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La crise budgĂ©taire menace les avancĂ©es institutionnelles de l’AutoritĂ© palestinienne

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Communiqué de presse n°:2012/317/MENA

 

Les entraves à la croissance du secteur privé compromettent la viabilité de la reprise 

 

JĂ©RUSALEM, le 15 mars 2012. Le dernier rapport de la Banque mondiale sur l’économie palestinienne lance une mise en garde : les graves difficultĂ©s budgĂ©taires de l’AutoritĂ© palestinienne vont empirer si la rĂ©cente diminution de l’aide des donateurs se poursuit, menaçant les progrĂšs rĂ©alisĂ©s ces derniĂšres annĂ©es dans la mise en place d’institutions solides.  

PubliĂ© tous les six mois dans le but d’informer le ComitĂ© spĂ©cial de liaison (AHLC) — un forum rĂ©unissant les bailleurs de fonds de l’AutoritĂ© palestinienne —, le rapport de suivi Ă©conomique rendu aujourd’hui public prĂ©cĂšde la prochaine rĂ©union de l’AHLC qui aura lieu Ă  Bruxelles le 21 mars. 

IntitulĂ© Stagnation or Revival? Palestinian Economic Prospects (« Reprise ou stagnation ? Perspectives de l’économie palestinienne »), ce rapport analyse l’état de l’économie et des finances publiques de l’AutoritĂ© palestinienne. 

Ses auteurs prennent acte des efforts importants accomplis par l’AutoritĂ© palestinienne pour attĂ©nuer la crise budgĂ©taire en amĂ©liorant le recouvrement des recettes intĂ©rieures et en comprimant les dĂ©penses. NĂ©anmoins, ces efforts auront peu d’impact en l’absence d’une coopĂ©ration israĂ©lienne accrue, notamment pour le partage des informations fiscales. À court terme, un surcroĂźt d’aide est Ă©galement indispensable, car, indique le rapport, « l’AutoritĂ© palestinienne ne peut tout simplement pas prendre les mesures qui permettraient de ramener son dĂ©ficit rĂ©current prĂ©visionnel au niveau de l’aide qui est actuellement anticipé ».

Certes, l’économie palestinienne continue de se dĂ©velopper, mais on ne constate encore aucun signe de croissance durable. En fait, la Cisjordanie a mĂȘme vu sa croissance ralentir en 2011 par rapport Ă  l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Outre le recul de l’aide internationale et les difficultĂ©s budgĂ©taires, ce tassement s’explique aussi par la persistance globale du systĂšme de restrictions imposĂ© par IsraĂ«l et entravant les Ă©changes commerciaux et la libre circulation des produits.

 

Si Gaza a poursuivi son redressement en 2011, avec une progression Ă  deux chiffres de son PIB, l’examen des moteurs de la croissance amĂšne Ă  se demander si cette tendance sera durable. En effet, la croissance de Gaza tient essentiellement Ă  l’essor du secteur de la construction Ă  la faveur d’un accroissement des flux d’aide, de la levĂ©e des restrictions israĂ©liennes Ă  l’entrĂ©e de certaines matiĂšres premiĂšres et de la hausse des importations qui transitent par les tunnels reliant le territoire palestinien Ă  l’Égypte. Partie de trĂšs bas, l’économie de Gaza continue nĂ©anmoins de rebondir, mais, d’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, la population locale reste « plus mal lotie qu’à la fin des annĂ©es 1990 ».

Selon le rapport, la croissance continuera d’ĂȘtre fortement tributaire de l’aide, Ă  moins que le secteur privĂ© palestinien n’ait des opportunitĂ©s de se dĂ©velopper. Ce dĂ©veloppement ne sera possible que si IsraĂ«l met fin aux restrictions qui subsistent sur l’accĂšs Ă  la terre, Ă  l’eau, Ă  diverses matiĂšres premiĂšres et aux marchĂ©s d’exportation. Il faudra en outre que l’AutoritĂ© palestinienne amĂ©liore l’environnement d’affaires et attire les investissements nĂ©cessaires ; pour cela, elle doit notamment Ă©tendre l’enregistrement cadastral en Cisjordanie, rĂ©former la lĂ©gislation sur les entreprises et renforcer sa propre capacitĂ© Ă  rĂ©guler l’économie et favoriser la concurrence.

 

« La stabilisation budgĂ©taire de l’AutoritĂ© palestinienne impose une action immĂ©diate de la communautĂ© des bailleurs de fonds, a dĂ©claré Mariam  Sherman, Directrice des opĂ©rations de la Banque mondiale pour la Cisjordanie et Gaza. Mais le secteur privĂ© palestinien dĂ©borde d’énergie et de crĂ©ativitĂ©, et c’est par lui, Ă  plus long terme, que l’on sortira de la crise pour s’engager vers une croissance Ă©conomique durable. Toutefois, le potentiel des entreprises palestiniennes ne pourra ĂȘtre mis Ă  profit que si IsraĂ«l et l’AutoritĂ© palestinienne agissent concrĂštement afin d’instaurer des rĂšgles du jeu Ă©quitables pour tous les entrepreneurs. »

 

Le rapport est consultable dans son intégralité sur www.worldbank.org/ps.

 

Contacts : 

À JĂ©rusalem : Mary Koussa, +(972) 2 2366500, mkoussa@worldbank.org 

À Washington : Dale Lautenbach, +1 (202) 458817, dlautenbach@worldbank.org 


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