer à 6,2 millions en 2020. Un programme financé par la BIRD a permis d'appuyer des réformes dans quelque 80 municipalités (qui abritent plus de 50 % de la population urbaine du pays) afin d'améliorer les services de collecte de déchets ainsi que les décharges. La part des déchets solides municipaux faisant l'objet d'un traitement adéquat est passée de 10 % à 30 % durant l'exercice 2010. Le volume annuel des émissions de CO2 évitées par ce triplement de la part des déchets municipaux recevant un traitement approprié serait aujourd'hui, selon les estimations, de l'ordre de 700 000 à 900 000 tonnes.
  • Pendant l'exercice 2007, la Banque mondiale a également financé, en partenariat avec le Maroc et l'Égypte, deux projets novateurs reposant sur des technologies hybrides exploitant l'énergie solaire concentrée afin de réduire la dépendance aux combustibles fossiles et de limiter les émissions de gaz à effet de serre. Les centrales hybrides gaz-solaire produiront au final environ 600 mégawatts (MW), dont 40 MW ont été installés au cours des trois dernières années. La centrale implantée au Maroc devrait contribuer à éviter chaque année 20 000 tonnes d'émissions de CO2, celle d'Égypte 40 000 tonnes, sans compter une moindre dépendance à l'égard des combustibles fossiles.
  • L'IDA intervient au Bangladesh depuis près de 10 ans avec le Projet d'électrification des zones rurales et de mise en valeur des énergies renouvelables (exercice 2002). Ce projet a permis de raccorder 130 000 consommateurs au réseau électrique. Dans les zones rurales isolées où la distribution d'électricité n'est pas viable au plan économique, le projet a contribué à l'installation de systèmes solaires domestiques, une autre solution d'électrification pratique et d'un bon rapport coût-efficacité. Quelque 750 000 ménages isolés et échoppes rurales sont désormais équipés de ces systèmes solaires. Le projet a également financé la distribution de 10 millions d'ampoules fluocompactes basse consommation, en remplacement des ampoules à incandescence, pour réduire la demande de pointe.
  • Mettre le développement à l'abri du climat constitue aujourd'hui un thème central de la lutte contre la pauvreté et de la croissance économique en Afrique subsaharienne. Le programme de protection des moyens de production, financé par l'IDA en Éthiopie (exercice 2005), avait pour objectif d'assurer, en temps voulu, la protection des moyens de subsistance des ménages en situation d'insécurité alimentaire chronique dans les zones rurales du pays. Une composante axée sur le risque de sécheresse a été introduite à la seconde phase de l'intervention de la Banque (exercice 2007) pour permettre le décaissement immédiat d'aides financières accrues en cas de sécheresse localisée de forte ou moyenne intensité. La première étape a consisté à engager des travaux publics à forte intensité de main-d'œuvre, afin que les gens puissent gagner de l'argent et remédier à leur insécurité alimentaire. Par la suite, les ménages à risque, notamment ceux abritant des orphelins, des femmes enceintes, des personnes âgées et des victimes du VIH/SIDAnt été identifiés et ont reçu des dons. En 2010, 7,8 millions de ruraux ont obtenu un soutien au titre de ce programme, par du travail rémunéré ou sous forme de dons. Environ 192 millions de jours de travail ont ainsi été payés par la réalisation de projets communautaires destinés à corriger certaines des causes de l'insécurité alimentaire, notamment en créant des actifs productifs dans les villages, par exemple des champs en terrasse, des routes de desserte et de petits ouvrages d'irrigation.

La contribution de la Banque

Pour le Groupe de la Banque mondiale, l'exercice 2010 a été marqué par un volume inégalé des financements alloués aux énergies renouvelables et à la maîtrise de l'énergie, ainsi que par un nouveau record dans l'aide financière du Groupe aux interventions à faible intensité de carbone. Par rapport à l'exercice 2009, les engagements dans ce domaine ont augmenté de 62 %, pour s'établir à 5,5 milliards de dollars, tandis que les financements alloués aux projets énergétiques sobres en carbone représentaient 42 % du volume total des engagements en faveur de l'énergie pendant l'exercice 2010. De plus, 30 des 34 stratégies de partenariat et d'aide-pays préparées pendant cet exercice mettaient l'accent sur l'adaptation aux changements climatiques. Le Groupe de la Banque mondiale s'est engagé à réduire les impacts dus à ses opérations régulières, au moyen d'un programme global visant à mesurer, gérer, réduire et faire connaître ses émissions de gaz à effet de serre.


Partenaires

La Banque mondiale soutient le marché du carbone depuis une dizaine d'années au moyen de fonds carbone ou de dispositifs équivalents qui ont permis d'appuyer 250 projets en achetant des crédits carbone représentant une réduction attestée de près de 141 millions de tonnes d'émissions de gaz à effet de serre.


Depuis leur création en juillet 2008, les Fonds d'investissement climatique (FIC) ont joué, en moins de trois ans, un rôle majeur dans la réalisation des objectifs internationaux concernant les changements climatiques, au moyen d'activités conduites dans 45 pays par 38 projets pilotes nationaux et régionaux. Les FIC opèrent par l'entremise de la Banque mondiale et des autres banques multilatérales de développement.


Le Fonds de partenariat pour la réduction des émissions dues à la déforestation, dont la Banque facilite les opérations, a mobilisé 165 millions de dollars en vue d'activités de renforcement des capacités et de paiements fondés sur les résultats de projets pilotes, l'objectif étant d'ouvrir les flux financiers aux activités liées à la gestion des forêts et des terres.


Le Dispositif mondial de réduction des effets des catastrophes et de relèvement, un fonds fiduciaire issu d'un partenariat mondial et hébergé par la Banque mondiale, a eu un fort effet de catalyseur qui a contribué à promouvoir l'intégration de la gestion du risque climatique dans les efforts de développement de la Banque.


La Banque mondiale s'est aussi associée à de vastes initiatives conjointes avec le système des Nations Unies, d'autres banques multilatérales de développement, l'Organisation de coopération et de développement économiques et d'autres institutions.


Perspectives

La demande d'appui aux politiques, aux connaissances et aux investissements en faveur d'une croissance à faible intensité de carbone et de la protection contre les chocs climatiques est en augmentation régulière. La Banque mondiale est bien placée pour répondre à ces besoins divers, et intensifiera l'action engagée pour compléter l'aide au développement en intégrant aux fonds généraux de la BIRD et de l'IDA des lignes de financement spécialisées reposant sur des dons ou des prêts à des conditions de faveur.


La Banque mondiale étudiera les solutions envisageables pour que les programmes financés par l'IDA puissent accéder à des financements complémentaires importants et prévisibles à l'appui de l'action d'adaptation. Elle s'attachera à aider ses clients et partenaires à mieux comprendre et gérer les liens entre adaptation et développement dans différents contextes, notamment en favorisant « l'apprentissage par la pratique » dans le cadre du Programme pilote de protection contre les chocs climatiques.


L'on peut s'attendre à ce que les ressources de la BIRD soient sollicitées pour soutenir des programmes porteurs de transformations profondes où les ressources allouées à l'action climatique contribueront à réduire les émissions. Ses ressources devraient également être mises à contribution pour offrir des garanties et des produits d'assurance visant à attirer l'investissement privé dans les nouvelles technologies et dans les zones vulnérables aux effets du climat. Les contributions aux fonds climatiques actuels et à venir devraient permettre de mobiliser un volume considérable de financements encore non identifiés dans les secteurs public et privé.

(a) indique une page en anglais.




Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/DTP6UKX2X0