Données essentielles  |  | 2006* | Population, total (en millions) | 2,0 | Croissance démographique (% annuel) | 1,1 | Espérance de vie à la naissance, total (années) | 47 | Indice de pauvreté à 2 dollars par jour (PPP) | 56 | PIB (en USD courants) (en millions) | 6 126 | Croissance du PIB (% annuel) | 3,5 | RNB par habitant, méthode de l’Atlas (en dollars courants) | 2 990 | Inflation, prix à la consommation (% annuel) | 2,3 | Investissement direct étranger, apports nets (% du PIB) | 3,1 | Chômage, total (% de la population active totale) | 30,1 | Délai nécessaire pour la création d’une entreprise (jours) | 95 | Utilisateurs d’Internet (pour 1 000 personnes) (chiffre de 2004) | 37 | Source : Indicateurs du développement dans le monde. *Données les plus récentes disponibles entre 2001 et 2006 |
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La Namibie est un pays à revenu intermédiaire dont les succès remarquables sont à mettre au crédit d’une démocratie parlementaire multipartite qui garantit une bonne gestion de l’économie, la bonne gouvernance, le respect des libertés civiles fondamentales et des droits de l’homme. Au moment où elle accède à l’indépendance en 1990, la Namibie hérite d’une infrastructure physique fonctionnelle et d’une économie de marché, ainsi que de ressources minières abondantes et d’une administration publique relativement bien établie. Toutefois, en raison des déséquilibres socio-économiques créés par le régime de l’Apartheid, la Namibie hérite d’une société essentiellement à double vitesse. La structure de son économie ne facilite guère la création d’emplois et la réduction de la pauvreté, et les inégalités dans le pays atteignent des niveaux inacceptables. Ce sont autant de défis qui figurent en tête des priorités de développement du Gouvernement. La Namibie a énormément progressé dans le traitement des problèmes structurels : l’accès à l’enseignement de base est devenu plus équitable et la couverture des soins de santé primaire est plus étendue. La Namibie fait partie des 10 premiers pays au monde en termes de pourcentage du PIB consacré aux dépenses d’éducation, et occupe le second rang sur le continent après l’Afrique du Sud pour ce qui est du montant des dépenses par habitant consacrées à la santé. Les autorités ont amélioré l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, créé les conditions nécessaires pour garantir la parité hommes-femmes, et lancé des programmes visant à protéger les ressources environnementales et naturelles du pays. La Namibie est également un des rares pays d’Afrique subsaharienne offrant un filet de protection sociale aux personnes du troisième âge, aux personnes handicapées, des orphelins et enfants vulnérables, et des anciens combattants. Il s’est doté d’une Loi sur la sécurité sociale qui prévoit le droit au congé de maternité, au congé-maladie et aux prestations médicales. Malgré ces avancées, l’indice de développement humain de la Namibie le classe au 125è rang sur 177 pays analysés dans le Rapport sur le développement humain de 2006. Même si la Namibie est en bonne voie pour atteindre certains des objectifs de développement pour le Millénaire, il lui sera difficile d’atteindre l’objectif relatif au VIH/SIDA. Économie Résultats économiques La Namibie est une petite économie ouverte étroitement liée à l’Afrique du Sud. Avec un revenu par habitant 3 000 dollars environ en 2006, elle est classée dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire, tranche inférieure. Elle a bénéficié au cours des dernières années d’une croissance régulière, d’une inflation modérée, de forts excédents extérieurs et d’un faible niveau d’endettement qui s’expliquent par des politiques budgétaires généralement prudentes, un climat politique stable, une infrastructure relativement développée, et un cadre juridique et réglementaire approprié. La Namibie enregistre depuis son indépendance un taux de croissance économique de 4,3 % en moyenne par an, qui a suffi à accroître le revenu par habitant pendant l’essentiel de cette période.   | Croissance réelle du PIB en Namibie (1994-2006) (variation annuelle en pourcentage) |
Dans l’ensemble, l’économie du pays est dominée par le secteur public et privé des services, qui représentent près de 60 % de la production globale et explique en grande partie sa croissance. Les bons résultats obtenus par le passé par la Namibie en matière de stabilité macroéconomique tiennent en partie à son arrimage crédible à la monnaie sud-africaine, le Rand, grâce à son appartenance à la Zone monétaire commune. La Namibie est ainsi arrimée au dispositif de ciblage de l’inflation mis en place par l’Afrique du Sud, de sorte que les tendances de l’inflation en Namibie se rapprochent de très près de celles de l’Afrique du Sud. La Namibie continue d’afficher un fort excédent du compte courant représentant en moyenne 6,5 % du PIB de 2002 à 2005 et atteignant un niveau estimé à 14 % du PIB en 2006. Les exportations représentent à peu près 40 % du PIB, tandis que les diamants et autres minéraux représentent près de 60 % du volume total des exportations. L’Afrique du Sud est le principal partenaire commercial de la Namibie. La Namibie a observé le principe de prudence dans la gestion de sa dette publique. En 2004/05, la dette