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Les prix alimentaires baissent au dernier trimestre 2011 mais restent volatils

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Communiqué de presse n°:2012/248/PREM

L’indice des prix est supĂ©rieur de 24 % Ă  sa moyenne de 2010

 

WASHINGTON, le 31 janvier 2012. Les prix alimentaires internationaux ont reculĂ© de 8 % entre septembre et dĂ©cembre 2011, sous l’effet d’une augmentation de l’offre et des incertitudes entourant l’économie mondiale. C’est ce qu’indique la derniĂšre Ă©dition du rapport Food Price Watch de la Banque mondiale, qui note cependant que les cours alimentaires restent Ă©levĂ©s et instables, l’indice annuel de 2011 dĂ©passant de 24 % la moyenne de 2010.

 

Si les prix alimentaires ont fortement augmentĂ© au premier trimestre 2011, cinq mois consĂ©cutifs de flĂ©chissement Ă  la fin de l’annĂ©e ont ramenĂ© l’indice de la Banque mondiale Ă  un niveau infĂ©rieur de 7 % Ă  celui de dĂ©cembre 2010. Par rapport au record enregistrĂ© en fĂ©vrier 2011, la baisse est de 14 %. Les prix mondiaux restent nĂ©anmoins Ă©levĂ©s, l’indice annuel moyen pour 2011 s’établissant Ă  210 points, contre une moyenne de 169 points en 2010.

 

D’aprĂšs le rapport trimestriel Food Price Watch, les prix internationaux des denrĂ©es alimentaires de premiĂšre nĂ©cessitĂ© restent instables, malgrĂ© une tendance au repli ces derniers mois, les prix annuels moyens du blĂ©, du maĂŻs et du riz dĂ©passant trĂšs nettement les moyennes observĂ©es en 2010.

 

Les prix intĂ©rieurs ont eux aussi considĂ©rablement augmentĂ© dans de nombreux pays entre dĂ©cembre 2010 et dĂ©cembre 2011. Au BĂ©larus et en Éthiopie, le prix du blĂ© a progressĂ© de respectivement 88 et 23 %. En Ouganda et au Malawi, le riz s’est renchĂ©ri de 91 et 56 %. Au Kenya et au Mexique, les cours du maĂŻs ont flambĂ©, de 117 et 106 %. Enfin, au Burkina Faso et en Éthiopie, le prix du sorgho a gagnĂ© 57 et 28 %.

 

Pour Otaviano Canuto, vice-prĂ©sident du Groupe de la Banque mondiale en charge du RĂ©seau pour la rĂ©duction de la pauvretĂ© et la gestion Ă©conomique (PREM), « le pire est sans doute derriĂšre nous mais nous devons rester vigilants. Les prix de certaines denrĂ©es restent dangereusement Ă©levĂ©s dans de nombreux pays, menaçant de plonger des millions d’ĂȘtres humains dans des situations de malnutrition et de famine. Les pouvoirs publics doivent intervenir et mettre en place des politiques pour aider les populations Ă  faire face ».

 

Des hausses du prix des cĂ©rĂ©ales inhabituelles pour la saison risquent d’aggraver l’insĂ©curitĂ© alimentaire, notamment en Afrique dans les zones de conflit et dans le sud de la Somalie. En outre, les stratĂ©gies d’adaptation des foyers pauvres — qui vont de repas moins coĂ»teux Ă  la dĂ©scolarisation des enfants — pourraient avoir des effets nĂ©fastes durables sur la santĂ© et le bien-ĂȘtre de millions de familles vivant dĂ©jĂ  difficilement. Il convient donc d’apporter une aide accrue et mieux ciblĂ©e pour permettre aux populations de s’adapter, avec des programmes de repas scolaires, des transferts monĂ©taires conditionnels ou des dispositifs de « travail contre nourriture ».

 

Perspectives

 

Les perspectives des prix alimentaires pour 2012 restent Ă  la baisse, en raison du flĂ©chissement de la demande dĂ» au ralentissement de l’économie mondiale, du repli attendu du prix de l’énergie et du pĂ©trole brut, et des prĂ©visions trĂšs favorables quant aux disponibilitĂ©s alimentaires en 2012.

