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Haïti : 1000 adolescentes vont bénéficier d’une formation technique pour faciliter leur insertion sur le marche du travail

Disponible en: English
Communiqué de presse n°:2012/440/LAC

PORT-AU-PRINCE, 9 mai 2012 — La Banque mondiale a annoncé, aujourd’hui, l’extension en Haïti de l’Initiative pour les adolescentes, un programme mondial public-privé visant à  promouvoir l’autonomie économique de 12000 jeunes filles et jeunes femmes dans huit pays. En Haiti, ce sont 1000 adolescentes âgées de 17 à 20 ans qui bénéficieront d’une formation technique non-traditionnelle dispensée dans un ensemble de centres de formations certifiés.

 

Les jeunes filles recevront par ailleurs une formation à la vie professionnelle (éthique de travail, confiance en soi, bonnes pratiques de comportement dans un environnement professionnel, etc.). Une bourse leur sera également versée via un système de banque mobile afin de couvrir les frais de transport et autres coûts associés au suivi de la formation au cours de laquelle, ou au terme de celle-ci, les bénéficiaires du projet seront mises en relation avec des employeurs par le biais d’un stage, idéalement considéré comme une première étape à l’emploi. Cette formation prendra directement en compte les besoins des employeurs partenaires de l’Initiative.

 

Pour Sheyla Durandisse, chef de cabinet de la ministre de la condition féminine et au droit des femmes, « l’Initiative pour les adolescentes en Haïti intègre les dimensions communautaires, éducatives et professionnelles afin de prendre en compte l’ensemble des défis auxquels les jeunes filles haïtiennes doivent faire face pour améliorer durablement leur situation sociale et économique ».

 

Mise en place à Port-au-Prince, et ciblant de manière prioritaire les quartiers défavorisés, la formation sera dispensée en deux phases. 500 jeunes filles seront formées en 2012 et 500 en 2013.

 

À Haïti où la proportion des moins de 30 ans atteint environ 70 % de la population, les adolescentes et les jeunes femmes issues de foyers pauvres, comme dans de nombreux pays en développement, ont, au même niveau d’études, plus de difficultés, que les garçons, à s'insérer dans la vie active après l'école. Or le dernier Rapport sur le développement dans le monde montre que les investissements en faveur des adolescentes permettent de rompre le cycle de la pauvreté entre les générations. A titre d’exemple, les jeunes filles participant a Progama Joven, en Argentine, ont vu leurs revenus augmenter significativement ainsi qu’une hausse de l’emploi dans leur groupe de 9 à 12 point de pourcentage. Au Pérou, les jeunes filles bénéficiaires du projet ProJoven ont vu leur salaire augmenter de 92% après 18 mois de formation. 

 

Pour Alexandre V. Abrantes, envoyé spécial de la Banque mondiale en Haïti, « l’enseignement technique est un aspect essentiel du développement du capital humain en Haïti. Il est à la croisée des chemins des défis de l’emploi et de la croissance du pays dans les cinq prochaines années et au delà ».

 

L'annonce du lancement de l'Initiative pour les adolescentes à Haïti intervient à l'occasion d'une journée de conférences et débats organisés pour présenter l'initiative et ainsi que les innovations et les réalisations des programmes de développement destinés aux adolescentes des pays en développement. 

 

L'Initiative pour les adolescentes

 

L'Initiative a été lancée au Libéria en 2008, dans le cadre du Plan d'action pour la parité hommes-femmes du Groupe de la Banque mondiale – « La parité hommes-femmes, un atout pour l'économie » – afin de faciliter aux adolescentes le passage de l'école à l'emploi productif.

 

Dotée jusqu'à présent d'un financement de 22 millions de dollars, l'Initiative est déjà présente en Afghanistan, en Jordanie, au Libéria, au Népal, en République démocratique populaire lao, au Rwanda et au Sud-Soudan. Les partenaires de la Banque mondiale pour l'Initiative sont la Fondation Nike et les Gouvernements des pays et entités suivants : Afghanistan, Australie, Danemark, Jordanie, Libéria, Népal, Norvège, République démocratique populaire lao, Royaume-Uni, Rwanda, Sud-Soudan et Suède. La Banque mondiale met également en place des partenariats avec d'autres organisations des secteurs publics et privé intéressées.

 

Aide de la Banque mondiale à Haïti

 

Le Groupe de la Banque mondiale a engagé 479 millions de dollars EU au cours des 24 premiers mois de la reconstruction d'Haïti. Ce soutien a été livré par le biais de nouveaux fonds, des décaissements, le soutien du secteur privé, et un allégement de la dette. En outre, les donateurs de l'IDA ont alloué une somme exceptionnelle de 530 millions de dollars EU dans le cadre du Mécanisme de riposte à la crise pour la période 2012-2014. La Note Stratégique Intérimaire pour l'année 2012 utilisera la moitié de ces ressources. Avec environ 10 pour cent des fonds engagés, l'IDA est l'un des 5 plus grands donateurs d'Haïti.

Contacts:

À Washington : Melanie Zipperer, +1 (202) 468-9841, mzipperer@worldbank.org

À Port-au-Prince : Olivier Puech : +1 (202) 549-0790, opuech@worldbank.org 

 

Pour plus d'informations sur l'Initiative pour les adolescentes, consulter la page Genre et développement (http://go.worldbank.org/D1PR18DHX0) 

 

Pour plus d'informations sur les activités de la Banque mondiale en Haïti, consulter la page 

http://www.banquemondiale.org/haiti 

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