Swaziland : fiche-pays

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DONNÉES ESSENTIELLES

Map of Swaziland

2006*

Population, total (en millions)

1,1

Croissance démographique (% annuel)

0

Espérance de vie à la naissance, total (années)

Indice de pauvreté à 2 dollars par jour (PPP)

..

PIB (en dollars courants) (en millions)

2 648

Croissance du PIB (% annuel)

2

RNB par habitant, méthode de l’Atlas (en dollars courants)

2,430

Inflation, prix Ă  la consommation (% annuel)

..

Investissement direct Ă©tranger, apports nets (% du PIB)

..

ChĂ´mage, total (% de la population active totale)

..

Temps nécessaire pour la création d’une entreprise (jours)

61

Utilisateurs d’Internet (pour 1 000 personnes) (chiffre de 2004)

32

Source : Indicateurs du développement dans le monde

*Données les plus récentes disponibles entre 2001 et 2006

Le Royaume du Swaziland est le troisième pays le moins étendu au point de vue territorial et un des pays les moins peuplés du continent africain. Il est aussi un des rares pays africains emprunteurs de la BIRD, en raison de son statut de pays à revenu intermédiaire, tranche inférieure. Dernière monarchie absolue en Afrique, le Swaziland a accédé à l’indépendance en 1968. Les premières élections de l’après-indépendance se sont tenues en 1972.

Pays sans littoral ayant pour seuls voisins l’Afrique du Sud et le Mozambique, le Swaziland était considéré comme un des principaux « états de la ligne front » à l’époque de l’Apartheid en Afrique du Sud. Cette période a également coïncidé avec les premières années d’indépendance du Swaziland.

À cette époque, le Swaziland bénéficiait des investissements de nombreuses entreprises sud-africaines et d’autres entreprises internationales, notamment dans les secteurs de l’industrie et du commerce, tandis que les boycotts et embargos internationaux s’accentuaient contre l’Afrique du Sud.

La plupart des partenaires de développement ont quitté le pays les uns après les autres du début au milieu des années 90 au moment où son grand voisin subissait sa remarquable transformation pacifique vers la démocratie.

En l’absence de mesures compensatoires de la part des autorités swazies, cette transformation a eu pour conséquence inattendue de réduire considérablement l’attrait du Swaziland comme destination des investissements.

Des années 70 au début des années 90, les indicateurs de développement du Swaziland étaient dans l’ensemble l’égal de ceux de l’Asie orientale et des États arabes, et bien au-dessus de ceux de l’Asie du Sud. Par exemple, en 1993, l’espérance de vie était de 57,8 ans, contre 50,9 en Afrique subsaharienne et 61,5 dans tous les pays en développement.

Dans les années 90, cependant, la trajectoire de développement du Swaziland se détériore gravement, tandis que les autres régions continuaient de progresser.

Depuis le début des années 90, l’effet conjugué des choix politiques (notamment en matière de politique macro-budgétaire, de gestion des dépenses publiques et de dépenses sociales) et des problèmes de gouvernance, aggravés par des perturbations exogènes, ont effectivement anéanti trois décennies de progrès vers le développement.

Le Swaziland se situe à l’épicentre de la pandémie mondiale du VIH/SIDA. Il se trouve aujourd’hui face à un désastre social aux dimensions historiques. Malgré une stratégie bien conçue, une solide institution nationale de lutte contre le VIH/SIDA, et un soutien considérable de la part de la communauté internationale, le pays n’a pas encore trouvé un moyen de contrer cette menace.

En conséquence, le Swaziland a le plus fort taux de prévalence du VIH (26 %), le taux de décès le plus important et, à 31 ans, l’espérance de vie moyenne la plus faible au monde, avec – si rien n’est fait pour contrer la pandémie – des effets désastreux sur les tendances démographiques futures du pays. Fait alarmant : un tiers des enfants swazis sont orphelins ou vulnérables.

En 2005, le chef de l’État du Swaziland, dernier monarque au pouvoir en Afrique, le Roi Mswati III, a ratifié la nouvelle constitution du Swaziland, la première en plus de 30 ans. Le Roi exerce une autorité suprême sur les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

Le préambule de la nouvelle constitution affirme que le peuple du Swaziland s’engage à « prendre un nouveau départ dans un nouveau cadre constitutionnel … en quête d’un ordre politique stable, conçu par lui-même ».

La nouvelle constitution, l’adoption par le Gouvernement de la Stratégie et plan d’action pour la réduction de la pauvreté (PRSAP), les améliorations dans le domaine de la gouvernance ainsi qu’un mouvement général de modernisation de la société offrent une occasion historique d’apporter une solution aux difficultés que connaît le pays.

Le cadre décrit ci-dessus offre au Groupe de la Banque mondiale la possibilité de renforcer ces tendances et réduire le risque d’un retour en arrière en répondant favorablement à la demande des autorités en vue d’une augmentation de son appui.

