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Les pays en dĂ©veloppement accusent des retards sur les objectifs de dĂ©veloppement en matiĂšre d’alimentation et de nutrition, selon le dernier bilan conjoint FMI–Banque mondiale

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Communiqué de presse n°:2012/397/DEC

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Washington, 20 avril 2012 — Les pays en dĂ©veloppement accusent de graves retards dans la rĂ©alisation des objectifs fixĂ©s par la communautĂ© internationale en matiĂšre d’alimentation et de nutrition, et affichent des taux de mortalitĂ© maternelle et infantile encore bien trop Ă©levĂ©s. Tel est le double constat qui se dĂ©gage de l’édition 2012 du Rapport de suivi mondial publiĂ©e aujourd’hui par la Banque mondiale et le Fonds monĂ©taire international (FMI).

 

Selon ce rapport, les récentes flambées des prix alimentaires ont en fait amené les pays en développement à marquer le pas pour la réalisation de plusieurs des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). 

 

IntitulĂ© Prix alimentaires, nutrition et objectifs du MillĂ©naire pour le dĂ©veloppement, le Rapport de suivi mondial pour 2012 fait Ă©tat de progrĂšs satisfaisants sur certains de ces objectifs : les cibles en matiĂšre de rĂ©duction de l’extrĂȘme pauvretĂ© et d’accĂšs Ă  l’eau potable ont ainsi Ă©tĂ© atteintes avec plusieurs annĂ©es d’avance sur l’échĂ©ance de 2015. De mĂȘme, celles relatives Ă  l’éducation et aux taux de scolaritĂ© des filles par rapport aux garçons sont eux-mĂȘmes en passe de l’ĂȘtre. 

 

En revanche, les pays sont loin d’ĂȘtre sur la bonne voie en ce qui concerne la rĂ©duction de la mortalitĂ© maternelle ainsi que des taux de mortalitĂ© des enfants de moins de 5 ans : aucun de ces deux objectifs n’est destinĂ© Ă  ĂȘtre atteint dans l’une ou l’autre des rĂ©gions en dĂ©veloppement d’ici 2015. C’est en matiĂšre de mortalitĂ© maternelle que les progrĂšs sont les plus lents, l’objectif visĂ© n’étant qu’au tiers rĂ©alisĂ© au stade actuel. Mais ils ne sont guĂšre plus brillants en ce qui concerne les taux de mortalitĂ© infantile et juvĂ©nile, le niveau de rĂ©duction visĂ© n’étant atteint qu’à moitiĂ©.

 

« La hausse et la volatilitĂ© des prix alimentaires ne sont pas de bon augure pour la rĂ©alisation d’une bonne partie des OMD, car elles amputent le pouvoir d’achat des consommateurs et empĂȘchent des millions de personnes d’échapper Ă  la pauvretĂ© et Ă  la famine, sans parler des incidences nĂ©gatives qu’elles ont Ă  long terme sur la santĂ© et l’éducation », a dĂ©clarĂ© Ă  ce sujet Justin Yifu Lin, Ă©conomiste en chef et premier vice-prĂ©sident de la Banque mondiale pour l’Économie du dĂ©veloppement, ajoutant : « L’action Ă  entreprendre face Ă  la volatilitĂ© des prix alimentaires doit revĂȘtir un haut degrĂ© de prioritĂ©, surtout dans la mesure oĂč la nutrition a Ă©tĂ© l’un des OMD oubliĂ©s. »

 

Le rapport prĂ©conise diverses solutions pour permettre aux pays touchĂ©s et Ă  leurs populations de mieux rĂ©sister aux flambĂ©es des prix alimentaires. Il conviendrait pour eux de mettre en place des politiques agricoles pour encourager leurs agriculteurs Ă  accroĂźtre leur production, de recourir aux filets de protection sociale pour amortir les chocs, de renforcer leurs dispositifs en matiĂšre de nutrition pour amĂ©liorer le dĂ©veloppement du jeune enfant, et de concevoir des politiques commerciales propres Ă  amĂ©liorer l’accĂšs aux marchĂ©s des produits alimentaires, Ă  rĂ©duire la volatilitĂ© des prix de ces produits et Ă  gĂ©nĂ©rer des gains de productivitĂ©. Mais il n’en reste pas moins que la rĂ©cession mondiale n’a fait qu’aggraver les problĂšmes qui se posent Ă  eux pour apporter une rĂ©ponse Ă  la situation crĂ©Ă©e par le niveau Ă©levĂ© des prix alimentaires.

 

« La fragilitĂ© de l’économie mondiale pourrait trĂšs bien freiner les avancĂ©es des pays en dĂ©veloppement sur le front des objectifs de dĂ©veloppement humain, car ces pays, et notamment ceux Ă  faible revenu, ont vu leur situation sur le plan budgĂ©taire, au regard de la dette et en termes de soldes courants affaiblie par la crise financiĂšre mondiale », a soulignĂ© Ă  cet Ă©gard Hugh Bredenkamp, directeur adjoint du DĂ©partement de la stratĂ©gie, des politiques et de l’évaluation du FMI.

 

D’une catĂ©gorie de pays Ă  l’autre, les avancĂ©es rĂ©alisĂ©es sur la voie des OMD sont d’un niveau inĂ©gal. Si les pays Ă  revenu intermĂ©diaire dits de la tranche supĂ©rieure sont en bonne voie d’atteindre la plupart des objectifs chiffrĂ©s, les pays fragiles ou ceux Ă  faible revenu sont en retard, puisqu’ils ont atteint ou sont en passe d’atteindre deux objectifs seulement. Et s’il est vrai que les prix alimentaires sont Ă  prĂ©sent retombĂ©s des niveaux records atteints en 2011, ceux des produits de base restent instables.

