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République démocratique du Congo : fiche de résultats

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République démocratique du Congo : Aider le pays à atteindre un taux de croissance à deux chiffres dans les 15 prochaines années

RDC : Aider le pays à atteindre un taux de croissance à deux chiffres dans les 15 prochaines années


En bref

La R√©publique d√©mocratique du Congo (RDC) a enregistr√© un taux de croissance de 6 √† 7¬†% au cours des derni√®res ann√©es. Les principaux obstacles √† l'acc√©l√©ration de la croissance sont le manque d'infrastructures, les taux de pauvret√© et de ch√īmage √©lev√©s, la faible productivit√© agricole, les d√©faillances li√©es √† la gouvernance et au climat de l'investissement, de m√™me que l'inefficacit√© du secteur public. Le programme financ√© par l'IDA a √©t√© con√ßu de sorte √† essayer de r√©pondre √† certains des principaux probl√®mes de d√©veloppement, notamment la restauration des services sociaux. De 2008 √† 2012, il a notamment permis d'obtenir les r√©sultats suivants¬†: l'acc√®s d'environ 15¬†millions de personnes aux services sociaux de base et, dans le cadre de la lutte contre le paludisme, la distribution massive de moustiquaires impr√©gn√©es d'insecticide √† effet r√©manent √† plus de 1¬†million de m√©nages. Les dynamiques communautaires ont √©t√© restaur√©es √† travers plus de 900¬†projets pilot√©s par les communaut√©s et la r√©alisation de 354¬†√©coles, de 73¬†centres de sant√©, de 43¬†march√©s et 70¬†travaux d'adduction d'eau.


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Défi

La RDC est un pays √† faible revenu dot√© d'immenses potentialit√©s ‚ÄĒ¬†c'est l'un des pays les plus riches au monde en termes de ressources naturelles, avec notamment ses mines, ses for√™ts et son potentiel hydro√©lectrique¬†‚ÄĒ mais qui n'est pas parvenu √† traduire ses atouts en une croissance largement r√©partie qui permettait d'enrayer le fort taux de pauvret√© (70¬†% en 2011). Port√©e par les ressources naturelles, son √©conomie est √† la merci des chocs alimentaires et financiers. Les √©lections r√©centes ainsi que les probl√®mes de gestion des ressources publiques et d'inefficacit√© de l'administration ont rendu le pays plus vuln√©rable aux chocs et aux crises. Par ailleurs, la coordination efficace des interventions demeure difficile dans un pays qui abrite la quasi-totalit√© des agences des Nations unies, des centaines d'organisations non gouvernementales (ONG) et nombre de donateurs importants. Le d√©fi consiste √† renforcer la cr√©dibilit√© et le fonctionnement de l'√Čtat tout en am√©liorant les conditions de vie des populations, en contribuant √† l'instauration d'une croissance largement r√©partie et en cr√©ant les conditions n√©cessaires √† l'essor du secteur priv√©.

 

Démarche

En raison de sa situation de pays √† faible revenu, de son taux de pauvret√© √©lev√© (70¬†% en 2011) et des lourdes menaces qui p√®sent sur sa stabilit√© et ses perspectives √©conomiques, le pays fait face √† d'√©normes besoins et est tr√®s demandeur des services de l'Association internationale de d√©veloppement (IDA). Apr√®s la reprise de ses activit√©s en RDC au d√©but des ann√©es 2000, la Banque mondiale a entrepris une s√©rie d'op√©rations d'urgence dans le but de contribuer au redressement du pays apr√®s la p√©riode de conflit et de fournir les services essentiels √† la population. D√®s lors, l'IDA s'est orient√©e progressivement vers une approche sectorielle, en focalisant ses interventions dans un petit nombre de secteurs, conform√©ment √† l'Agenda de Kinshasa, qui pr√©conise le renforcement de la coordination entre les donateurs. L'objectif global de la strat√©gie d'aide de la Banque pour la RDC consiste √† renforcer la cr√©dibilit√© et le fonctionnement de l'√Čtat tout en am√©liorant les conditions de vie des populations, en contribuant √† l'instauration d'une croissance largement r√©partie et en cr√©ant les conditions n√©cessaires √† l'essor du secteur priv√©. La Banque a recours √† une combinaison d'instruments¬†en RDC, √† savoir les activit√©s de pr√™t, les activit√©s hors pr√™ts et les fonds fiduciaires.

