Info-presse en ligne
Ressources pour les journalistes accrédités
Accès membres / Devenir membre

Bangladesh : Doper la croissance économique pour réduire la pauvreté

Disponible en: English, Español
Étudier à la lumière électrique

Bangladesh : doper la croissance économique pour réduire la pauvreté


Vue d'ensemble

Le Bangladesh a obtenu des résultats économiques impressionnants : ces dix dernières années, la croissance a progressé de près de 6 % par an bien que le pays ait été confronté à de multiples chocs â€” catastrophes naturelles fréquentes, flambée des prix du carburant et des denrées alimentaires, crise financière mondiale. Depuis vingt ans, la pauvreté a reculé de pratiquement un tiers alors que l'espérance de vie, l'alphabétisation et la production alimentaire par habitant ont augmenté de manière significative.

Défi

Le Bangladesh fait partie des pays les plus densément peuplés du monde. Alors que la pauvreté a reculé dans les zones rurales et urbaines de 19 points de pourcentage ces quinze dernières années — un résultat spectaculaire â€”, le nombre absolu de personnes vivant en deçà du seuil de pauvreté reste important. La situation géographique du pays explique sa vulnérabilité au changement climatique et aux catastrophes naturelles. La croissance soutenue de ces dernières années a entraîné une augmentation rapide de la demande de services dans les secteurs de l'énergie, des transports et des télécommunications. Mais une planification déficiente et des investissements insuffisants sont à l'origine des graves lacunes observées aujourd'hui dans les infrastructures.

Le pays connaît de graves pénuries d'électricité. Les capacités actuelles de production ne sont que de 4 500 MW environ, pour une demande de pointe de 6 500 MW. Les coupures de courant sont monnaie courante, surtout pendant les chaudes journées d'été. Les ruraux sont les plus touchés, subissant l'essentiel de ces coupures. Le financement additionnel accordé au projet en 2009 a ajouté un volet « gestion de la demande Â» pour le déploiement à grande échelle de lampes LFC en substitution des lampes à incandescence.


Démarche

L'aide de l'Association internationale de développement (IDA) couvre différents secteurs. À travers un soutien de longue date à l'éducation, à la santé et à la planification familiale, les gouvernements successifs ont exploité au mieux les liens bien connus entre l'éducation des filles et le ralentissement de la pression démographique. Une évaluation récente des objectifs de développement pour le Millénaire (ODM) souligne que l'aide aux infrastructures rurales (routes et électricité en particulier) semble également positivement corrélée aux résultats obtenus par le pays en matière d'éducation et de santé. Depuis cinq ans, les engagements de l'IDA au Bangladesh augmentent rapidement, atteignant pour la première fois 1 milliard de dollars pour l'exercice 2009. Le portefeuille actuel de la Banque mondiale dans ce pays ressort à 4,8 milliards de dollars pour 28 projets. L'exercice 2011 devrait marquer un record, avec de nouveaux engagements supérieurs à 2 milliards, dont la dotation exceptionnelle de 1,2 milliard de dollars pour le projet de pont polyvalent enjambant le fleuve Padma.


Résultats

Depuis vingt ans, le Bangladesh connaît un recul sensible de la pauvreté et une transformation sociale en profondeur, marquée par la scolarisation en masse des filles et l'entrée de nombreuses femmes sur le marché du travail. Le pays est en bonne voie pour atteindre les ODM relatifs à la mortalité infanto-juvénile et a déjà atteint l'ODM concernant la parité entre les sexes dans l'éducation.


  • Éducation : aujourd'hui, 98 % des filles sont scolarisées au primaire. Par ailleurs, plus de 6 millions de filles sont dorénavant scolarisées dans le secondaire, contre 1,1 million en 1991.
  • Santé : les accouchements assistés par du personnel qualifié ont contribué à réduire de 40 % en dix ans la mortalité maternelle. Aujourd'hui, pratiquement 90 % des enfants reçoivent des suppléments vitaminiques (vitamine A) et plus de 80 % ont été vaccinés, ce qui a permis de faire reculer de manière spectaculaire depuis 1990 (de plus des deux tiers) le taux de mortalité infanto-juvénile.
  • Infrastructures rurales : l'IDA a contribué à l'amélioration des axes de communication dans 21 districts ruraux, permettant la remise en état et l'entretien de plus de 2 500 km de routes rurales. Une étude d'impact montre que
  • l'emploi des femmes a augmenté de 50 %, que la part des actifs non agricoles chez les agriculteurs a progressé de 25 à 50 % et que le taux de réduction de la pauvreté a pratiquement doublé dans les zones couvertes par le projet.
  • Énergie : l'IDA a soutenu des partenariats public/privé dans de petites centrales électriques ainsi que la construction de deux grandes centrales indépendantes qui représentent 20 % de la capacité installée au Bangladesh et jusqu'à 30 % de l'énergie produite dans le pays. Par ailleurs, plus de 630 000 foyers ruraux sont raccordés au réseau national et plus de 730 000 ménages vivant dans des zones isolées bénéficient de systèmes solaires à usage domestique.

Témoignages


Avant, nous ne mangions qu'une fois par jour. Aujourd'hui, nous faisons trois repas et je peux assumer l'éducation de mes deux enfants.

Shyamoli Rani Pal


Partenaires

La coordination de l'aide au Bangladesh assurée par l'IDA est vitale, étant donné la quantité de donateurs intervenant dans le pays. Cette coordination intervient essentiellement à travers le Groupe consultatif local (LCG), composé de 32 bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux et de la direction des relations extérieures du ministère des Finances. Le LCG a pour mission de garantir une utilisation efficace et efficiente de l'aide extérieure dans le respect du Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté élaboré par le gouvernement. L'IDA collabore aussi avec des donateurs pour des financements conjoints de programmes d'envergure dans les secteurs de la santé et de l'éducation ainsi que pour des investissements dans les infrastructures qui ont vocation à transformer le pays (à l'instar du pont de Padma).

Perspectives

La stratégie d'aide-pays de la Banque mondiale pour l'exercice 2011-2014 soutient la vision du gouvernement qui entend faire reculer rapidement la pauvreté et devenir un pays à revenu intermédiaire, grâce à une croissance alerte, durable et sans exclus, sous-tendue par une gouvernance renforcée au niveau local et central. Pour obtenir des résultats optimaux, la stratégie de la Banque mondiale s'efforce de transposer à grande échelle les initiatives qui ont fait la preuve de leur efficacité, de s'engager dans des interventions plus importantes et plus stratégiques afin de faire évoluer le pays et d'innover par le biais de petits projets pilotes dans lesquels le pays s'implique profondément.

(a) indique une page en anglais.




Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/SQ0SZ4I4T0