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La Banque mondiale donne une nouvelle impulsion Ă  la lutte contre la sĂ©cheresse dans la Corne de l’Afrique et au Sahel

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Communiqué de presse n°:2012/436/AFR

WASHINGTON, 8 mai 2012 – La Banque mondiale a annoncĂ© aujourd'hui que neuf millions de personnes sont actuellement confrontĂ©es Ă  des pĂ©nuries alimentaires dans la Corne de l'Afrique (contre 13,3 millions en septembre 2011, au plus fort de la sĂ©cheresse). Au Sahel, qui comprend principalement le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie et le Niger, prĂšs de 14 millions de personnes sont menacĂ©es par la faim en raison de la sĂ©cheresse, du manque de nourriture, de l'instabilitĂ© politique et des conflits qui sĂ©vissent dans la rĂ©gion.

 

Lors d’une rĂ©union visant Ă  informer ses administrateurs de l’évolution de la situation, la Banque mondiale a soulignĂ© qu'elle s’employait Ă  attĂ©nuer l'impact sur le dĂ©veloppement des deux sĂ©cheresses qui frappent simultanĂ©ment la Corne de l'Afrique et le Sahel. Elle a indiquĂ© qu’un plan d’intervention dotĂ© d’1,8 milliard de dollars avait Ă©tĂ© engagĂ© en rĂ©ponse Ă  la sĂ©cheresse qui sĂ©vit dans la Corne de l’Afrique. Ce plan, qui a pour objectif premier de rĂ©pondre aux besoins alimentaires immĂ©diats des populations, repose par ailleurs sur une approche Ă  long terme qui vise Ă  promouvoir les investissements dans la santĂ© et la nutrition, l’amĂ©lioration des prĂ©visions mĂ©tĂ©orologiques, la mise en place de systĂšmes d’alerte rapide, le renforcement des capacitĂ©s d’adaptation Ă  la sĂ©cheresse et d’autres mesures de gestion des risques.

 

À ce jour, 147 millions de dollars ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©caissĂ©s et 944 millions ont Ă©tĂ© engagĂ©s en vue de la mise en Ɠuvre accĂ©lĂ©rĂ©e de projets et programmes de prĂ©vention de la sĂ©cheresse. Outre ces initiatives, le projet rĂ©gional d’aide sanitaire et nutritionnelle dans la Corne de l’Afrique a permis de traiter dans les camps de rĂ©fugiĂ©s plus de 35 000 enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition, grĂące Ă  des financements obtenus au titre du MĂ©canisme de riposte aux crises.

 

« Notre stratĂ©gie a pour objet de rĂ©pondre aux besoins immĂ©diats dans le cadre de projets de dĂ©veloppement continus menĂ©s dans les pays les plus durement touchĂ©s par la sĂ©cheresse, tout en favorisant la mise en place de capacitĂ©s durables d’adaptation Ă  la sĂ©cheresse », a dĂ©clarĂ© Makhtar Diop, Vice-prĂ©sident de la Banque mondiale pour la rĂ©gion Afrique. « Nous travaillons en collaboration Ă©troite avec les pays de la rĂ©gion et nos partenaires pour que le processus de dĂ©veloppement dĂ©bouche sur des rĂ©sultats positifs qui contribueront Ă  amĂ©liorer les conditions de vie des plus pauvres. »

 

Face un climat en pleine Ă©volution qui risque d’intensifier les phĂ©nomĂšnes mĂ©tĂ©orologiques extrĂȘmes, les Ă©quipes de la Banque mondiale en Afrique sont dĂ©terminĂ©es Ă  aider les pays des deux rĂ©gions du continent touchĂ©es par la sĂ©cheresse afin de stimuler la croissance Ă©conomique et d’attĂ©nuer les souffrances des populations.

 

Aide de la Banque mondiale en faveur des populations de la Corne de l’Afrique et du Sahel

 

Les Ă©valuations de la Banque mondiale montrent que la sĂ©cheresse a des incidences particuliĂšrement dĂ©favorables sur le dĂ©veloppement Ă©conomique de la Corne de l’Afrique. Les pertes financiĂšres qu’ont subies Djibouti, le Kenya et l’Ouganda pourraient reprĂ©senter Ă  elles seules jusqu’à 13,6 milliards de dollars. Les perspectives sont d’autant plus alarmantes que les prĂ©cipitations prĂ©vues en 2012 devraient ĂȘtre infĂ©rieures Ă  la moyenne dans la rĂ©gion.