 

Résultats

Entre 2008 et 2012, l'assistance de l'IDA a grandement contribué :

i) au processus de consolidation de la paix par la d√©mobilisation de plus de 107¬†000¬†adultes et de 34¬†000¬†enfants soldats et la r√©insertion d'environ 89¬†000¬†ex-combattants dans l'activit√© √©conomique gr√Ęce au Programme d'urgence de d√©mobilisation et de r√©insertion¬†;

ii) √† la diminution du co√Ľt et de la dur√©e des d√©placements : la dur√©e des trajets sur les 137¬†kilom√®tres de route entre Lubumbashi et Kasomeno au Katanga a √©t√© r√©duit de sept jours √† deux heures gr√Ęce au Projet de soutien d'urgence √† la r√©unification √©conomique et sociale, tandis que les prix des principaux produits ont √©t√© r√©duits de 60¬†% dans les zones situ√©es entre Kisangani et Beni¬†;

iii) à une progression de la prise de conscience et du positionnement de la RDC dans les dossiers mondiaux liés à la préservation des forêts et au changement climatique.

Amélioration du climat des affaires

Le soutien de l'IDA à l'amélioration du climat des affaires à travers le Projet de développement du secteur privé et de promotion de la compétitivité qui est en cours d'exécution, ainsi que l'aide fournie par la Société financière internationale (IFC), la banque publique de développement allemande KfW et l'Union européenne (UE), ont abouti à : i) la réduction du délai nécessaire pour la création d'une entreprise (en baisse de 51 % sur les exercices 2008-2012 correspondant à la période de la stratégie d'aide-pays) ; ii) la réduction du délai nécessaire pour l'obtention d'un titre de propriété et pour l'obtention d'un permis de construire (en baisse de 54 %) ; iii) l'institution d'un guichet unique pour l'administration douanière ; iv) la réduction du nombre des taxes (de 118 à 30) ; v) la préparation de la RDC en vue de son adhésion à l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) ; et vi) la facilitation de l'entrée de la RDC au sein de l'Agence pour l'assurance du commerce en Afrique (la RDC représente actuellement le plus gros portefeuille d'activités de l'Agence). 

Amélioration de la gouvernance et renforcement des capacités du secteur public

L'IDA finance deux op√©rations sur la gouvernance et son soutien a abouti √† des r√©sultats tangibles et √† des progr√®s r√©els dans certains des secteurs cruciaux pour la croissance √©conomique et la r√©duction de la pauvret√©¬†: i) des cadres de d√©penses √† moyen terme ont √©t√© pr√©par√©s pour certains minist√®res et provinces et les syst√®mes de gestion des finances publiques et de gestion des ressources humaines ont √©t√© renforc√©s dans quatre provinces (Katanga, Sud-Kivu, Bandundu et Kasa√Į-Occidental)¬†; ii) les donn√©es sur l'ex√©cution budg√©taire de l'administration centrale sont r√©guli√®rement publi√©es¬†; iii) un nouveau code de passation des march√©s a √©t√© mis en place et s'est accompagn√© de la cr√©ation des organismes charg√©s de sa mise en Ňďuvre¬†; iv) l'examen juridique de 156¬†contrats d'exploitation foresti√®re par une commission interminist√©rielle a √©t√© men√© avec succ√®s au d√©but de l'ann√©e 2009 et a abouti √† la confirmation des 80¬†concessions ayant √©t√© jug√©es conformes aux crit√®res d√©finis et √† l'annulation de toutes les autres¬†; et v) 47¬†contrats de responsabilit√© ont √©t√© sign√©s entre les concessionnaires et les communaut√©s locales.

Amélioration des indicateurs du développement humain

Les activit√©s en mati√®re de d√©veloppement humain ont port√© principalement sur la prestation des services, ce qui a contribu√© √† accro√ģtre sensiblement l'acc√®s aux services de sant√© et d'√©ducation, de m√™me que la protection sociale dans les zones couvertes par les projets :

i) Dans le secteur de la sant√©, 83¬†centres de sant√© de district (dans les provinces de Bandundu, √Čquateur, Kinshasa, Katanga et Maniema) sur les 515 que compte le pays ont b√©n√©fici√© du soutien de l'IDA, ce qui a abouti aux r√©sultats suivants : un accroissement du taux de vaccination dans les zones cibl√©es, avec une augmentation de 20 points de pourcentage de la couverture du DPT3, une r√©duction de 20¬†points de pourcentage des ruptures de stock et une progression de la proportion d'accouchements effectu√©s avec l'assistance d'un personnel qualifi√© de 47 √† 80¬†%¬†(soit +¬†33 points de pourcentage). Ces am√©liorations ont √©t√© rendues en partie possibles par la construction, la remise en √©tat ou l'√©quipement de 475¬†centres sanitaires et la formation de 8¬†556¬†agents de sant√©. Plus de 1¬†million de m√©nages ont re√ßu des moustiquaires impr√©gn√©es d'insecticide √† effet r√©manent et 65¬†% des enfants dorment aujourd'hui sous des moustiquaires contre 32¬†% au d√©but du projet.

