Un rapport de la Banque mondiale sur le paludisme en Afrique présente les progrès accomplis dans la réalisation de l’objectif de réduire sensiblement les décès causés par ce fléau

Disponible en: English

Contact
À Washington: Beldina Auma (202) 458-7307
baumaowuor@worldbank.org

WASHINGTON, le 11 octobre 2007 – Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale, en l’espace de deux ans seulement, près de 20 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide à effet durable et plus de 15 millions de doses d’associations médicamenteuses à base d’artémisinine (ACT) sont sur le point d’être distribuées dans le cadre du Programme renforcé de lutte contre le paludisme de la Banque mondiale en Afrique.

Le rapport intitulé « Progress Report on the Booster Program for Malaria Control » note que près de 240 millions de personnes — dont plus de 42 millions d’enfants de moins de 5 ans et environ 10 millions de femmes enceintes — se trouvent dans les zones visées par les projets du Programme renforcé.

Le paludisme infecte chaque année plus de 500 millions de personnes à travers le monde. Plus d’un million de personnes en meurent chaque année, pour la plupart des enfants de moins de 5 ans vivant en Afrique.

Lancé en septembre 2005, le Programme renforcé a pour objectif de contribuer à réduire le nombre de décès causés par le paludisme en Afrique d’au moins 75% à l’horizon 2015, par la distribution de médicaments et de moustiquaires et en renforçant les services de santé pour maintenir les progrès réalisés. Par exemple, rien que la semaine dernière, 1,4 million de moustiquaires imprégnées d’insecticide à effet durable ont quitté le port de Cotonou pour les 77 communes du Bénin, dans le cadre d’une opération de distribution de moustiquaires qui sera la plus importante de l’histoire du pays.

« On peut voir que la réussite est possible, » a déclaré le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert Zoellick. « Un certain nombre de pays africains subsahariens commencent à réduire sensiblement les décès causés par le paludisme. Un montant supplémentaire de 3 milliards de dollars par an, au cours des trois à cinq prochaines années, pourrait nous permettre de nous rapprocher sensiblement de l’objectif consistant à éliminer l’une des principales causes de mortalité infantile en Afrique. »

Deux ans seulement après le lancement du Programme renforcé et en réponse à une solide demande des pays, le Groupe de la Banque mondiale a maintenant multiplié par plus de neuf son aide financière à la lutte contre le paludisme en Afrique.

« La Banque mondiale met en avant dans cette lutte son engagement à long terme et sa volonté de tirer parti de ses rapports privilégiés avec les principaux ministères des pays participants ainsi qu’avec les partenaires, » a déclaré Obiageli Ezekwesili, Vice-présidente de la Région Afrique de la Banque. « Les progrès accomplis au cours de ces deux dernière années permettent d’être optimiste, d’autant plus que 19 grands projets renforcés de lutte contre le paludisme sont en cours dans 19 pays africains et que cette lutte bénéficie d’un engagement total de près de 500 millions de dollars. Toutefois, il nous faut maintenir le cap en abordant la deuxième phase du Programme renforcé. De concert avec nos partenaires du secteur privé et public, nous devons continuer d’aider les pays dans leurs efforts visant à débarrasser l’Afrique du paludisme».

La deuxième phase devrait couvrir la période de juillet 2008 à 2015. Le rapport souligne que malgré les progrès enregistrés il reste  beaucoup à faire. Il souligne qu’il faudrait trouver des ressources financières additionnelles, surmonter les obstacles liés à la chaîne d’approvisionnement et à la distribution et accorder plus d’attention au suivi et à l’évaluation afin de garantir les résultats.

« Le moment est venu pour l’Afrique et ses partenaires de développement de se montrer plus ambitieux que jamais, » selon le Professeur Awa Marie Coll-Seck, Directeur exécutif du Partenariat Faire reculer le paludisme, une coalition de pays et de partenaires pour la lutte contre cette maladie.  « Au cours des trois à cinq prochaines années, nous devons nous demander si nous sommes ou non en mesure de libérer l’Afrique de l’emprise du paludisme. La maîtrise rapide et durable de ce fléau exigera à la fois un niveau élevé de leadership et la volonté de nombreux partenaires différents de collaborer et de coordonner leurs interventions. »

Il est prévu qu’un montant de l’ordre de 10 milliards de dollars, provenant de tous les partenaires, sera nécessaire au cours des trois à cinq prochaines années pour appuyer une action de grande envergure à travers le continent africain.

Rappel des faits :
La Banque mondiale va engager 500 millions de dollars sous forme de dons et de prêts sans intérêt d’ici à la fin de la première phase en juin 2008, tout en préparant une deuxième phase qui couvrira la période 2008-2015. En raison de la forte demande émanant des pays, un objectif de financement plus important pour la deuxième phase sera défini au cours des quatre à cinq prochains mois. Les pays élaborent actuellement des plans d’activité sur le paludisme, en consultation avec la Banque et d’autres partenaires.

###

Pour obtenir un exemplaire du rapport ou pour en savoir plus sur le Programme renforcé de lutte contre le paludisme de la Banque mondiale en Afrique, consulter www.worldbank.org/afr/malaria.




Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/2BLEBD56W0