ÉCONOMIE

Performance Ă©conomique

Le Swaziland a une économie assez diversifiée où l’agriculture, la foresterie et les mines représentent environ 13 % du PIB, le secteur manufacturier (textiles et industrie de transformation du sucre) représentent 37 % du PIB et les services – services publics en tête – composent 50 % du PIB.

Les terres immatriculées (Title Deed Lands ou TDL), sur lesquelles est cultivé l’essentiel des cultures à haute valeur (sucre, foresterie, les agrumes) sont caractérisées par des niveaux élevés d’investissement et d’irrigation, et par une forte productivité.

Néanmoins, la majorité de la population – environ 75 % -- est employée dans l’agriculture de subsistance pratiquée sur les terres du domaine public (Swazi Nation Land ou SNL) qui, à l’inverse, souffrent d’un faible niveau de productivité et d’investissement. Cette dualité de l’économie swazie, caractérisée par une industrie textile et des fermes privées industrialisées à forte productivité, d’une part, et par une agriculture de subsistance en baisse de productivité (pratiquée sur des terres du domaine public), d’autre part, pourrait bien expliquer la faible croissance globale du pays, les fortes inégalités et le chômage.

La croissance économique au Swaziland est à la traîne par rapport aux pays voisins. La croissance réelle du PIB depuis 2000 se situe en moyenne à 2,4 %, soit près de 2 points de moins comparé à celle des autres pays membres de l’Union douanière d’Afrique australe (SACU).

La faible productivité agricole enregistrée sur les terres du domaine public, les sécheresses répétées, l’effet dévastateur du VIH/SIDA et un secteur public surdimensionné et inefficace y ont probablement contribué. Les finances publiques du pays se sont détériorées à la fin des années 90 après une décennie marquée par des excédents importants. Sous l’effet conjugué de la baisse des recettes et de l’accroissement des dépenses, le Swaziland a accusé d’importants déficits budgétaires.

Les dépenses considérables effectuées n’ont guère entraîné une accélération de la croissance et n’ont pas profité aux pauvres. Le surcroît de dépenses a été affecté en grande partie aux dépenses ordinaires liées aux salaires, transferts et subventions. La masse salariale constitue aujourd’hui plus de 15 % du PIB et 55 % du montant total des dépenses publiques ; ces taux sont parmi les plus élevés sur le continent africain.

La croissance rapide des recettes de la SACU observée récemment a toutefois inversé la situation budgétaire, d’où un excédent important en 2006, quoique les dépenses ordinaires continuent d’augmenter. Les recettes générées grâce à la SACU représentent aujourd’hui plus de 60 % des recettes totales de l’État.

Du côté positif, le fardeau de la dette extérieure a nettement baissé au cours des 20 dernières années ; la part de la dette extérieure par rapport au PIB était inférieure à 20 % en 2006.

L’économie swazie est étroitement liée à l’économie sud-africaine, qui lui fournit plus de 90 % de ses importations et qui reçoit environ 70 % de ses exportations. Les autres principaux partenaires commerciaux du Swaziland sont les États-Unis et l’Union européenne, qui ont offert au pays des préférences commerciales pour les exportations de vêtement (dans le cadre de la Loi pour la croissance et les opportunités en Afrique, l’AGOA, en direction des États-Unis) et pour le sucre (vers l’Union européenne).

En vertu de ces accords, les exportations de vêtement et de sucre ont atteint des niveaux appréciables, entraînant dans leur sillage une accélération de la croissance et des apports considérables d’investissement direct étranger. Les exportations de textile ont augmenté de plus de 200 % entre 2000 et 2005 et celles du sucre sont en hausse de plus de 50 % sur la même période.

Le dynamisme du secteur des exportations est menacé par la suppression des préférences commerciales accordées aux produits textiles et au retrait progressif des prix préférentiels sur le sucre à destination du marché de l’Union européenne.

Le Swaziland devra ainsi faire face au défi de maintenir une économie compétitive dans un environnement mondial en pleine mutation. Le climat de l’investissement est un facteur indispensable pour relever ce défi.

L’évaluation du climat de l’investissement qui s’est achevé il y a peu fournit à cet égard quelques indices positifs, à savoir que les entreprises du Swaziland sont parmi les plus rentables en Afrique subsaharienne, quoique à un degré moindre que les entreprises des pays à revenu intermédiaire les plus prospères des autres régions. Elles soutiennent plus favorablement la comparaison avec les entreprises des pays à revenu intermédiaire, tranche inférieure. Dans l’ensemble, le climat de l’investissement au Swaziland semble être assez favorable, notamment lorsqu’on le compare à celui des autres pays d’Afrique subsaharienne.