ii) Dans le secteur de l'√©ducation, par le biais du Projet d'urgence de r√©habilitation urbaine et sociale, les charges r√©currentes (d√©penses non salariales) de 26¬†141¬†√©coles ont √©t√© prises en charge dans le pays, ce qui a permis de r√©duire voire d'√©liminer les contributions des parents. Globalement, 13,5¬†millions d'enfants ont b√©n√©fici√© de cette activit√©. Dans le cadre du Projet pour l'√©ducation, 14¬†millions de manuels scolaires ont √©t√© distribu√©s, le paiement des salaires de 72¬†% des enseignants dans les √©coles ¬ę¬†agr√©√©es¬†¬Ľ est devenu automatique et des strat√©gies ont √©t√© √©labor√©es pour l'enseignement primaire, secondaire et sup√©rieur. Le taux d'ach√®vement de la scolarit√© est pass√© de 54¬†% en 2008 √† 56,7¬†% en 2010, tandis que le taux de scolarisation demeurait √† 91¬†% et la parit√© filles-gar√ßons progressait de 80 √† 86¬†%. Plus de 145¬†000¬†enseignants sur 210¬†000 ont b√©n√©fici√© de guides p√©dagogiques pour am√©liorer leur capacit√© √† enseigner. Dans l'enseignement sup√©rieur, un soutien a √©t√© √©galement fourni afin d'√©valuer la qualit√© des √©tablissements, ce qui a abouti √† la fermeture d'un nombre consid√©rable d'institutions jug√©es peu performantes.

iii) Dans le secteur du d√©veloppement social, le Projet d'action sociale, qui vise √† am√©liorer l'acc√®s des communaut√©s pauvres aux activit√©s socio-√©conomiques et √† accro√ģtre les ressources disponibles au niveau des communaut√©s, a r√©alis√© 354¬†√©coles, 73¬†centres de sant√©, 43¬†march√©s et 70¬†travaux d'adduction d'eau. Le taux de scolarisation s'est accru de 34¬†% (contre un objectif de 35¬†%), l'acc√®s aux consultations m√©dicales dans les √©tablissements r√©habilit√©s ou construits a augment√© de 92¬†% (contre un objectif de 50¬†%). Le projet a √©largi l'acc√®s √† des services d'eau am√©lior√©s pour pr√®s de 221¬†000¬†personnes, et recueilli un taux de satisfaction de 70¬†% concernant la conception du projet et parmi ses b√©n√©ficiaires. Enfin, 90¬†% des comit√©s villageois charg√©s de la gestion des sous-projets sont toujours op√©rationnels. Le projet couvre toutes les provinces et d'autres sous-projets sont en cours d'ex√©cution.

 

Contribution de la Banque

L'enveloppe allouée à la RDC au titre de la 15e reconstitution des ressources de l'IDA (soit la période 2008-2011) s'élevait à 721,8 millions de DTS (équivalant à environ 1,097 milliard de dollars). Ce montant, qui comprend l'allocation spéciale post-conflit, a été affecté principalement à des opérations de prêt (soit, respectivement, 416, 610 et 410 millions de dollars pour les exercices 2009, 2010 et 2011).

En outre, la Banque a financ√© pendant la p√©riode d'IDA-15 des √©tudes importantes qui visent √† approfondir la connaissance du pays, ainsi qu'√† aider le gouvernement √† √©laborer des politiques et des r√©formes sectorielles. Ces √©tudes comprennent i) une analyse spatiale du paysage infrastructurel, qui a fourni un cadre permettant de d√©terminer les priorit√©s d'investissement en mati√®re d'infrastructure et mis en √©vidence l'√©tendue des besoins d'investissement (environ 5¬†milliards de dollars par an)¬†; ii) une √©tude diagnostique sur l'int√©gration du commerce qui a soulign√© la n√©cessit√© d'am√©liorer le commerce transfrontalier et de mettre en Ňďuvre les r√©formes appropri√©es¬†; iii) une √©tude sur le financement des syst√®mes de sant√©¬†; iv) une √©tude sur la jeunesse qui a mis en avant un certain nombre d'aspects qui devraient retenir l'attention des d√©cideurs politiques¬†; v) une analyse du climat de l'investissement¬†; v) le premier m√©morandum √©conomique sur le pays depuis la reprise des aides de la Banque √† la RDC en 2001¬†; et vi) une s√©rie de travaux d'analyse financ√©s par plusieurs bailleurs de fonds sur la d√©centralisation, lesquels ont aid√© la Banque √† renforcer son dialogue avec les autorit√©s congolaises sur cette question.

