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Perspectives solides pour le monde en développement, mais des embûches à l’horizon

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  • Le pire est passé mais l’économie mondiale est fragile, selon les Perspectives économiques mondiales
  • Les pays en développement doivent accroître leur productivité
  • Les pays à hauts revenus resteront fragiles en 2013

15 janvier 2013 – Quatre ans après le début de la crise financière mondiale, le pire semble passé…

Cependant l’économie mondiale reste fragile et les pays à hauts revenues continuent à souffrir de volatilité et de croissance ralentie, selon la dernière édition des Perspectives Economiques Mondiales de la Banque mondiale, parue aujourd’hui.

Malgré la lenteur de la croissance des pays à hauts revenus, les perspectives pour les pays en développement restent solides (bien qu’1 ou 2 points de pourcentage de moins par rapport à la période d’avant-crise). Pour regagner ces taux de croissance plus rapides, les pays en développement devront se focaliser sur des politiques nationales qui stimulent la productivité pour assurer une croissance robuste sur le long terme.

La Banque mondiale estime que le PIB mondial a augmenté de 2,3 pourcent en 2012. La croissance est attendue pratiquement inchangée à 2,4 pourcent en 2013, avant de se renforcer progressivement à 3,1 pourcent en 2014 et 3,3 pourcent en 2015.

Les pays en développement ont enregistré parmi leurs plus bas niveaux de croissance économique de la dernière décennie en 2012, avec un PIB estimé en croissance de 5,1 pourcent. La croissance des pays en développement est vue en expansion à 5,5 pourcent en 2013, se renforçant à 5.7 pourcent et 5,8 pourcent en 2014 et  2015, respectivement.

La croissance dans les économies à hauts revenus demeure faible, leur PIB n’augmentant que de 1,3 pourcent en 2012 et prévu à un niveau ralenti identique à 1,3 pourcent en 2013. La croissance devrait s’affermir progressivement à 2 pourcent en 2014 puis 2,3 pourcent en 2015. Dans la zone Euro, la croissance est désormais prévue de retour en territoire positif en 2014, avec un PIB attendu en contraction de 0,1 pourcent en 2013, avant d’augmenter légèrement à 0,9 pourcent en 2014 et 1,4 pourcent en 2015.

La croissance mondiale de biens et de services, qui a crû de 3,5 pourcent en 2012, est attendu en hausse, accélérant à 6 pourcent en 2013 et 7 pourcent en 2015.

Bien que réduits, les risques à la baisse de l’économie mondiale perdurent et comprennent : une panne de l’avancée de la résolution de la crise de la dette de la zone Euro et des problèmes budgétaires aux Etats-Unis, la possibilité d’un ralentissement brutal de l’investissement en Chine et une interruption de l’approvisionnement mondial de pétrole.

Dans cet environnement externe affaibli, la croissance des pays en développement devra venir de l’intérieur, par le renforcement de la gouvernance et l’investissement dans les infrastructures, l’éducation et les soins de santé.
Résumés régionaux

La croissance dans la région Asie de l’Est et Pacifique a ralenti à un niveau estimé de 7,5 pourcent en 2012, d’un niveau de 8,3 pourcent en 2011, du fait principalement d’une demande externe et d’actions anti-inflationnistes chinoises faibles. La croissance dans la région, sans compter la Chine, a ralenti moins rapidement du fait d’une expansion robuste de la demande intérieure. La croissance régionale du PIB est vue en reprise à 7,9 pourcent en 2013 avant de se stabiliser à environ 7,5 pourcent en 2015, avec une économie chinoise en expansion à environ 8,4 pourcent en 2013, avant de s’établir à 7,9 pourcent d’ici  2015. Hors-Chine, la croissance régionale est prévue en moyenne à 5,9 pourcent sur 2013-2015 sur la base de demande intérieure forte et des flux de commerce mondiaux intensifiés.

La croissance du PIB en Europe et Asie centrale est estimée s’être ralentie abruptement à 3 pourcent en 2012, après 5,5 pourcent en 2011 alors que la région confrontait des vents contraires importants, notamment une faible demande externe, le désendettement des banques européennes, la sécheresse et des pressions inflationnistes dues aux prix des matières premières. La croissance dans la région est attendue en rebond à 3,6 pourcent en 2013 et 4,3 pourcent en 2015. Les perspectives à moyen terme pour la région dépendront essentiellement d’avancées dans la résolution de déséquilibres externes (gros déficits de comptes courants) et nationaux (gros déficits budgétaires, chômage et inflation), du manque de compétitivité et de contraintes structurelles.

Dans la région Amérique latine et Caraïbes la croissance du PIB a baissé à un niveau estimé à 3 pourcent en 2012 (à partir de 4,3 pourcent en 2011) du fait d’un ralentissement net de la demande locale dans les plus importantes économies de la région et d’un environnement externe faible. La croissance au Brésil, la plus importante économie de la région, n’a crû que d’un niveau estimé de 0,9 pourcent en 2012. Un environnement macro-économique plus accommodant, des flux de capitaux plus substantiels (notamment d’IDE) et une demande externe plus robuste, devraient soutenir la croissance régionale pendant 2013-2015, pour atteindre une moyenne de 3,8 pourcent.

La croissance dans la région Moyen Orient et Afrique du Nord continue d’être affectée par l’incertitude politique et les troubles dans plusieurs pays. Le PIB régional est estimé d’avoir crû de 3,8 pourcent en 2012 (après une baisse de 2,4 pourcent en 2011). La production régionale est prévue en ralentissement à 3,4 pourcent en 2013, passant à 4,3 pourcent en 2015, en assumant que l’incertitude actuelle et les troubles locaux s’apaisent, que le tourisme se renforce et que les exportations de la région s’affermissent, à mesure que la demande mondiale se renforce. 

En Asie du Sud la croissance a faibli à un niveau estimé de 5,4 pourcent en 2012 (7,4 pourcent en 2011), du fait principalement d’un ralentissement brutal en Inde, où la croissance du PIB (mesuré au coût des facteurs) est prévue à 5,4 pourcent durant l’exercice qui prend fin en mars 2013. La croissance du PIB régional est attendu en augmentation de 5,7 pourcent au cours de l’exercice 2013, de 6,4 pourcent et de 6,7 pourcent respectivement en en 2014 et 2015, sous l’impulsion de réformes politiques en Inde, d’une activité d’investissement plus forte, d’une production agricole normale et d’une amélioration de la demande d’exportations. La croissance en Inde (au coût des facteurs) est prévue à 6,4 pourcent au cours de l’exercice 2013, remontant à 7,3 pourcent en 2015.

La croissance en Afrique sub-saharienne est restée robuste à 4,6 pourcent en 2012. Hors Afrique du Sud, la plus importante économie de la région, le PIB a augmenté de 5,8 pourcent en 2012, avec un tiers des pays de la région croissant à au moins 6 pourcent. Une demande locale robuste, des prix de matières premières durablement élevés, des volumes d’exportation accrus (du fait de capacités nouvelles dans le secteur des ressources naturelles) et des flux d’épargne expatriée stables ont soutenu la croissance en 2012. Cependant, l’augmentation a été contrainte par des facteurs locaux, notamment un resserrement de politique monétaire antérieur, des conflits sociaux prolongés et des troubles politiques. La région est prévue en croissance à ses niveaux d’avant la crise de 5 pourcent durant 2013-15.

(a) indique une page en anglais.




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