 

« Pour aider Ă  faire face Ă  cette volatilitĂ©, davantage de pays en dĂ©veloppement viennent Ă  prĂ©sent complĂ©ter les mesures de riposte prises au niveau de leurs politiques budgĂ©taires et monĂ©taires par des mĂ©canismes d’assurance ou des opĂ©rations de couverture, comme par exemple la vente du produit de leurs rĂ©coltes sur les marchĂ©s Ă  terme », a dĂ©clarĂ© pour sa part Lynge Nielsen, Ă©conomiste senior au FMI. « Cela peut s’inscrire dans une stratĂ©gie plus large de gestion des risques tels que les catastrophes naturelles et les variations des prix des produits de base. »

 

Jos Verbeek, Ă©conomiste principal Ă  la Banque mondiale et principal auteur du rapport, a quant Ă  lui prĂ©venu que le contexte actuel de rĂ©duction de l’aide au dĂ©veloppement, de croissance dĂ©mographique et de chertĂ© des prix alimentaires va faire de la nĂ©cessitĂ© de mettre en place des programmes de nutrition en faveur des pauvres un enjeu encore plus grand.

 

« D’aprĂšs nos projections, quelque 1,02 milliard de personnes devraient encore vivre dans un Ă©tat d’extrĂȘme pauvretĂ© en 2015 », a-t-il expliquĂ©. « Il est clair que de nouveaux moyens s’imposent pour dĂ©multiplier les effets de l’aide si l’on veut amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© alimentaire et la nutrition, en particulier pour les populations pauvres et vulnĂ©rables. »

 

Pour avoir accĂšs au rapport dans sa version intĂ©grale, assortie de tableaux et graphiques sur les progrĂšs rĂ©alisĂ©s et d’informations sur les pays concernĂ©s, visitez notre page qui lui est consacrĂ©e (www.worldbank.org/gmr2012).

 

Contacts

À Washington : Merrell Tuck-Primdahl +1 (202) 473-9516, +1 (202) 476-9897, mtuckprimdahl@worldbank.org; 

Indira Chand +1 (202) 458-0434, +1 (703) 376-7491, ichand@worldbank.org

TV/radio : Mehreen A. Sheikh +1 (202) 458-7336, msheikh1@worldbank.org 

 

Points majeurs du rapport sur la situation d’une rĂ©gion Ă  l’autre

 

Dans la rĂ©gion Asie de l’Est et Pacifique, les objectifs concernant l’extrĂȘme pauvretĂ©, l’égalitĂ© des sexes et l’accĂšs Ă  l’eau et Ă  l’assainissement ont Ă©tĂ© atteints. Des progrĂšs substantiels ont par ailleurs Ă©tĂ© faits en ce qui concerne les taux d’achĂšvement des Ă©tudes primaires, et l’objectif fixĂ© dans ce domaine devrait ĂȘtre atteint d’ici à 2015. C’est dans les domaines de la mortalitĂ© maternelle et infantile que le retard est le plus marquĂ©.

 

Dans la rĂ©gion Europe et Asie centrale, les objectifs de rĂ©duction de la pauvretĂ© et d’accĂšs Ă  l’eau ont Ă©tĂ© atteints, et ceux relatifs Ă  l’éducation primaire pour tous et Ă  l’égalitĂ© des sexes sont en bonne voie de l’ĂȘtre. Mais un surcroĂźt d’effort doit ĂȘtre consenti pour l’amĂ©lioration de la santĂ© maternelle et l’accĂšs Ă  des services d’assainissement de base. 

 

Au niveau de la rĂ©gion AmĂ©rique latine et CaraĂŻbes, les objectifs de pauvretĂ©, d’achĂšvement des Ă©tudes primaires, d’égalitĂ© des sexes et d’accĂšs Ă  l’eau potable ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© atteints, et de bonnes avancĂ©es sont faites en ce qui concerne la mortalitĂ© infantile. Mais les pays accusent encore du retard sur le front de la rĂ©duction de la mortalitĂ© maternelle. 

 

En ce qui concerne la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord, elle a atteint les objectifs concernant la rĂ©duction de la pauvretĂ© et l’accĂšs Ă  des services d’assainissement amĂ©liorĂ©s. Elle est en outre en bonne voie d’atteindre les objectifs d’universalisation de l’enseignement primaire et d’égalitĂ© entre les sexes, mais accuse du retard pour ce qui est d’assurer l’accĂšs Ă  l’eau potable et de rĂ©duire la mortalitĂ© maternelle. 

 

Les pays de la rĂ©gion Asie du Sud ont atteint l’objectif d’accĂšs Ă  l’eau potable et auront probablement Ă©liminĂ© les disparitĂ©s entre garçons et filles dans l’enseignement primaire et secondaire d’ici 2015. Ils ont Ă©galement fait des progrĂšs en ce qui concerne l’achĂšvement des Ă©tudes primaires et, dans une moindre mesure, la rĂ©duction de l’extrĂȘme pauvretĂ©, mais ils sont dans la situation inverse pour ce qui est de rĂ©duire la mortalitĂ© maternelle et infantile et d’amĂ©liorer l’accĂšs aux services d’assainissement. 

 

La rĂ©gion Afrique subsaharienne est quant Ă  elle en retard pour la rĂ©alisation de la plupart des ODM. Bien qu’elle ait rĂ©alisĂ© plus de 60 % des progrĂšs nĂ©cessaires pour atteindre ceux concernant la paritĂ© des sexes, l’achĂšvement des Ă©tudes primaires, l’accĂšs Ă  l’eau potable et la rĂ©duction de l’extrĂȘme pauvretĂ©, elle doit se concentrer d’urgence sur les objectifs touchant Ă  la santĂ©, et en particulier la rĂ©duction de la mortalitĂ© maternelle.

 

 




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