Données sur l’éducation (a)
Aspects majeurs Éducation pour tous (EPT) (a)
Enseignement secondaire (a)
Enseignement tertiaire (a)
Enseignement à distance (a)
Fonds fiduciaire norvégien (a)
Stratégie sectorielle A Chance to Learn: Knowledge and Finance for Education in Sub-Saharan Africa (a) - Stratégie de 2001, en francais "Pour la possibilité d’apprendre : Partage du savoir et financement de l’éducation en Afrique subsaharienne."
Une version mise à jour de la stratégie pour le secteur de l’éducation est prévue pour la fin de l’année 2004. Son établissement donnera notablement lieu à des consultations avec les partenaires concernés au niveau des pays, ainsi qu’avec les autres bailleurs de fonds et l’ensemble des parties prenantes. Faits récents 
| Pour les pays d’Afrique subsaharienne, atteindre les objectifs d’EPT à l’horizon 2015 représente un sérieux défi. Après avoir diminué dans les années 80 et au début des années 90, le taux brut moyen de scolarisation primaire avait à peine retrouvé en 2000 le niveau qu’il avait atteint en 1980 (aux alentours de 80 %). Le taux d’alphabétisation est quant à lui de l’ordre de 60 %. | 
| Les disparités entre pays et au sein d’un même pays sont grandes. Le taux d’alphabétisation est d’environ 70 % pour les hommes et de 50 % pour les femmes. Le taux brut de scolarisation est supérieur à 90 % dans la moitié des pays, mais inférieur à 60 % dans cinq d’entre eux. En matière d’accès à l’éducation primaire au sein des pays, il y a de gros écarts entre zones rurales et urbaines, ainsi qu’en fonction du niveau de revenu et selon le sexe. En moyenne, c’est au niveau du critère de revenu que les écarts sont les plus prononcés ; viennent ensuite les distinctions entre zones urbaines et rurales et les disparités entre les sexes. Pour 100 garçons scolarisés dans l’enseignement primaire, il y a seulement 83 filles. Les disparités entre zones urbaines et rurales sont deux à trois fois plus marquées que celles entre garçons et filles, et celles constatées entre les enfants appartenant respectivement au premier et au cinquième quintiles de revenu sont trois à quatre fois supérieures à celles observées au regard du critère de sexe. | 
| Ces dernières années, les responsables de nombreux pays ont manifesté une forte volonté politique pour la relance du processus d’EPT. La stagnation des années 80 et du début des années 90 a davantage tenu à la faiblesse des institutions, à l’application de politiques inadaptées et au faible degré de priorité accordé à l’éducation qu’à un manque de ressources. Mais ces dernières années, de nombreux pays ont engagé des réformes courageuses pour promouvoir l’éducation, qu’il s’agisse de réduire les charges supportées par les parents en abolissant les frais de scolarité, d’accroître les crédits budgétaires affectés à l’éducation, de réserver à ce secteur 40 à 50 % des économies réalisées au titre de l’Initiative PPTE, ou encore, dans beaucoup de pays francophones, de réduire les coûts afférents aux enseignants. | 
| À la suite de ces réformes, l’accès à l’éducation primaire a nettement progressé ces deux à quatre dernières années dans beaucoup de pays. Ces progrès ne se reflètent pas encore dans les données de suivi de l’EPT au plan mondial, qui ne vont pas au-delà de l’année scolaire 2000/01, mais les données plus récentes dénotent une forte progression, surtout dans les pays les plus à risque de ne pas atteindre l’objectif d’EPT d’ici 2015 : c’est ainsi qu’entre les années 2000/01 et 2002/03, le taux brut de scolarisation est passé de 37 à 45 % au Niger et de 61 à 67 % au Mali. Une progression toute aussi forte a été enregistrée en Éthiopie et en Érythrée. Beaucoup de pays qui partaient de taux bruts de scolarisation bien plus élevés ont eux aussi connu une forte croissance : par exemple, le Cameroun, le Kenya, le Lesotho, le Mozambique et la Tanzanie. D’autres, comme le Congo, la RDC, la Guinée-Bissau, la Sierra Leone ou le Libéria, ont dû cette forte croissance aux dividendes de la paix. | 
| Mais l’amélioration de la qualité n’est pas allée de pair avec ces progrès en termes d’accès. Cela se reflète dans de faibles résultats aux tests et un faible niveau d’efficacité interne. Malgré une réduction des taux de redoublement et d’abandon scolaire dans la quasi-totalité des pays au cours des dix dernières années, près d’un élève du primaire sur cinq redouble son année et trois sur quatre seulement atteignent la cinquième année du cycle primaire. Le niveau des redoublements est sensiblement plus élevé dans les pays francophones et lusophones que dans les pays anglophones. | 
| Les progrès en matière d’EPT exercent une forte pression sur l’enseignement secondaire. Au niveau du secondaire, à peine 25 % des enfants du groupe d’âge concerné sont scolarisés, alors que la moyenne pour les pays en développement est de 60 %. Cette faible capacité engendre une pression de plus en plus forte en termes de demande insatisfaite sur les établissements secondaires, à mesure que des cohortes toujours plus nombreuses arrivent en fin de primaire. L’aptitude des pays à procurer à leur économie les compétences voulues pour soutenir un regain de croissance s’en trouve aussi sérieusement handicapée. | 
