Beijing, le 3 mai 2012. En optant pour des technologies propres, les villes chinoises peuvent contribuer Ă atteindre les objectifs nationaux de rĂ©duction dâĂ©nergie et dâĂ©missions de carbone, et devenir plus vivables, efficaces, compĂ©titives et, au final, plus vivables, peut-on lire dans un nouveau rapport de la Banque mondiale, publiĂ© ce jour. DâaprĂšs les estimations, les villes sont responsables Ă hauteur de 70 % des Ă©missions de gaz Ă effet de serre liĂ©es Ă la production d'Ă©nergie. Sachant que la population urbaine de la Chine devrait sâaccroĂźtre de quelque 350 millions dâhabitants durant les vingt prochaines annĂ©es, on conçoit quâil y a lieu dâagir de toute urgence.  Ce rapport, intitulĂ© Sustainable Low-Carbon City Development in China, vise Ă transmettre aux dĂ©cideurs de lâadministration centrale ainsi quâĂ ceux des municipalitĂ©s, des villes et des bourgades de Chine des enseignements pratiques sur le dĂ©veloppement durable Ă faible intensitĂ© carbone, tirĂ©s de lâexpĂ©rience de la Banque mondiale et de ses relations de longue date avec de nombreuses provinces et villes chinoises.  « Il est capital de sâattaquer aux Ă©missions des villes chinoises si lâon veut que le pays atteigne lâobjectif de son 12e Plan quinquennal qui est de rĂ©duire son intensitĂ© carbone de 17 % », a dĂ©claré Klaus Rohland, Directeur des opĂ©rations de la Banque mondiale pour la Chine. « Le rapport offre un cadre aux mesures que les villes chinoises peuvent prendre, ce quâelle ont dĂ©jĂ commencĂ© Ă faire, pour promouvoir Ă la fois leur dĂ©veloppement Ă©conomique et une croissance sobre en carbone. »  Le rapport avance que lâindustrie et la production dâĂ©nergie sont les principales responsables de lâempreinte carbone des zones urbaines chinoises, chacun de ces secteurs Ă©tant Ă lâorigine, dans certains villes, de quelque 40 % des Ă©missions locales, les 20 % restants provenant des secteurs des transports et du bĂątiment, et des dĂ©chets urbains.  Pour sâorienter vers une croissance dĂ©carbonĂ©e, le rapport montre que les villes devront intervenir sur des fronts multiples. Les mesures ayant une incidence sur lâoccupation des sols et le dĂ©veloppement spatial comptent parmi les plus essentielles, Ă©tant donnĂ© que les Ă©missions de carbone sont Ă©troitement corrĂ©lĂ©es avec les implantations urbaines. En outre, le dĂ©veloppement spatial a trĂšs souvent pour effet de verrouiller les possibilitĂ©s futures : une fois que les villes sâĂ©tendent et dĂ©finissent leur configuration, il est quasiment impossible de faire marche arriĂšre, car les implantations sont globalement irrĂ©versibles et trĂšs coĂ»teuses Ă modifier. Par ailleurs, les villes doivent avoir des bĂątiments et des industries ayant un bon rendement Ă©nergĂ©tique ; des transports offrant des solutions de rechange aux voitures ; et une action rĂ©solue visant la bonne gestion de lâeau, des eaux usĂ©es et des dĂ©chets solides. Enfin, elles doivent inclure des mesures de riposte au changement climatique dans leurs dĂ©cisions de planification et dâinvestissement et dans leurs plans de prĂ©paration aux situations dâurgence.  Le rapport dĂ©finit cinq grandes mesures transsectorielles qui composent le cadre gĂ©nĂ©ral dâun dĂ©veloppement urbain sobre en carbone. Les dĂ©cideurs doivent :  - DĂ©finir les bons indicateurs pour encourager une croissance propre ;
- Compléter les mesures administratives par des outils et des approches fondés sur le jeu des marchés ;
- Rompre le lien existant entre occupation des sols, financements municipaux et extension des zones urbaines ;
- Encourager une plus grande coopération enter les secteurs et les différents niveaux de gouvernement ;
- Ăquilibrer les mesures dâattĂ©nuation et dâadaptation au changement climatique.