Le portefeuille actuel de la Banque en RDC comprend 15 projets représentant un engagement de 1,88 milliard de dollars dont 903,2 millions de dollars ont été décaissés (à la fin décembre 2011). Il comprend en outre deux projets régionaux représentant un montant total de 938 millions de dollars dont 769 millions n'ont pas été décaissés. Environ 64 % du portefeuille est consacré à l'infrastructure (eau, énergie et routes), 18 % au développement humain, 11 % à l'agriculture et au développement du secteur privé, et 7 % à la gouvernance et au secteur minier.

 

Partenaires

Dans le cadre des dispositions d'IDA-15, la Banque a intensifi√© ses efforts de coordination des bailleurs de fonds en RDC. L'aide publique au d√©veloppement en faveur de la RDC finance √† l'heure actuelle 50¬†% des d√©penses publiques, qui ont repr√©sent√© un montant d'environ 2¬†milliards de dollars en 2010. La collaboration entre l'IDA et les autres partenaires de d√©veloppement a √©t√© sensiblement renforc√©e depuis l'√©laboration en 2007 du cadre d'assistance-pays pour 2007-2010, dont √©mane la strategie d'aide de la Banque (pour les exercices 2008-2011). En juin 2009, la Banque a aid√© √† organiser le Forum sur l'efficacit√© de l'aide, qui a abouti √† la mise en place d'un cadre de coordination connu sous le nom d'¬ę¬†Agenda de Kinshasa¬†¬Ľ et d'un certain nombre de groupes th√©matiques dont trois sont codirig√©s par la Banque (gouvernance, industrie et mines).

Conform√©ment √† l'Agenda de Kinshasa, qui pr√©conise une meilleure r√©partition des t√Ęches entre les donateurs et l'utilisation de m√©canismes d'ex√©cution harmonis√©s (√† d√©faut d'utiliser les syst√®mes nationaux), les donateurs sont en train de r√©viser leur aide au pays dans le but de recentrer leurs programmes. La Banque concentre ses efforts sur l'am√©lioration de la gouvernance et de l'acc√®s aux services sociaux ainsi que sur le soutien aux activit√©s li√©es √† la croissance en investissant fortement dans l'infrastructure (√©nergie, routes). Elle s'efforce √©galement de nouer des partenariats strat√©giques avec d'autres donateurs dans les domaines o√Ļ se concentrent ses efforts et o√Ļ elle pr√©sente un avantage comparatif ‚ÄĒ¬†par exemple, le partenariat avec le D√©partement pour le d√©veloppement international du Royaume-Uni dans les secteurs des routes et des industries extractives √† travers le projet en cours sur la croissance bas√©e sur la gouvernance dans le secteur minier (PROMINES) ou dans le secteur de l'√©nergie avec la Banque africaine de d√©veloppement (BAD)¬†‚ÄĒ tout en recherchant des compl√©mentarit√©s avec les acteurs s√©curitaires/diplomatiques et humanitaires. La Banque a assum√© le premier r√īle dans l'√©laboration de m√©canismes communs pour la mise en Ňďuvre des projets dans le souci d'aider √† r√©duire le co√Ľt des transactions commerciales et d'√©viter de faire peser un fardeau excessif sur les capacit√©s d√©j√† insuffisantes du gouvernement. Elle a ainsi cr√©√©, en collaboration avec la BAD et la Banque europ√©enne d'investissement (BEI), une cellule d'ex√©cution conjointe pour les programmes du secteur de l'√©nergie financ√©s par les trois institutions.