| La pandémie de VIH/SIDA a un impact de plus en plus sérieux sur l’éducation. Dans les pays où la prévalence est forte, les décès liés au sida représentent plus du double du taux de diminution des effectifs par le jeu naturel des départs. Et dans certains pays, le nombre des décès est aujourd’hui supérieur au nombre d’enseignants que produisent chaque année les établissements de formation. L’absentéisme provoqué dans le corps enseignant par les maladies liées au VIH/SIDA a un impact négatif sur la qualité de l’éducation. Il faut de plus ajouter à tout cela l’enjeu tragique constitué par l’éducation des orphelins, dont le nombre actuel se situe entre 12 et 14 millions et ne fait que croître. |
Questions majeures | 
| Une amélioration radicale de l’éducation constitue un préalable à l’établissement d’un niveau de croissance durable suffisamment élevé pour réduire la pauvreté et aider à l’instauration de sociétés plus intégratrices, démocratiques et équitables. Dans l’histoire, il n’y a pas d’exemple de pays qui soient parvenus à cela avec des taux d’alphabétisation des adultes et de couverture de l’enseignement de base aussi faibles que ceux affichés par la majorité des pays d’Afrique subsaharienne. Pour répondre à cet état de fait, il reste à la plupart des pays d’accroître l’accès à l’éducation primaire, surtout pour les pauvres et les populations des zones rurales. Cela dit, le faible niveau de qualité de l’éducation est, dans l’ensemble des pays, le facteur essentiel qui fasse à lui seul obstacle à la réalisation des objectifs d’éducation pour tous et à la possibilité pour les pays de s’intégrer comme il faut à l’économie mondiale et de tirer parti de la révolution du savoir et de la technologie. | 
| Le faible niveau d’éducation des femmes qui caractérise l’Afrique subsaharienne est particulièrement préjudiciable à trois égards : i) pour la croissance économique globale, sachant que l’éducation des femmes a un impact positif au niveau, par exemple, de la productivité agricole ; ii) dans l’optique d’une répartition de cette croissance qui soit favorable aux pauvres, si l’on considère que les femmes figurent parmi les catégories de population les plus pauvres et que l’éducation constitue, pour ce groupe, l’atout le plus important qui soit ; et iii) pour assurer de meilleurs niveaux de santé et de nutrition, la prévention du VIH/SIDA et la réduction des taux de fécondité. | 
| Les pays doivent prêter davantage attention aux questions concernant les enseignants. L’amélioration de l’éducation en termes de qualité et d’efficacité exigera des progrès majeurs dans la formation des enseignants ainsi que l’appui qui leur est fourni et la façon dont ils sont gérés. Ceux récemment affichés par les pays francophones au niveau de l’enseignement primaire ont en particulier résulté d’une baisse des coûts afférents aux enseignants, surtout grâce au recrutement de contractuels à un salaire généralement inférieur de moitié à celui des enseignants appartenant à la fonction publique. En termes de PNB par habitant, cela a ramené les coûts en question à peu près au niveau où se situent les autres pays à faible revenu, notamment les pays anglophones d’Afrique subsaharienne. Dans certains pays, le nombre de contractuels représente aujourd’hui plus de la moitié du corps enseignant. Cette réforme a certes permis une forte progression des inscriptions, mais les pays doivent s’attaquer d’urgence à un certain nombre de problèmes liés à la formation, au statut et aux conditions de travail de cette nouvelle catégorie d’enseignants. | 
| Tout en maintenant la priorité sur l’éducation pour tous, les pays doivent adopter une approche globale, en prêtant un surcroît d’attention à l’éducation post-primaire. Un élément qui empêche en particulier la plupart des pays d’Afrique subsaharienne de pouvoir pleinement renforcer leurs propres capacités internes, être à la fois bénéficiaires et parties prenantes dans le développement d’informations et de savoirs nouveaux, et s’intégrer comme il faut à l’économie mondiale est en effet le faible niveau de qualité et d’adéquation de leurs programmes d’enseignement supérieur et de recherche. Les progrès dans le sens de réformes de l’enseignement tertiaire ont été plus lents en Afrique de l’Ouest qu’en Afrique orientale et australe. Les pays francophones, en particulier, ont du mal à ajuster le système mis en place après leur indépendance, lequel était destiné à former une petite élite pour présider aux destinées de leurs nouvelles administrations, pour en faire un système propre à répondre à leurs besoins sociaux et économiques actuels. | 
| Les dirigeants politiques doivent se préoccuper bien plus des atteintes que le VIH/SIDA porte à présent aux avancées qui avaient été faites en matière d’éducation, et considérer notamment : i) l’impact qu’il a sur les enseignants et sur la qualité de l’éducation ; ii) la façon dont le système éducatif peut servir à promouvoir une action de prévention du VIH/SIDA ; et iii) les moyens à mettre en œuvre pour assurer une éducation de base aux orphelins du VIH/ SIDA. | 