 Il met aussi lâaccent sur la nĂ©cessitĂ© dâadopter des mesures ciblĂ©es visant Ă rĂ©soudre des difficultĂ©s sectorielles spĂ©cifiques, notamment liĂ©es Ă lâĂ©nergie, aux transports et aux autres services municipaux, dont la gestion de lâeau et des dĂ©chets. Des recommandations spĂ©cifiques, tirĂ©es de lâexpĂ©rience des villes chinoises et des programmes financĂ©s par la Banque mondiale, sont formulĂ©es pour chacun de ces aspects.  Pour ce qui est de lâĂ©nergie, les auteurs du rapport recommandent que les Ă©lus municipaux encouragent le recours Ă une Ă©nergie plus propre, y compris en tirant le meilleur parti des Ă©nergies renouvelables ; dĂ©veloppent le rĂŽle des mĂ©thodes commerciales de gestion de la demande dâĂ©nergie, notamment en fixant des tarifs qui en reflĂštent le coĂ»t intĂ©gral ; appliquent systĂ©matiquement les codes de maĂźtrise de l'Ă©nergie dans le secteur du bĂątiment, et ; introduisent une facturation basĂ©e sur la consommation pour le chauffage des districts.  Sâagissant des transports urbains, les villes doivent encourager la marche Ă pied et lâusage du vĂ©lo ; amĂ©liorer la qualitĂ© des services de transport public ; intĂ©grer diffĂ©rents modes et services de transport public ; gĂ©rer plus efficacement la propriĂ©tĂ© et lâutilisation des vĂ©hicules en introduisant des taxes et des redevances, et ; dĂ©velopper le recours aux vĂ©hicules Ă©lectriques quand les conditions sây prĂȘtent.  En ce qui concerne la gestion de lâeau, les villes doivent sâemployer Ă compacter les schĂ©mas de dĂ©veloppement urbain afin de rĂ©duire au minimum les besoins dâĂ©quipement et les coĂ»ts de pompage. Elles doivent aussi réévaluer leurs mĂ©thodes et stratĂ©gies dâadduction et de traitement dâeau afin de minimiser les besoins dâĂ©nergie, et amĂ©liorer la gestion de la demande au moyen dâune stratĂ©gie de facturation adaptĂ©e. Dans le domaine de la gestion des dĂ©chets, elles doivent sâemployer Ă promouvoir une rĂ©duction des volumes produits, la sĂ©paration des dĂ©chets, le compostage et le recyclage pour limiter le recours Ă lâincinĂ©ration et Ă la mise en dĂ©charge.  « Les dĂ©fis complexes auxquels sont confrontĂ©es les villes chinoises appellent une approche globale, fondĂ©e sur des mesures coordonnĂ©es aux diffĂ©rents niveaux dâintervention des pouvoirs publics ainsi que de la sociĂ©tĂ© civile », a indiquĂ© Axel Baeumler, Ă©conomiste senior de la Banque mondiale, chargĂ© des infrastructures, et coĂ©diteur du rapport.                      Shomik Mehindratta, Ă©galement coĂ©diteur du rapport et spĂ©cialiste principal des transports urbains Ă la Banque mondiale, a ajouté : « Lâadministration centrale a dĂ©fini des objectifs clairs visant Ă rĂ©duire lâintensitĂ© carbone de son Ă©conomie ; mais quelques mesures clĂ©s, adoptĂ©es en complĂ©ment â lâaction Ă mener sur le foncier et les finances municipales, et la promotion de la coordination entre les diffĂ©rentes entitĂ©s gouvernementales â pourraient aider les municipalitĂ©s Ă appliquer des plans dâaction efficaces favorisant une croissance sobre en carbone. »  Pendant la pĂ©riode couverte par le 12e Plan quinquennal de dĂ©veloppement et au-delĂ , la Chine a la possibilitĂ© dâengager des approches et des stratĂ©gies Ă faible intensitĂ© carbone, allant des innovations dans les technologies nouvelles Ă une meilleur maĂźtrise de lâĂ©nergie dans lâindustrie, en passant par une gestion mieux maĂźtrisĂ©e de la croissance urbaine. Les villes du futur seront ainsi plus viables, efficaces, compĂ©titives et vivables.  Contacts : à Beijing : Li Li, (86-10) 5861-7850, Lli2@worldbank.org Ă Washington : Chisako Fukuda, (202) 473-9424, cfukuda@worldbank.org  Pour les demandes de diffusion : Natalia Cieslik, (202) 458-9369, ncieslik@worldbank.org   Le rapport est disponible dans son intĂ©gralitĂ© Ă lâadresse : http ://www.worldbank.org/china  Rejoignez-nous sur Facebook : http ://www.facebook.com/worldbank Suivez notre actualitĂ© sur Twitter : http ://www.twitter.com/worldbank Retrouvez-nous sur YouTube : http ://www.youtube.com/worldbank  |