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La Géorgie est saluée pour sa lutte contre la corruption dans les services publics

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Communiqué de presse n°:2012/253/ECA

Un nouveau rapport de la Banque mondiale étudie les rouages de ce succès

Washington, le 31 janvier 2012
— La stratégie déployée par la Géorgie pour combattre la corruption dans les services publics s’est révélée particulièrement efficace ; elle pourrait être adaptée et appliquée dans des pays qui, devant aussi faire face à une corruption généralisée, rencontrent des problèmes comparables. C’est ce qu’indique un nouveau rapport de la Banque mondiale rendu public aujourd’hui et intitulé Fighting Corruption in Public Services: Chronicling Georgia's Reforms.

 

« La corruption est parfois considérée comme endémique, comme un élément de la culture locale traditionnelle, et elle apparaît par là-même inévitable, explique Philippe Le Houerou, vice-président pour la Région Europe et Asie centrale à la Banque mondiale. La Géorgie a montré que l’on pouvait briser le cercle vicieux de la corruption et, par des réformes appropriées et décisives, lui substituer un cercle vertueux. »

 

Depuis la Révolution des roses, fin 2003, les efforts entrepris par la Géorgie pour s’attaquer à la corruption dans l’administration ont été couronnés de succès. Cependant, les ressorts de cette réussite ont été jusqu’ici peu documentés. Quels ont été les traits marquants de la lutte contre la corruption en Géorgie ? Les résultats obtenus à ce jour seront-ils durables ? Et cette méthode géorgienne peut-elle être reproduite ailleurs ?

 

Le rapport de la Banque mondiale s’est attaché à répondre à ces questions en procédant à des études de cas constituées à partir des données d’un certain nombre de services publics spécifiques (police de patrouille, administration fiscale, douanes, secteur de l’électricité, réglementation des entreprises, registres civils et publics, examens d’entrée à l’université et services municipaux) ; une série d’entretiens a également été menée auprès de fonctionnaires encore en exercice ou non. Ce rapport analyse aussi le cadre de responsabilité qui régit les relations entre l’État, les prestataires de services publics et les usagers.

 

Jusqu’en 2003, la corruption était présente dans quasiment tous les aspects de la vie quotidienne en Géorgie. Il fallait verser un pot-de-vin pour accéder à la plupart des services publics, qu’il s’agisse d’obtenir un permis de conduire ou un passeport, de faire enregistrer un bien, de créer une entreprise, de construire une maison ou encore d’être admis dans une université d’État. À partir de cette année charnière, les mesures engagées au titre de la politique de « tolérance zéro » du gouvernement ont spectaculairement réduit le nombre des paiements non officiels dans de multiples services administratifs. C’est ainsi qu’aujourd’hui, la plupart des indicateurs se rapprochent de ceux des pays de l’Union européenne plus avancés.

 

« Cette publication recourt à une approche objective qui s’appuie sur des études de cas factuelles pour retracer la manière dont a été combattue la corruption dans certains services publics, explique Asad Alam, directeur régional des opérations de la Banque mondiale pour le Sud-Caucase et auteur principal du rapport. Elle s’attache tout particulièrement à rendre compte de la conception et de l’application de ces réformes, en cherchant à faire la lumière sur le processus de décision, sur les arbitrages opérés par les autorités, ainsi que sur le séquençage et les complémentarités des diverses réformes. »

 

Les études de cas font apparaître dix facteurs qui ont présidé aux réussites de la Géorgie à ce jour : exprimer une forte volonté politique ; asseoir tôt la crédibilité ; lancer un assaut frontal ; attirer de nouveaux agents ; limiter le rôle de l’État ; adopter des méthodes non conventionnelles ; veiller à une coordination étroite ; adapter l’expérience internationale aux conditions locales ; tirer parti de la technologie et faire un usage stratégique des communications. Si nombre de ces facteurs peuvent sembler évidents, ce sont l’ampleur, l’audace, le rythme et le séquençage des réformes qui font la spécificité de la stratégie géorgienne.

 

En outre, le rapport dresse l’agenda des réformes institutionnelles qu’il reste à opérer afin de pérenniser les résultats de la lutte contre la corruption en Géorgie, avec notamment la mise en place d’un système solide de poids et de contrepoids. Il souligne également que, même si les conditions initiales, la nature du problème de corruption et l’économie politique sont propres à chaque pays, bien des aspects de la stratégie géorgienne peuvent être reproduits dans d’autres pays.

 

L’exemple de la Géorgie met à bas l’idée d’une « corruption culturelle » et donne de l’espoir à tous les décisionnaires, fonctionnaires et citoyens qui, dans de nombreux pays, aspirent à l’assainissement des services publics.

 

Contacts :

 

Elena Karaban: +1 (202) 473-9277, ekaraban@worldbank.org

Inga Paichadze: +995 (577) 770-072, ipaichadze@worldbank.org

 

Pour en savoir davantage sur le rapport, veuillez consulter la page www.worldbank.org/georgia/georgiabook

Pour plus d’informations, rendez-vous sur http://www.worldbank.org/ge

 

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