 

Perspectives

Les interventions futures pourraient s'appuyer sur des partenariats avec d'autres donateurs, ainsi que sur la gouvernance et le renforcement des capacit√©s nationales pour l'utilisation des concours de l'IDA. Les domaines d'intervention seront limit√©s afin de garantir un impact plus grand et tiendront compte des avantages comparatifs que poss√®de la Banque dans des secteurs qui rev√™tent une importance strat√©gique pour stimuler la croissance et cr√©er le plus d'emplois possibles. Dans ce cadre, l'appui de l'IDA pourrait porter sur le renforcement de l'offre et de la demande de bonne gouvernance, l'infrastructure et les services d'infrastructure ainsi que sur la r√©forme du climat des affaires en vue de lib√©rer le potentiel du secteur priv√© et de favoriser le d√©veloppement de l'agriculture. Une attention prioritaire sera port√©e au portefeuille actuel et la qualit√© des nouvelles op√©rations devra b√©n√©ficier de toute l'attention de l'√©quipe. La d√©marche de la Banque sera guid√©e par le souci de r√©duire le nombre des op√©rations de pr√™t, eu √©gard √† la n√©cessit√© d'observer une plus grande s√©lectivit√©, tout en privil√©giant des partenariats afin de r√©partir le fardeau. De plus, la Banque coop√©rera √©troitement avec les administrations provinciales dans la mise en Ňďuvre de ses programmes, en concevant progressivement ces derniers au niveau m√™me des provinces ‚ÄĒ¬†√† l'instar de l'op√©ration men√©e dans le secteur agricole qui s'est concentr√©e sur la province de l'√Čquateur.

 

Bénéficiaires

Il y a peu encore, l'√©cole primaire Shaba ne semblait destin√©e qu'aux enfants indigents. Situ√©e dans la banlieue de Lubumbashi, la capitale de la province du Katanga (au sud-est de la RDC), elle occupait un vieux magasin de l'√©poque coloniale¬†; sans porte ni banc, elle accueillait √† peine 30¬†√©l√®ves. ¬ę¬†Seuls les enfants issus de familles pauvres √©taient inscrits dans notre √©cole et chaque fois qu'il pleuvait, tout le monde restait √† la maison¬†¬Ľ, se rem√©more son directeur, Placide Yombo. Les choses ont chang√© apr√®s que l'√©cole a fait peau neuve au d√©but de l'ann√©e 2010 gr√Ęce au Projet d'action sociale d'urgence (PASU), qui a financ√© 34¬†projets d'un montant de 2,8¬†millions de dollars au Katanga. Le b√Ętiment compte aujourd'hui six nouvelles salles de classe √©quip√©es de bancs et de tableaux, √† la grande satisfaction du directeur, qui travaille maintenant dans un bureau flambant neuf¬†: ¬ę¬†Ces nouveaux b√Ętiments nous ont permis de gagner la confiance des parents et nos effectifs ont augment√©¬†¬Ľ. Le nombre d'enfants scolaris√©s dans l'√©cole de M.¬†Yombo est effectivement mont√© en fl√®che, puisqu'il atteint √† pr√©sent 250¬†√©l√®ves. Les raisons en sont √©videntes¬†: des salles de classe en plus grand nombre et bien √©quip√©es, des bureaux administratifs, des toilettes propres...

Jean-Baptiste Kialeka Mulopo est le directeur de l'√©cole primaire Makelele, situ√©e √† Bandalungwa, un quartier pauvre de Kinshasa. Il fait part de sa joie apr√®s la r√©novation de son √©cole entreprise dans le cadre du Projet pour le secteur de l'√©ducation financ√© par l'IDA¬†: ¬ę¬†Je me r√©jouis de ces travaux. Ils nous ont permis d'augmenter le nombre de nos √©l√®ves. Aujourd'hui, les √©l√®ves peuvent suivre la classe sur des bancs et non plus assis par terre... Avant l'intervention de la Banque mondiale, l'√©cole √©tait totalement d√©labr√©e car elle n'avait pas √©t√© remise en √©tat depuis sa cr√©ation en 1955. Ce n'est qu'en 2008 que l'on a vu une am√©lioration, lorsque la Banque mondiale a r√©habilit√© notre √©cole dans le cadre du Projet pour l'√©ducation. En tant que p√®re et en tant que directeur d'√©cole, je suis tr√®s reconnaissant pour cette chance qui est offerte √† mes √©l√®ves, une chance qui n'a malheureusement pas encore √©t√© donn√©e √† d'autres √©coles. Une ann√©e seulement apr√®s mon affectation, mon √©cole a √©t√© s√©lectionn√©e par la Banque mondiale pour √™tre r√©nov√©e. Cela a √©t√© un grand honneur et une grande joie pour moi¬†!¬†¬Ľ.

(a) indique une page en anglais.



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