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Le Comité du Développement renforce son soutien aux filets de protection sociale

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  • Le Comité conjoint de la Banque mondiale et du FMI a conclu ses réunions de printemps à Washington.
  • Il voit dans la protection sociale un moyen pour les pauvres de mieux résister aux crises.
  • Selon lui, la Banque mondiale « dispose de moyens uniques » pour conseiller les pays sur la manière de mettre le secteur privé au service du développement.

21 avril 2012 — La Banque mondiale a obtenu l’aval de ses pays membres pour les efforts accrus qu’elle entend mener à l’appui de systèmes de protection sociale efficaces et viables au plan budgétaire, a déclaré le président Robert B. Zoellick alors que les Réunions de printemps 2012 de la Banque et du Fonds monétaire international touchaient à leur fin à Washington.

« Lors des réunions internationales, nous entendons beaucoup parler de systèmes de protection financière à l’échelle mondiale, et nous devons accorder le même degré d’attention aux dispositifs de protection de la personne humaine », a-t-il dit samedi lors de la conférence de presse du Comité du développement. « Nous savons que les institutions d’une taille trop importante pour faire faillite représentent un danger. Mais n’oublions pas qu’au-delà du discours sur les systèmes financiers, la réglementation et les pare-feux, ce sont les personnes qui sont trop importantes pour être mises en faillite. »

« Assurer une protection sociale est rationnel sur le plan du développement », a déclaré à cet égard le communiqué du Comité du développement, qui est composé des Gouverneurs de la Banque mondiale et du FMI. « Les filets de protection sociale ont permis aux populations pauvres de mieux résister à la dernière crise financière et sont également un élément important des efforts de réduction de la pauvreté à long terme lorsqu’ils sont bien ciblés, sont d’un coût abordable, tiennent compte des besoins différents des femmes et des hommes et sont viables. »

Bien que les économies émergentes et en développement affichent encore une croissance relativement soutenue, les pays pauvres continuent d’avoir besoin d’un appui, ont par ailleurs déclaré les membres du Comité. Ils ont demandé à la Banque d’apporter son appui à la mise en œuvre d’une « Nouvelle donne pour l’appui international aux États fragiles » et de continuer à rechercher des solutions à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition.

Le Comité a exprimé son soutien au Groupe de la Banque dans un autre domaine, estimant qu’il « dispose de moyens uniques » pour innover et conseiller les pays sur la manière de mettre le secteur privé au service du développement.

« La reprise mondiale dépend de la mise en place de mesures d’incitation appropriées pour attirer les financements privés », a noté à ce sujet M. Zoellick, « et le Groupe de la Banque mondiale joue un rôle moteur dans l’élaboration de politiques publiques qui favorisent l’innovation, l’investissement et la création d’emplois par le secteur privé. »
« Au bout du compte, le meilleur filet de protection, c’est un emploi », a-t-il conclu.

Alors que le mandat de M. Zoellick est sur le point de prendre fin, les membres du Comité ont tenu à rendre hommage à la manière dont il a dirigé la Banque depuis cinq ans, citant notamment à cet égard l’efficacité et la rapidité des actions qu’elle a menées sous sa conduite en réponse aux crises alimentaires et financières et aux catastrophes naturelles. Ils ont également salué le haut degré de priorité que la Banque, à son initiative, a accordée aux dossiers de la parité hommes-femmes, du changement climatique, de l’agriculture et de l’infrastructure, ainsi que l’action qu’elle a menée au niveau des pays fragiles et touchés par un conflit.

M. Zoellick a contribué à transformer le Groupe de la Banque mondiale pour en faire une institution plus ouverte, transparente, responsable et prête à opérer dans une nouvelle ère de « multilatéralisme modernisé », a encore souligné le Comité.

Il a par ailleurs félicité Jim Yong Kim de sa nomination pour succéder à M. Zoellick, et remercié Ngozi Okonjo-Iweala et José Antonio Ocampo de leurs candidatures et de leurs idées très utiles pour le Groupe de la Banque mondiale.

Un certain nombre de documents de référence (disponibles ci-dessous en anglais) avaient été soumis aux membres du Comité du développement à l’occasion de ces Réunions de printemps 2012. En voici la liste :