publique se situait à 33,8 % du PIB et devrait tomber selon les projections à 24,8 % en 2007/08, ce qui est en deçà du niveau de 25 % visé par le Gouvernement. À la fin de l’exercice budgétaire 2005/2006, le montant total de la dette extérieure de la Namibie représentait 5,2 % du PIB, un niveau plus faible que celui de la plupart des pays d’Afrique subsaharienne. Défis à relever et priorités du Gouvernement La Namibie a obtenu de très bons résultats au cours des 17 dernières années et peut espérer en un avenir radieux compte tenu de ses résultats économiques stables, de la qualité de son cadre réglementaire et du dynamisme de son secteur privé. Les signaux généralement favorables aux plans de la croissance et des perspectives macroéconomiques sont modérés par : la persistance d’une pauvreté largement répandue ; le taux de chômage élevé ; et la distribution inégale des richesses et des revenus du pays. S’il est vrai que la pauvreté a régressé depuis indépendance, elle reste importante (27 %). Avec un coefficient de Gini de 0,6, l’inégalité est parmi les plus élevées au monde. La prévalence du VIH marque un recul salutaire (ramenée à 19,7 % de la population adulte en 2005, contre 22 % en 2003), mais demeure une grave menace pour le développement. La Namibie a un des taux de prévalence de la tuberculose les plus élevés au monde, ce qui aggrave la crise du VIH. Programme du Groupe de la Banque mondiale Programme exécuté à ce jour La Namibie, un des derniers pays à avoir rejoint la Banque, est devenu membre de la BIRD, de l’IFC et de la MIGA en 1990. Dans les premières années, le pays a bénéficié d’un certain nombre d’activités d’analyse et de conseils, dont certaines menées conjointement avec le Gouvernement et visant essentiellement à répondre aux défis de développement auxquels il était confronté. La Namibie a bénéficié de plusieurs dons du Fonds pour l’environnement mondial (FEM). Deux projets du FEM sont actuellement en cours : Projet intégré de gestion communautaire des écosystèmes et le Projet de conservation et de gestion des côtes namibiennes. Un troisième projet (de dimension modeste) du FEM—un partenariat pilote pour la gestion durable des terres – est en cours de préparation. La Banque mondiale a fourni une assistance limitée pour la lutte contre le VIH à travers un don du Fonds de développement institutionnel (IDF). Ce don est destiné à favoriser un partenariat entre les principaux acteurs en vue de la mise en oeuvre du plan national à moyen terme de lutte contre le VIH/SIDA (2004-2009). La Namibie bénéficie également de l’assistance technique de l’Équipe mondiale de suivi et évaluation du Sida et d’initiatives de renforcement des capacités en direction des pays à revenu intermédiaire d’Afrique australe. En mai 2007, la toute première Note de stratégie intérimaire (NSI) pour la période de 2007 à 2009 a été présentée au Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale. La SNI envisage un modèle économique flexible aligné sur le processus budgétaire et de prise de décision du Gouvernement qui privilégie l’appui analytique et technique. Le premier prêt de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) pour la Namibie – un Prêt à l’appui de politiques de développement (7,5 millions de dollars) – a été approuvé en mai 2007. Il portera essentiellement sur : l’élaboration de politiques et d’instruments spécifiques pour l’application de réformes sectorielles ; la mise en œuvre de ces politiques ; et le renforcement des capacités institutionnelles requises pour l’exécution effective des réformes sectorielles. La Société financière internationale (IFC) a participé à de petits investissements : un projet de pêche (Pescanova) et une prise de participation dans la première compagnie locale d’assurance-vie du pays (Namibia Life). Un prêt de l’IFC a financé la construction d’un hôtel de 110 chambres, Best Western, au nord de la Namibie. Sur le front de l’assistance technique, l’IFC a collaboré avec le Conseil agronomique de Namibie en vue de mobiliser des fonds fiduciaires destinés à la réalisation d’une étude de faisabilité relative à une industrie d’égrenage de coton. L’ Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) n’est pas intervenue de manière active en Namibie. Contacts Bureau de la Banque mondiale à Prétoria, Afrique du Sud Directeur Pays: Ruth Kagia Téléphone bureau: (27-12) 431-3100 rkagia@worldbank.org | Responsable des communications senior : Mallory Saleson Téléphone bureau: (27-12) 431-3100 Msaleson@worldbank.org | Responsable en chef des opérations: M. Dirk Reinermann Téléphone bureau: (27-12) 431-3144 Dreinermann@worldbank.org | Chargé de l'Information Publique : Mmenyane Seoposengwe Téléphone bureau : (27-12) 431-3103 Mseoposengwe@worldbank.org | Economiste en chef: Preeti Arora Téléphone bureau : (27-12) 431-3129 Parora@worldbank.org | Assistante de direction senior : Paula Lamptey Téléphone bureau : (27-12) 431-3105 Plamptey@worldbank.org | Responsable-pays : Eugenia Marinova Téléphone bureau : (27-12) 431 3121 Emarinova@worldbank.org |  | Locaux 1 er étage, Pro Equity Court 1250 Pretorius Street Hatfield, Pretoria 0083 République sud-africaine Fax bureau : (27-12) 431-3134 | Adresse postale The World Bank P.O. 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