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Mozambique : Projet pour l’enseignement supĂ©rieur

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Cours de réparation automobile

La Banque mondiale appuie l'action du Mozambique en faveur d'universités accessibles et efficaces


Vue d'ensemble

Le Projet pour le dĂ©veloppement de l'enseignement supĂ©rieur au Mozambique repose sur la stratĂ©gie adoptĂ©e par le gouvernement mozambicain en 2000. L'enseignement supĂ©rieur dĂ©signe l'Ă©ducation dispensĂ©e au niveau des universitĂ©s, des collĂšges anglo-saxons, des grandes Ă©coles ou encore des instituts de technologie. Les principaux Ă©tablissements d'enseignement supĂ©rieur au Mozambique sont les suivants : l'UniversitĂ© Eduardo Mondlane (UEM), l'UniversitĂ© pĂ©dagogique (UP) et l'Institut supĂ©rieur de relations internationales (ISRI). Le projet a contribuĂ© Ă  des rĂ©sultats encourageants, dont une hausse spectaculaire du nombre d'Ă©tudiants inscrits dans un Ă©tablissement d'enseignement supĂ©rieur, lequel a grimpĂ© de 9 800 en 2000 Ă  63 000 en 2007, puis Ă  80 000 en 2010.

DĂ©fi

Le Mozambique Ă©tait confrontĂ© Ă  d'importantes disparitĂ©s Ă©conomiques et sociales dans l'accĂšs Ă  l'enseignement supĂ©rieur. La reprĂ©sentation fĂ©minine n'Ă©tait que de 25 %, tandis que la part des Ă©tudiants originaires des provinces pauvres du Nord n'atteignait que 10 % en 2000, contre 60 % pour les jeunes venant de la capitale Maputo ou des provinces du Sud. Si l'essor de la demande a engendrĂ© le dĂ©veloppement des Ă©tablissements d'enseignement supĂ©rieur, cette expansion a continuĂ© de bĂ©nĂ©ficier aux groupes Ă  revenu relativement Ă©levĂ©. Le premier des dĂ©fis consistait donc Ă  amĂ©liorer l'accĂšs Ă  l'enseignement supĂ©rieur pour les filles et pour le quintile socioĂ©conomique le plus bas. Il fallait par ailleurs aider le Mozambique Ă  mieux satisfaire la demande du marchĂ© du travail et les compĂ©tences requises au niveau national, ainsi qu'Ă  utiliser les ressources disponibles de maniĂšre plus efficace.


DĂ©marche

Pour atteindre ces objectifs, le projet a soutenu plusieurs interventions du cĂŽtĂ© de l'offre et de la demande et visant notamment Ă  i) renforcer l'efficacitĂ© opĂ©rationnelle au niveau institutionnel ; ii) amĂ©liorer la qualitĂ© de l'enseignement et la pertinence des programmes et iii) accroĂźtre le nombre de diplĂŽmĂ©s. Un certain nombre de mesures Ă©taient destinĂ©es Ă  attĂ©nuer les inĂ©galitĂ©s d'accĂšs liĂ©es Ă  la situation gĂ©ographique et au sexe : actions sur la demande (en renforçant les ressources allouĂ©es Ă  un programme de bourses d'Ă©tudes), soutien Ă  de nouveaux types d'Ă©tablissement, ouverture vers le secteur privĂ©, diversification gĂ©ographique des Ă©tablissements existants (UEM et UP) et mise en place d'un enseignement Ă  distance (RĂ©seau de formation Ă  distance du Mozambique).

La rénovation ou la construction d'établissements au nord et au centre du pays ont permis une diversification géographique de l'enseignement supérieur, assoupli les contraintes au niveau de l'offre et de la demande et amélioré l'efficacité des établissements, par le biais notamment de fonds concurrentiels avec libre accÚs aux établissements publics et privés.

En outre, le projet a favorisĂ© la conception et le lancement d'un Programme provincial de bourses, comportant notamment l'Ă©tablissement de commissions provinciales et un appui au personnel. Les bourses ont ciblĂ© les Ă©tudiantes et les Ă©tudiants des provinces dĂ©savantagĂ©es du nord du pays. Le projet a ainsi permis Ă  322 boursiers de suivre un premier cycle d'Ă©tudes dans des universitĂ©s privĂ©es et publiques ; 226 d'entre eux ont dĂ©jĂ  obtenu leur diplĂŽme et 208 sont rentrĂ©s dans leur province.


RĂ©sultats

  • Une rĂ©vision du cadre juridique de l'enseignement supĂ©rieur a permis de mettre en place des cursus de plus courte durĂ©e (licence notamment). Le nombre d'Ă©tudiants inscrits dans des Ă©tablissements d'enseignement supĂ©rieur est passĂ© de 9 800 Ă  63 000 entre 2000 et 2007, pour atteindre prĂšs de 80 000 en 2010. La proportion d'Ă©tudiantes, qui Ă©tait de 25 % avant la mise en Ɠuvre du projet, a atteint 38 % en 2008. Le nombre de diplĂŽmĂ©s de l'enseignement supĂ©rieur est passĂ© de 800 Ă  7 000 entre 2000 et 2010. Les deux principaux Ă©tablissements ayant bĂ©nĂ©ficiĂ© du projet ont contribuĂ© pour plus de 80 % Ă  ces rĂ©sultats. En outre, le ratio personnel/Ă©tudiant a nettement diminuĂ© — de – 200 % Ă  l'UP et de – 50 % Ă  l'UEM â€”, entraĂźnant une baisse des coĂ»ts par Ă©tudiant. Les Ă©tudiantes ont reprĂ©sentĂ© en outre 41 % des diplĂŽmĂ©s en 2008, contre 30 % en 2003.
  • Les Ă©tudiants des provinces du Nord inscrits dans les principales universitĂ©s du Sud sont sensiblement plus nombreux. En 2009, 20 % des Ă©tudiants de l'UP venaient des provinces du Nord (contre une moyenne nationale de 10 % en 2000) et 28 % des provinces du centre.