| Les pays d’Afrique subsaharienne auraient d’énormes avantages à tirer d’un surcroît de coopération en matière d’éducation, par exemple : i) pour la conception de manuels et autres matériels pédagogiques ; ii) dans le domaine de l’enseignement supérieur, notamment par la mise en place de pôles d’excellence ; et iii) par l’échange de données d’expérience et de pratiques optimales de réformes dans ce secteur. Ils pourraient en particulier envisager d’accorder plus d’attention au développement de l’enseignement à distance comme catalyseur d’un effort de collaboration accru en matière d’éducation post-primaire et de formation, surtout pour le perfectionnement des enseignants, et dans les domaines connexes des technologies de l’information et des télécommunications. |
Appui de la Banque mondiale
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| Activités de prêt : L’IDA finance des projets d’éducation dans plus de 30 pays. L’ensemble des prêts et crédits BIRD et IDA à l’éducation se chiffrait à 188,3 millions de dollars en moyenne annuelle pour la période 1994-97, mais l’année 1998 a marqué une forte progression, avec un chiffre de 372 millions de dollars. De nouveaux plafonds ont été atteints en 2002 et 2003, à raison de 472,6 et 423,6 millions de dollars, respectivement. En 2004, le niveau global de ces prêts s’élevait à 362,91 millions de dollars. Ces dernières années, les montants alloués à l’éducation primaire ont fortement progressé, passant de 57 millions de dollars en 2000 à 238 millions en 2003, ce qui peut être mis au compte de la focalisation accrue de la Banque sur l’éducation pour tous. En août 2004, le portefeuille d’opérations en cours comptait quelque 32 projets. Le montant effectif net des engagements au titre des projets en cours de supervision est d’environ 1,5 milliard de dollars, mais le chiffre réel est plus élevé du fait des prêts accordés par d’autres biais, notamment sous forme d’appui budgétaire, de fonds sociaux et de projets de réaménagement. |
| D’autres instruments de prêts sont encore fournis pour soutenir l’éducation, tels que les crédits à l’appui de la réduction de la pauvreté (PRSC), les projets de développement impulsés par la communauté (CDD) et les fonds sociaux. Les activités de prêt de la Banque dans ce secteur sont en progression du fait des éléments suivants : i) la reprise de ses programmes dans des pays comme le Congo, la RDC et, à titre éventuel, le Soudan et le Libéria ; ii) son appui accru en faveur de l’éducation pour tous, notamment dans le cadre de l’Initiative pour la mise en œuvre accélérée du programme EPT ; et iii) l’augmentation de ses engagements pour l’éducation post-primaire. | 
| Allégement de la dette : Aux côtés des pays clients, les services de la Banque ont veillé à ce que le développement de l’éducation reçoive un haut degré de priorité dans l’emploi des ressources dégagées des allégements de dette, ainsi que dans la conception des documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP). Un récent examen de l’utilisation des économies réalisées au titre de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (Initiative PPTE) montre que le secteur de l’éducation a substantiellement tiré parti de cette initiative. | 
| Soutien au dialogue de politique sectorielle et aux réformes. Sachant que des réformes s’imposent dans le secteur de l’éducation pour promouvoir son renouveau, la Banque déploie des efforts considérables en vue d’aider les pays à développer les connaissances et capacités institutionnelles dont ils disposent pour traiter les dossiers urgents dans ce domaine. Ce volet de son action englobe les aspects suivants : i) les réformes visant à renforcer la qualité de l’éducation (par de meilleurs programmes de formation et d’appui pour les enseignants, des matériels pédagogiques supplémentaires et de meilleure qualité, et un meilleur effort de gestion) ; ii) un programme d’activité majeur sur les mesures à prendre pour favoriser l’éducation des orphelins ; iii) un vaste ensemble d’études sectorielles et d’échanges de connaissances sur le développement de l’enseignement secondaire général, ainsi que de l’enseignement technique et de la formation professionnelle ; et iv) plusieurs initiatives tendant à stimuler des réformes dans l’enseignement supérieur. | 
| À supposer que les choses continuent d’évoluer dans le sens de la paix, de la démocratie et d’une priorité accrue pour l’éducation, les perspectives de ce secteur en Afrique subsaharienne sont plus positives qu’elles ne l’étaient il y a seulement quelques années. |
Autres ressources Évaluation des opérations
Projets d’éducation
Objectifs de développement du Millénaire (a)
Publications des services de la région Afrique
Documents et rapports consacrés à l’éducation
Série des documents de travail de la région Afrique (a)
(a) indique une page en anglais |