 

Pour autant, des pressions Ă  la hausse demeurent, pour plusieurs raisons : poussĂ©e de la demande de biocarburants si les cours du pĂ©trole devaient rebondir ; niveau extrĂȘmement faible des ratios stocks/utilisation pour le maĂŻs ; instabilitĂ© des prix du pĂ©trole consĂ©cutive aux troubles dans les pays producteurs ; et alĂ©as climatiques — l’ocĂ©an Pacifique subit dĂ©jĂ  les effets de La Niña, ce qui risque de perturber la pĂ©riode de vĂ©gĂ©tation du maĂŻs et du soja en Argentine et au BrĂ©sil.

 

L’action du Groupe de la Banque mondiale pour faire de l’alimentation la prioritĂ© numĂ©ro un

 

  • En rĂ©ponse Ă  la sĂ©cheresse qui frappe la Corne de l’Afrique, le Groupe de la Banque mondiale met Ă  disposition 1,88 milliard de dollars pour sauver des vies, amĂ©liorer la protection sociale, permettre la reprise Ă©conomique et renforcer la rĂ©sistance des populations Ă  la sĂ©cheresse.

 

  • Un tout nouveau produit de gestion du risque, fourni par la SociĂ©tĂ© financiĂšre internationale (IFC), permettra de lever jusqu’à 4 milliards de dollars pour protĂ©ger les agriculteurs, les producteurs et les consommateurs des pays en dĂ©veloppement face Ă  la volatilitĂ© des cours des produits alimentaires.

 

  • Le Programme d’intervention en rĂ©ponse Ă  la crise alimentaire mondiale (GFRP) soutient prĂšs de 40 millions de personnes dans 44 pays, grĂące Ă  une aide de 1,5 milliard de dollars.

 

  • Le Groupe de la Banque mondiale a portĂ© ses dĂ©penses annuelles pour l’agriculture de 6 Ă  8 milliards de dollars, contre 4,1 milliards en 2008.

 

  • Le Programme mondial pour l’agriculture et la sĂ©curitĂ© alimentaire (GAFSP), Ă©tabli par le Groupe de la Banque mondiale en avril 2010 Ă  la demande du G20, bĂ©nĂ©ficie du soutien de sept pays et de la Fondation Bill et Melinda Gates, qui se sont engagĂ©s Ă  fournir environ 1,1 milliard de dollars au cours des trois prochaines annĂ©es, sachant que 612 millions ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©bloquĂ©s.

 

  • Le Groupe de la Banque mondiale coordonne son action avec celle des agences des Nations Unies, dans le cadre du Groupe de travail de haut niveau sur la crise mondiale de la sĂ©curitĂ© alimentaire, de mĂȘme qu’avec celle des organisations non gouvernementales.

 

  • Le Groupe de la Banque mondiale appuie le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR). Celui-ci a engagĂ© en 2008 — avec le soutien de la Banque mondiale et d’autres donateurs — un processus de rĂ©forme qui a dĂ©bouchĂ© sur l’adoption d’une stratĂ©gie globale, qui dĂ©finit des objectifs et des cibles de rĂ©sultats communs pour ses nouveaux programmes de recherche ainsi que sur la constitution d’un fonds fiduciaire multi-donateurs administrĂ© par la Banque mondiale. Ce nouveau modĂšle de financement permet au CGIAR d’obtenir et d’attirer nettement plus de fonds pour ses programmes, l’objectif Ă©tant d’atteindre un budget annuel de 1 milliard de dollars en 2013. La Banque mondiale apporte son concours Ă  hauteur d’environ 50 millions de dollars par an. L’augmentation du financement de la recherche mondiale par la communautĂ© internationale est indispensable et urgente, quand on sait que le gain de production agricole devra dĂ©passer les 70 % d’ici 2050 pour rĂ©pondre Ă  la demande vivriĂšre mondiale et que les dĂ©lais entre la mise au point de nouvelles technologies agricoles et leur adoption par les agriculteurs peuvent s’étaler sur plusieurs annĂ©es.

 

 

Contacts :

À Washington : Alejandra Viveros, (202) 473-4306, aviveros@worldbank.org

Radio et télévision : Mehreen Sheikh, (202) 458-7336, msheikh1@worldbank.org.

Pour consulter le rapport Food Price Watch 

 

L’auteur du rapport Food Price Watch, Jose Cuesta, rĂ©pondra en ligne Ă  vos questions sur les prix espagnol Ă  14h00 heure de Washington alimentaires mondiaux jeudi 2 fĂ©vrier, en anglais Ă  10h00 heure de Washington (15h00 T.U.). Prenez part au dĂ©bat et posez dĂšs Ă  prĂ©sent vos questions : http://live.worldbank.org/share-your-views-how-do-you-cope-high-food-prices (English), 

 

 

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