PROGRAMME DU GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE

Programme exécuté à ce jour

Depuis 1962, la Banque mondiale finance des projets dans plusieurs domaines, dont les routes, l’énergie électrique, l’approvisionnement en eau, le développement industriel, l’agriculture, l’éducation et le développement urbain. Les engagements cumulés à ce jour se montent à 105 millions de dollars affectés à douze prêts de la BIRD et 8 millions à deux crédits de l’IDA.

Au cours de la décennie écoulée, l’engagement de la Banque mondiale au Swaziland a été relativement limité : un seul prêt a été consenti pour un Projet pour le développement urbain au Swaziland (29 millions de dollars) qui est arrivé à son terme en mars 2005, et pour quelques études économiques et sectorielles et des activités d’assistance technique.

Les activités de la Banque mondiale achevées récemment comprennent une revue des dépenses publiques et une revue de l’enseignement de base en 2006, une évaluation du climat de l’investissement en 2007 et un projet d’appui à la lutte contre le VIH/SIDA à travers un Don de développement institutionnel.

L’IFC a investi un total de 47,8 millions de dollars pour huit investissements et possède actuellement trois investissements dans le secteur manufacturier pour un montant total de 5,5 millions de dollars.

La MIGA a octroyé une garantie au Swaziland d’une valeur de 36,6 millions de dollars pour la construction et l’exploitation de lignes de transport d’électricité en vue d’offrir une interconnexion entre l’Afrique du Sud, le Swaziland et le Mozambique. C’est le premier projet de la MIGA au Swaziland pour lequel l’Agence fournit une couverture aux investisseurs contre le risque-pays.

Dans un passé récent, la Banque a étudié la possibilité d’étendre l’échelle d’un programme d’appui au Swaziland dans le contexte général d’un accroissement du soutien du Groupe de la Banque à tous les pays à revenu intermédiaire de la région.

Opérations futures

En mars 2008, le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a examiné une Note de stratégie intérimaire pour le Swaziland pour les 24 prochains mois. C’est la première stratégie de la Banque pour ce pays depuis 1994. Elle a été élaborée en étroite collaboration avec les autorités swazies et est parfaitement alignée sur les priorités de développement du Swaziland. Les trois principaux domaines d’assistance de la Banque sont :

- la lutte contre la plus grave pandémie à laquelle le monde est confronté, v le VIH/SIDA
- l’amélioration de la gouvernance v
- le renforcement de la v compétitivité

Dans le cadre de sa Stratégie intérimaire, la Banque prépare actuellement deux opérations de prêt de la BIRD : un projet sur les administrations locales prolongeant le travail effectué dans le cadre du Projet pour le développement urbain au Swaziland qui est arrivé à son terme en 2005 ; et un projet de lutte contre le VIH/SIDA mené en collaboration avec les partenaires de développement.

La Banque est aussi engagée dans l’assistance technique et les travaux d’analyse dans les domaines de la gestion des finances publiques, de l’éducation, de la formation et l’acquisition de compétences, et le climat de l’investissement.

CONTACTS

Bureau de la Banque mondiale Ă  Pretoria, Afrique du Sud

Directeur-pays :
Ruth Kagia
Téléphone bureau : (27-12) 431-3100
rkagia@worldbank.org

Responsable des communications senior :
Mallory Saleson

Téléphone bureau : (27-12) 431-3100
Msaleson@worldbank.org

Responsable en chef des opérations:
M. Dirk Reinermann

Téléphone : (27-12) 431-3144
dreinermann@worldbank.org

Assistante exécutive senior : Paula Lamptey
Téléphone : (27-12) 431-3105
Plamptey@worldbank.org

Chargé de l'Information Publique :
Mmenyane Seoposengwe
Téléphone bureau : 2712-742-3100/3103
Mseoposengwe@worldbank.org

Locaux
1 er Ă©tage , Pro Equity Court
1250 Pretorius Street
Hatfield, Pretoria 0083
RĂ©publique sud-africaine
Fax bureau : (27-12) 431-3134

Adresse postale
The World Bank
P.O. Box 12629
Hatfield, 0028
Pretoria, République de l’Afrique du Sud

Bureau de la Banque mondiale à Washington, DC, États-Unis

Coordonnatrice de programme pays :
Lilia Burunciuc

Téléphone : (202) 473 8865
lburunciuc@worldbank.org

Assistante exécutive senior:
Herawaty Anderson

Téléphone bureau: (202) 458-8032
handerson@worldbank.org

Responsable-pays:
Anna van der Wouden

Téléphone : (202) 458 2976
avanderwouden@worldbank.org

Charge d’opérations:
Pauline Mc Pherson

Téléphone bureau : (202) 458 2976
pmcpherson@worldbank.org

Locaux et Adresse postale
The World Bank
1818 H Street, NW
Washington, DC 20433
USA

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