| Données essentielles                                               Dernière mise à jour en Mars 2009 
 | 2008* | Population, total (en millions) | 48.7 | Croissance démographique (% annuel) | 0.4 | Espérance de vie à la naissance, total (années) | 50 | Indice de pauvreté à 2 dollars par jour (PPP) | 34 | PIB (en USD courants) (en millions) | 276 | Croissance du PIB (% annuel) | 3.1 | RNB par habitant, méthode de l’Atlas (en USD courants) | 5390 | Inflation, prix à la consommation (% annuel) | 11.8 | Investissement direct étranger, apports nets (% du PIB) | 0.8 | Chômage, total (% de la population active totale) | 22 | Délai nécessaire pour la création d’une entreprise (jours) | 22 | Utilisateurs d’Internet (pour 1 000 personnes) (chiffre de 2004) | 109 | Source : Indicateurs du développement dans le monde *Données les plus récentes disponibles entre 2001 et 2008 |
 En 1994, le passage de l’Afrique du Sud de l’apartheid à une démocratie constitutionnelle a été l’un des évènements politiques les plus marquants de notre époque. Cet évènement est la preuve irréfutable que par la voie pacifique et la négociation, il est possible de partir du conflit et de l’injustice pour aboutir à la coopération et à la réconciliation. Depuis 1994, l’ANC (African National Congress – le Congrès national africain) a remporté des victoires éclatantes à chacune des élections démocratiques qui ont été organisées. Les élections sont bien organisées, le scrutin est honnête, et la presse n’est pas bâillonnée. De petits partis d’opposition, au nombre desquels figure le Congress of the People (Congrès du peuple) qui vient d’être créé, font beaucoup de bruit et jouissent d’une réelle liberté politique. En 1999, Thabo Mbeki, qui avait succédé à Nelson Mandela à la tête de l’ANC, est devenu le nouveau président de l’Afrique du Sud, son mandat ayant été reconfirmé en 2004. Après la démission du président Mbeki en septembre 2008, le président adjoint de l’ANC, Kgalema Motlanthe, a été élu président par le Parlement, et il a prêté serment le 25 septembre 2008. Le président Motlanthe a formé un nouveau gouvernement comprenant de nombreux ministres qui faisaient partie du gouvernement de son prédécesseur, ce qui a garanti la continuité. Les élections générales doivent se tenir le 22 avril 2009. L’Afrique du Sud est un pays qui connaît de graves disparités en matière de revenus et de fortunes. Grâce à une performance satisfaisante en matière de croissance au cours de la période post-apartheid, la pauvreté absolue a connu un déclin de 10 points de pourcentage, passant de 58 à 48 % entre 2000 et 2005. D’autre part, les inégalités entre les races, les sexes et les lieux de résidence ont augmenté. À titre d’exemple, l’inégalité entre les groupes raciaux, telle que mesurée par le coefficient de Gini a augmenté, passant de 0,64 à 0,69 au cours de la période 1995-2005. Malgré une baisse de 7 % au cours des six dernières années, le taux de chômage dans le pays qui est de 22 % demeure très élevé et les pauvres ont un accès limité aux opportunités économiques et aux services de base. Les initiatives prises par le gouvernement pour relever ces défis ont eu des résultats encourageants. La réaffectation des dépenses en faveur des pauvres a contribué à l’amélioration des indicateurs du développement social dans un certain nombre de domaines qui se rapportent notamment à l’accès aux services et à l’éducation. Des progrès ont également été accomplis dans la réalisation de quelques-uns des objectifs de développement pour le Millénaire (ODM). Cependant, les ODM axés sur la réduction de la pauvreté, de la faim, de la mortalité infantile et de la prévalence du VIH/SIDA risquent de ne pas être réalisés, à moins que les progrès ne s’accélèrent considérablement. Performance économique Sans être spectaculaire, la croissance économique est néanmoins robuste : entre 1994 et 2003, le PIB réel a augmenté en moyenne de près de 3 %, ce qui correspond à près de trois fois le taux de croissance enregistré entre 1980 et 1993. Le taux de croissance sur la période 2004-2007 était de l’ordre de 5 %, avant de tomber au taux projeté de 3,1 % en 2008, du fait du ralentissement de l’économie mondiale. La manière dont l’Afrique du Sud recouvre les recettes et gère le budget et la dette est considérée comme optimale au regard des normes internationales, comme le démontre l’existence jusqu’à ces derniers temps d’un budget équilibré et d’un endettement extérieur et intérieur