 

·         Éthiopie : un nouveau programme de protection sociale a Ă©tĂ© mis en Ɠuvre pour venir en aide Ă  trois millions de personnes en situation d’insĂ©curitĂ© alimentaire transitoire. Un certain nombre de mesures ont Ă©tĂ© prises pour renforcer les mĂ©canismes de protection sociale et accroĂźtre les investissements, l’objectif Ă©tant de stimuler la production et d’amĂ©liorer les infrastructures rurales afin de permettre aux pauvres d’avoir plus facilement accĂšs Ă  la nourriture. 

·         Somalie : un financement de 9 millions de dollars versĂ© au titre du Dispositif mondial de rĂ©duction des effets des catastrophes et de relĂšvement (GFDRR) a permis de fournir un emploi temporaire Ă  97 000 personnes dans le cadre d’un programme « argent contre travail » et d’appuyer le relĂšvement du secteur de la production vivriĂšre grĂące Ă  la remise en Ă©tat d'actifs productifs comme la terre, le cheptel et les ressources en eau.

 

 La sĂ©cheresse dans la Corne de l'Afrique et les Ă©vĂ©nements qui se dĂ©roulent dans le Sahel ont un impact Ă©norme sur les pauvres et les populations dĂ©placĂ©es par les conflits. Les gens sont tout simplement incapables de trouver de la nourriture soit parce qu’elle est trop chĂšre, soit parce qu’ils ont Ă©tĂ© contraints de fuir la violence qui rĂšgne dans les camps de rĂ©fugiĂ©s » explique Jamal Saghir, Directeur du DĂ©partement du dĂ©veloppement durable pour l'Afrique Ă  la Banque mondiale. « Les pauvres sont toujours les plus durement touchĂ©s par les sĂ©cheresses. »

 

La sécheresse dans le Sahel ne cesse de s'aggraver depuis la baisse des précipitations enregistrée en 2011.

 

Les migrations de rĂ©fugiĂ©s contribuent aussi Ă  alourdir le bilan de la sĂ©cheresse, comme dans le cas du Mali, oĂč un rĂ©cent coup d'État a entraĂźnĂ© le dĂ©placement de plus de 320 000 personnes. Parmi les autres pays sahĂ©liens victimes de la sĂ©cheresse ayant bĂ©nĂ©ficiĂ© de l’aide de la Banque mondiale, on peut Ă©galement citer les exemples suivants :

  • Niger : une aide budgĂ©taire supplĂ©mentaire d’un montant de 15 millions de dollars a Ă©tĂ© fournie au gouvernement pour combler le dĂ©ficit budgĂ©taire provoquĂ© par la crise alimentaire et la crise libyenne ; par ailleurs, quatre opĂ©rations de prĂȘt Ă  l’investissement ont Ă©tĂ© rĂ©visĂ©es afin d’y intĂ©grer des transferts monĂ©taires, des microprojets et des dispositifs d’emploi contre travail en faveur des personnes rapatriĂ©es. 
  • Tchad : on procĂšde actuellement Ă  la rĂ©vision du projet de soutien Ă  l'agriculture de production (PAPA), en cours d’exĂ©cution, afin de favoriser le renforcement de la sĂ©curitĂ© alimentaire grĂące au financement accĂ©lĂ©rĂ© d’infrastructures Ă  petite Ă©chelle.

Des partenariats essentiels

 

La Banque mondiale travaille en collaboration Ă©troite avec les institutions du systĂšme des Nations Unies, l’Union europĂ©enne et diverses institutions rĂ©gionales telles que l'AutoritĂ© intergouvernementale pour le dĂ©veloppement (IGAD), Le ComitĂ© permanent inter-États de lutte contre la sĂ©cheresse dans le Sahel (CILSS) et la CommunautĂ© Ă©conomique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), afin de promouvoir la coopĂ©ration dans tous les secteurs.

 

L’action de la Banque s’appuie sur les outils trĂšs pointus de surveillance satellitaire et de collecte de donnĂ©es d’organisations de premier plan telles que la National Aeronautics and Space Administration (NASA) et sur le programme sur les nouvelles technologies de l’information pour l’aide humanitaire, la coopĂ©ration et l’action, dont l’objectif est d’utiliser les TIC en rĂ©ponse aux problĂšmes climatiques.

 

Points de contact : 

À Washington : 

Sarwat Hussain : (202) 473-4967, shussain@worldbank.org

Aby K. Toure : (202) 473-8302, akonate@worldbank.org

 

 

Pour plus d’informations sur l’action de la Banque mondiale contre la faim et les effets de la sĂ©cheresse : http://go.worldbank.org/ES5VW6H4W0

 

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