La Banque mondiale présente un plan d'action pour aider les pays africains à produire des résultats

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Communiqué de presse No:2006/070/AFR

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Washington, le 12 septembre 2005 — Les administrateurs de la Banque mondiale ont examiné la semaine dernière le Plan d’action pour l’Afrique du Groupe de la Banque, qui doit appuyer les efforts déployés par les pays africains pour accélérer leur croissance, s’attaquer à la pauvreté et atteindre les objectifs de développement pour le Millénaire (ODM).

 

« Cet effort ne sera couronné de succès que si les pays développés et les pays en développement assument leurs responsabilités mutuelles, qu’il s’agisse de produire des résultats ou de fournir une aide » a expliqué Paul Wolfowitz, président de la Banque mondiale. « Le Plan d’action pour l’Afrique propose une série de mesures concrètes qui permettront à la Banque et à la communauté du développement dans son ensemble d’accroître la mesure dans laquelle elles peuvent aider chaque pays d’Afrique à accélérer son rythme de croissance, à permettre aux groupes pauvres et à la population féminine de participer au programme de réduction de la pauvreté et de profiter de nouvelles opportunités. »

 

             Le Plan d’action pour l’Afrique qui doit être examiné par le Comité du développement durant l’Assemblée annuelle de la Banque mondiale et du FMI s’appuie sur les engagements pris par la communauté internationale pour mobiliser des ressources supplémentaires aux fins du développement de l’Afrique. Il concrétise également les engagements pris par les pays membres du G-8 et d’autres partenaires avant la réunion de Gleneagles et durant celle-ci en formulant des mesures claires et concrètes pour garantir que les pays africains, le Groupe de la Banque mondiale et la communauté de développement orientent leurs efforts sur l’obtention de résultats mesurables. De manière générale, le plan définit un cadre pour guider l’utilisation des ressources disponibles pour la période 2006-2008 en vue de produire des résultats dans les domaines de la croissance économique, du développement humain et de la réduction de la pauvreté, et pour faire en sorte que le surcroît d’aide qui sera accordé par rapport aux niveaux actuels soit utilisé de manière à en démultiplier l’impact.

 

La recherche de réalisations déterminées est un aspect essentiel du Plan d’action. « Il est important pour tous d’obtenir des résultats » explique  Gobind Nankani, vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique. « Les populations demandent à leurs dirigeants de faire en sorte que leurs conditions de vie s’améliorent ; les bailleurs de fond, quant à eux, veulent être sûrs que l’apport de ressources additionnelles produira des résultats. »

 

Accélérer la croissance et créer des opportunités pour les pauvres

 

             Dans le cadre de ce plan, les pays africains, avec l’appui de leurs partenaires de développement, concevront des stratégies pour accélérer leur croissance économique et donner la possibilité à une plus grande partie de leur population, notamment les groupes pauvres et la population féminine, de participer à cette croissance et d’en bénéficier.

 

             Le Plan d’action pour l’Afrique met essentiellement l’accent sur la fourniture d’un appui aux pays africains dans trois grands domaines :

  • l’établissement d’un appareil étatique capable et l’amélioration de la gouvernance ;
  • le renforcement des facteurs de la croissance — tels que le développement d’un secteur privé africain dynamique, l’accroissement des exportations, l’augmentation des investissements dans l’infrastructure, l’amélioration de la productivité de l’agriculture ; et l’investissement dans les actifs des groupes de population pauvres ou défavorisés, notamment les femmes, par le biais d’un relèvement de leur niveau d’instruction, de l’amélioration de leur état de santé et de l’élargissement de leur accès à des opportunités économiques ;
  • l’accroissement de l’impact des partenariats forgés entre gouvernements, pays bailleurs de fond et organismes de développement.

 

             Le plan d’action établit des engagements déterminés, tels que l’accroissement de l’appui financier fourni pour assurer un enseignement primaire gratuit dans 15 pays par le biais de l’Initiative pour l’accélération du programme « Éducation pour tous» ; l’augmentation des financements au titre de programmes d’infrastructures dans différents domaines, notamment les routes et l’électricité, pour porter le montant des investissements annuels de 1,8 milliard de dollars à 2,8 milliards de dollars en deux ans. Il formule des programmes pour permettre à la Banque d’élargir la portée du Programme renforcé de lutte contre le paludisme de 150 % dans 17 pays et il prévoit l’octroi de financements beaucoup plus importants au titre des programmes de lutte contre le VIH/SIDA dans 10 pays ainsi que la réalisation des investissements supplémentaires nécessaires pour atteindre l’objectif des ODM relatif à la population féminine dans dix pays d’ici 2008. Le Plan l’action prévoit également le déroulement d’une action concertée avec le Consortium africain pour l’infrastructure en vue de mobiliser des ressources au titre de projets d’infrastructure d’envergure aussi bien nationale que plurinationale.


 

L’Afrique est sur le point de changer de cap

 

             Le développement de l’Afrique subsaharienne continue de représenter le défi le plus grave qui se pose au monde en ce domaine. Au cours des 20 dernières années, le nombre de pauvres a doublé en Afrique pour passer de 150 millions à 300 millions de personnes, soit plus de 40 % de la population de la région. L’Afrique est toutefois prête à changer de cap : les responsables sont désormais plus résolus à aider l’Afrique à prendre l’initiative et à acquérir la maîtrise des programmes de développement ; les résultats économiques et sociaux s’améliorent, puisque dans 16 pays le taux de croissance annuel moyen du PIB dépasse 4,5 % ; les deux tiers des pays de la région affichent des progrès en direction d’un ou plusieurs ODM, et la moyenne des notes attribuées dans le cadre de l’Évaluation de la politique et des institutions nationales (CPIA) de la Banque augmente depuis dix ans.

 

 

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Le texte intégral du Plan d’action pour l’Afrique se trouve sur le site anglais : www.worldbank.org/afr

 




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