très faible. Dans le cadre des efforts déployés pour réduire l’impact sur l’économie nationale du ralentissement de l’économie mondiale et relever les défis socioéconomiques mis en exergue plus haut, le gouvernement propose une politique budgétaire anticonjoncturelle : il anticipe en effet une forte diminution des recettes et un accroissement des dépenses destinées à amortir l’impact sur l’économie et à renforcer le filet de protection sociale pour les pauvres. Les mesures de relance budgétaire qui sont incorporées dans le budget de l’exercice 09-10 porteront le déficit budgétaire à 3,8 % du PIB et les besoins d’emprunt du secteur public à plus de 7,5 % du PIB. Au cours des quinze dernières années, une meilleure intégration dans l’économie mondiale a entraîné un redressement remarquable de la productivité. Les contrôles de change ont été libéralisés, et la moyenne (non pondérée) des droits sur les importations a été ramenée de 22 % à près de 11 %, les restrictions quantitatives étant quasiment toutes levées. Ces mesures ont permis de diversifier les exportations, en particulier de réduire la prépondérance de l’industrie minière. Cependant, les résultats globaux des exportations demeurent décevants. Ils se sont davantage détériorés récemment, en raison du fléchissement de la demande mondiale et de la baisse des prix. Les exportations de l’Afrique du Sud en proportion du PIB sont tombées à 18 %, soit une chute de presque 25 %, en dollars, au mois de décembre 2008 par rapport à l’année précédente.  | Croissance du PIB réel, inflation et chômage en Afrique du Sud |
Si le succès de l’Afrique du Sud en matière de stabilisation de l’économie est impressionnant, les résultats sur le front de la création d’emplois et de l’investissement laissent beaucoup à désirer. L’investissement a certes augmenté ces dernières années, du fait de la réduction des déficits publics et des coûts d’emprunt peu élevés, mais le niveau relativement faible de l’épargne pèse sur l’investissement intérieur. En outre, l’investissement étranger est relativement insignifiant, notamment en ce qui concerne les « investissements entièrement nouveaux ». Il semblerait que les investisseurs soient découragés par un certain nombre de facteurs, notamment le coût élevé de la main-d’œuvre qualifiée, la volatilité du taux de change, les relations entre partenaires sociaux et la criminalité. Un taux de chômage élevé est l’obstacle le plus important à la réduction de la pauvreté et à l’accélération de la croissance en Afrique du Sud. À la fin de l’apartheid, les taux de chômage ont connu une augmentation, passant de près de 15 % au taux actuel de 22 %, alors que les salaires réels sont restés pratiquement inchangés. Obstacles à surmonter et priorités des pouvoirs publics La stratégie de développement de l’Afrique du Sud est confrontée au double défi d’accélérer la croissance et de partager ses bienfaits, en élargissant la participation, en donnant les mêmes chances à tous, et en améliorant l’incidence de la prestation des services publics. La récente crise énergétique a eu des effets négatifs sur l’économie, notamment sur le secteur minier et elle a poussé à une révision à la baisse des taux de croissance. En 2006, suite en partie au bilan réalisé sur les dix années précédentes, les pouvoirs publics ont lancé l’Initiative de croissance accélérée et partagée pour l’Afrique du Sud (ASGISA). L’un des principaux objectifs de l’ASGISA est de combler le fossé entre la « première » et la « deuxième » économies – une métaphore qui désigne le dualisme existant. Son cadre analytique tire son origine de l’analyse des « contraintes obligatoires », qui ont récemment été formulées par un certain nombre d’économistes de renom international. Les objectifs de développement actuellement visés sont d’éradiquer la pauvreté et de réduire les inégalités: - en accélérant le rythme de la croissance, et le taux d’investissement dans les moyens de production ;
- en menant une politique volontariste de création d’emplois et de promotion de moyens de subsistance durables pour permettre aux personnes marginalisées de s’insérer dans la vie économique ;
- en maintenant un système progressif de protection sociale et en continuant d’investir dans les services communautaires et le développement humain ;
- en améliorant les capacités et l’efficacité de l’État ; et
- en établissant au niveau régional et international des partenariats pour la croissance et le développement.
