Les conflits : Un élément essentiel faisant obstacle au développement en Afrique - À l’heure actuelle, un pays africain sur quatre souffre des effets de conflits armés.
- Le nombre des victimes de conflits est supérieur en Afrique à ce qu’il est dans tout le reste du monde. En 2000, le nombre de décès s’établissait à 1 675 000 au total (selon les données publiées en 2001 par l’OMS).
- Un cinquième environ des Africains vivent dans des pays sérieusement perturbés par des conflits.
- Parmi les pays en développement touchés par un conflit, 46 % sont en Afrique.
- Quelque 15 millions d’Africains sont actuellement déplacés à l’intérieur de leur pays, et environ 4,5 millions ont cherché refuge dans un pays voisin.
- Pour le pays africain moyen, la moitié des indicateurs indique un risque de conflit.
- Les guerres et l’insécurité sont associées à un surcroît d’émigration, de crises humanitaires, d’épidémies, de cas de VIH/SIDA et de réseaux criminels et terroristes.
Aide apportée par la Banque en Afrique Deux politiques opérationnelles servent de cadre à l’intervention de la Banque mondiale : Coopération aux fins du développement des pays en conflit (a) et  Aide au redressement d’urgence (a). L’aide apportée par la Banque aux pays africains touchés par un conflit est d’ordre financier et technique et prend la forme d’un appui immédiat pour l’évaluation de l’impact de la situation d’urgence et l’élaboration d’une stratégie de redressement ; d’une restructuration du portefeuille de projets en cours pour soutenir le processus de redressement ; et de prêts spécifiques au redressement d’urgence. Pour apporter, dans ses opérations, une réponse appropriée aux situations de conflit, la Banque adopte une approche globale qui comprendra des initiatives tendant à promouvoir la reprise économique, répondre aux besoins dans le secteur social, venir en aide aux groupes vulnérables, renforcer les capacités institutionnelles, redynamiser les communautés locales, rétablir le capital social, démobiliser et réintégrer les ex-combattants, et réinstaller les populations déplacées. À l’heure actuelle, elle a des opérations en cours dans plus de 20 pays d’Afrique touchés par un conflit. Cette action se décompose ainsi : huit stratégies d’appui transitoire menées à bien, 82 projets en cours pour un montant global de 5,5 milliards de dollars, 25 millions de dollars de dons accordés au titre du Fonds d’aide aux pays sortant d’un conflit et du Fonds fiduciaire d’intervention en faveur des pays à faible revenu en difficulté (LICUS), et des évaluations globales en cours au niveau de cinq pays (Soudan, Nigéria, République centrafricaine, Tchad et Ouganda). Le Programme multi-pays de démobilisation et de réintégration est l’un des principaux programmes consacrés aux conflits dans la région des Grands Lacs. Rôle de la Banque Appui politique : Dans le contexte de négociations d’accords de paix, la Banque fournit sur demande une assistance technique aux parties concernées pour leur faire connaître les implications des dispositions de l’accord envisagé en termes de développement économique. Elle fournit en outre un appui dans les domaines touchant à la création d’institutions, à la transparence, à la bonne gouvernance et aux structures de représentation en vue d’améliorer l’élaboration et la mise en œuvre des politiques et programmes. Appui financier : La Banque évalue les besoins de reconstruction post-conflit, prend part à l’organisation de réunions pour la mobilisation de ressources et fournit une aide financière durant le processus de redressement. Efficacité de l’aide : La Banque prend l’initiative de la coordination de l’aide ou fournit un ferme appui aux donateurs ou organismes qui s’en chargent, détermine avec les parties prenantes et partenaires internationaux les moyens les plus effectifs pour dispenser cette aide, et suit le processus de mise en œuvre. Sécurité : La Banque appuie les programmes de démobilisation et de réintégration mis en place, le moment voulu, pour les ex-combattants. Dimension régionale des conflits :La Banque procède à une évaluation des coûts des conflits pour les pays voisins et contribue à l’établissement d’une vision à long terme pour le développement de la région en question ; elle fournit en outre un appui pour les échanges commerciaux transfrontières. (a) indique une page en anglais |