Contribution de la Banque mondiale

À la demande du gouvernement du Mozambique, la contribution totale de l'IDA au secteur, entre 2002 et 2010, a Ă©tĂ© de 75 millions de dollars au titre de deux accords de financement. Le premier est entrĂ© en vigueur en 2002 et a financĂ© le projet principal Ă  hauteur de 60 millions de dollars et le second a pris effet en 2007, apportant un concours supplĂ©mentaire de 15 millions de dollars.


Partenaires

Le projet n'a pas eu le soutien direct des partenaires de coopération ou du secteur privé. Toutefois, les activités financées par le projet ont mobilisé d'autres partenaires qui ont apporté leur soutien au systÚme de l'enseignement supérieur. Ainsi, les Pays-Bas ont contribué à l'établissement d'un cadre réglementaire, institutionnel et organisationnel national pour l'enseignement supérieur. L'accueil réservé aux deux fonds concurrentiels mis en place dans le cadre du projet ont par ailleurs incité la Finlande et la SuÚde à lancer des programmes d'enseignement supérieur qui figurent désormais parmi les principales sources de financement dans le domaine des sciences et de la technologie. Le programme de bourses a également motivé les partenaires de coopération à créer un institut par lequel le gouvernement du Mozambique, la Banque et les partenaires de coopération acheminent des fonds destinés à aider les étudiants qui, sans cela, n'accÚderaient pas à l'enseignement supérieur. En outre, la contribution du projet à l'amélioration des qualifications a alimenté une réserve de professeurs qualifiés et contribué à l'établissement de programmes de recherche en collaboration avec des établissements du Portugal, du Brésil ou d'Afrique du Sud.


Perspectives

AprĂšs la conclusion de ce projet, un projet Ă  l'appui de l'enseignement supĂ©rieur, des sciences et des technologies a pris effet en novembre 2010. Il accroĂźtra le nombre et le niveau de formation des Ă©tudiants sortant du premier et du deuxiĂšme cycle de l'enseignement supĂ©rieur et renforcera les capacitĂ©s nationales en matiĂšre de recherche, en vue de permettre au pays de produire dans ce domaine des rĂ©sultats qui aient une portĂ©e directe pour les secteurs stratĂ©giques de son Ă©conomie. L'appui du projet au Programme provincial de bourses a ouvert la voie Ă  des initiatives de plus grande envergure en faveur de l'Ă©galitĂ© des chances et influencera les nouveaux mĂ©canismes de financement par l'État prĂ©vus dans le nouveau projet Ă  l'appui de l'enseignement supĂ©rieur, des sciences et des technologies.

Ce programme de bourses a Ă©galement encouragĂ© d'autres donateurs Ă  lancer des programmes similaires — l'ambassade de SuĂšde a commencĂ© Ă  donner son appui en 2004 et l'ambassade des Pays-Bas en 2006. Il est en outre Ă  l'origine de la crĂ©ation d'un Institut des bourses d'Ă©tudes (IBE), Ă©tabli par le gouvernement du Mozambique et dont la mise en Ɠuvre bĂ©nĂ©ficie du soutien du nouveau projet de la Banque mondiale pour l'enseignement supĂ©rieur. L'introduction de licences et de cursus plus courts a fortement contribuĂ© Ă  la promotion de l'efficacitĂ© interne et externe. La rĂ©forme prĂ©voyait aussi le dĂ©veloppement et la mise en place de nouveaux programmes universitaires dans les domaines oĂč il y a une forte demande sur le marchĂ© du travail, comme l'administration publique, l'administration des entreprises, la comptabilitĂ©, le tourisme et la gestion hĂŽteliĂšre. Elle a en outre favorisĂ© la crĂ©ation de maĂźtrises dans certains domaines prioritaires, dont l'agriculture.


Bénéficiaires

Diolinda est l'une des bĂ©nĂ©ficiaires du programme de bourses de l'enseignement supĂ©rieur qui vise Ă  aider les Ă©tudiants dĂ©favorisĂ©s (qui ont les titres requis pour entrer Ă  l'universitĂ©) Ă  accĂ©der aux Ă©tudes supĂ©rieures. Elle vient d'une zone rurale de la province de Niassa, situĂ©e dans le district d'Ingauma dans le nord du Mozambique, et elle fait des Ă©tudes de gestion publique Ă  l'UniversitĂ© Eduardo Mondlane. Ses parents sont divorcĂ©s ; sa mĂšre est femme au foyer et son pĂšre mĂ©canicien. Elle est l'aĂźnĂ©e de sept enfants. « C'Ă©tait trĂšs important pour moi d'obtenir une bourse, raconte Diolinda. Jamais ma mĂšre n'aurait pu imaginer pouvoir envoyer sa fille Ă  l'universitĂ© parce ma famille est trĂšs pauvre et qu'elle a du mal Ă  joindre les deux bouts Â». Une fois qu'elle aura achevĂ© ses Ă©tudes, elle souhaiterait ouvrir un commerce, peut-ĂȘtre crĂ©er sa propre entreprise : « Je voudrais gĂ©rer une entreprise et j'aimerais recruter mon pĂšre comme salariĂ©. Â»

(a) indique une page en anglais.


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