État actuel du programme Entre 1951 et 1966, la Banque a accordé à l’Afrique du Sud 11 prêts d’un montant total de 242 millions de dollars, en grande partie pour l’extension des voies ferrées et des installations portuaires dans le pays, et pour la production et le transport de l’électricité. La Banque a mis un terme aux opérations de prêt en faveur de l’Afrique du Sud en 1966, et les prêts contractés lors de la période précédente ont été entièrement remboursés. En 1991, la Banque a repris ses activités en Afrique du Sud par le biais d’un vaste programme de renforcement des capacités et de conseil en matière de politique économique. Après 1994, le Groupe de la Banque mondiale a continué de conseiller les pouvoirs publics sur l’action à mener, tout en réduisant son offre de prêts et de dons. En 1997, la Banque a recommencé à accorder des prêts destinés à financer des opérations dans le cadre du Projet sur la compétitivité de l’industrie et la création d’emplois, désormais clos, qui a été entièrement décaissé. En 2002, un prêt d’un montant de 15 millions de dollars a été approuvé au titre du Projet d’assistance technique pour la gestion financière des municipalités (MFMTAP), clos récemment. La BIRD n’a actuellement aucun prêt en cours dans ce pays. L’Afrique du Sud et le Lesotho ont conjointement exécuté le Projet sur l’aménagement hydraulique des hauts plateaux du Lesotho, l’Afrique du Sud se chargeant de rembourser les deux prêts de la Banque mondiale relatifs au présent projet, pour un montant total de près de 90 millions de dollars. Le projet visera à transférer de l’eau des hauts plateaux du Lesotho vers la région de Gauteng en Afrique du Sud. Plusieurs activités de renforcement des capacités ont été financées grâce aux dons provenant du Fonds de développement institutionnel et du programme InfoDev. En outre, la Banque mondiale a géré un certain nombre de dons d’assistance technique octroyés par l’Alliance pour l’avenir des villes à des municipalités sud-africaines. Le programme du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) est l’un des plus vastes, avec des dons à caractère national et régional pour la protection de la nature et les énergies renouvelables, d’un montant total légèrement inférieur à 80 millions de dollars. Le portefeuille engagé de l’IFC en Afrique du Sud est actuellement de 439 millions de dollars pour 18 projets. Il s’agit là du deuxième plus grand portefeuille en Afrique subsaharienne, après le Nigéria. L’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) collabore déjà avec des investisseurs sud-africains pour promouvoir les investissements sud-sud, en particulier en Afrique. De ce fait, l’Afrique du Sud est le septième plus grand investisseur de la MIGA, avec une contribution globale de 267,8 millions de dollars, soit 4,4 % des engagements bruts de l’Agence. Le portefeuille actuel financé par les investisseurs sud-africains est varié et il comprend sept projets ayant été mis en œuvre dans les domaines des industries agricoles, des infrastructures, des industries manufacturières et des secteurs du pétrole et du gaz dans des pays comme l’Afghanistan, le Kenya, le Mozambique, le Swaziland et la Syrie. Si la MIGA considère l’Afrique du Sud avant tout comme un pays investisseur, elle continue de l’aider à attirer les investissements étrangers, dans le but de promouvoir le développement du pays. Actuellement, l’Agence a émis des garanties pour deux projets, financés par des investisseurs suisses et mauriciens, en appui au secteur des services financiers du pays. Ces deux garanties représentent un engagement brut de 12,6 millions de dollars. L’Institut de la Banque mondiale (WBI), entité du Groupe de la Banque mondiale spécialisée dans le renforcement des capacités, a des programmes en cours en Afrique du Sud et a recentré depuis peu son attention sur ce pays. Un programme détaillé de renforcement des capacités a été spécialement élaboré pour répondre aux demandes spécifiques émanant des parties prenantes en Afrique du Sud et pour établir des partenariats avec des institutions locales. Stratégie de partenariat-pays (2008-2012) Conjointement avec l’IFC, la MIGA et le Trésor public sud-africain, la Banque a élaboré une Stratégie de partenariat avec le pays qui a été présentée aux administrateurs en janvier 2008. Cette stratégie définit le cadre de la collaboration entre la Banque et l’Afrique du Sud pour la période 2008-2012. L’aspect le plus important de cette stratégie est qu’elle reflète les priorités de développement du pays lui-même, telles qu’elles sont définies dans l’Initiative de croissance accélérée et partagée de l’Afrique du Sud (ASGISA), et qu’elle prend en compte la position unique de l’Afrique du Sud dans la région. La Banque collabore étroitement avec l’IFC, la MIGA et les autres partenaires de développement présents en Afrique du Sud. Les interventions de la Banque portent en priorité sur : le développement urbain ; le développement du secteur privé ; les infrastructures ; l’établissement de partenariats pour l’Afrique ; la protection sociale ; la réforme foncière et l’agriculture ; et la fourniture de services du secteur public. Personnes à contacter Pour obtenir la liste des personnes pouvant être contactées, cliquez ici. |