Plus de 35 % des Africains vivent dans des économies à croissance soutenue qui enregistrent un taux de croissance de plus de 4 % par an depuis dix ans.
Pendant la période 1975-2005, la croissance du PIB par habitant (à parité de pouvoir d’achat) était de 0,70 % ; pendant la période 1995-2005, ce taux était de 1,88 %.
Pendant les périodes de croissance accélérée, la région a connu une croissance de 3,6 % par an (par habitant à parité de pouvoir d’achat), mais a reculé de 2,7 % pendant les périodes de chute de la croissance.
Pendant la période 1975-2005, la probabilité d’observer une accélération et un ralentissement de la croissance était respectivement de 0,25 et de 0,22. Pendant la période 1995-2005, ces probabilités étaient de 0,42 et 0,12.
Les exportations ont augmenté de182 milliards de dollars en 2004 à 230 milliards de dollars en 2005, soit une hausse de 26 %.
Le pétrole brut représente plus de la moitié du volume total des exportations de l’Afrique.
Dans deux tiers des pays de l’Afrique subsaharienne, un ou deux produits représentent au moins 60 % du volume total des exportations du pays.
En moyenne, les exportations de marchandises à l’intérieur des blocs commerciaux est équivalent à 6 % du volume d’exportation total des blocs.
L’irrégularité de la croissance est cinq fois plus importante en Afrique subsaharienne que dans les pays à revenu faible et à revenu intermédiaire, comme l’atteste le coefficient de variation de la croissance du PIB par habitant.
En 2005, les 10 % de pays africains les plus riches affichaient un PIB par habitant 18,5 fois supérieur à celui des 10 % les plus pauvres, contre 10,5 fois en 1975.
En 2005, 60,5 % du total net des investissements directs étrangers en Afrique subsaharienne sont allés aux pays exportateurs de pétrole.
Le PIB de l’Afrique du Sud et du Nigéria correspond à 54 % du PIB total de l’Afrique subsaharienne.
L’Afrique du Sud a le PIB le plus élevé en Afrique subsaharienne (160,8 milliards de dollars), tandis que la Guinée-Bissau a le PIB le plus faible (213 millions de dollars).
Ce sont les Seychelles qui ont le RNB par habitant le plus élevé en Afrique subsaharienne (6 666 dollars), tandis que le Burundi a le RNB le plus faible (105 dollars).
En Guinée-Bissau, la valeur ajoutée de l’agriculture en pourcentage du PIB est de 59,2 %, tandis qu’elle se situe à 1,8 % au Botswana.
La population la plus élevée en Afrique subsaharienne est de 131,5 millions d’habitants (Nigéria) et la plus faible est celle de Seychelles (0,1 million d’habitants).
Il faut 14 jours pour créer une entreprise en République centrafricaine et tandis qu’en Guinée-Bissau, il en faut 233. (IDA10).
Dans les Indicateurs Doing Business de 2006/2007, Maurice, l’Afrique du Sud, la Namibie et le Botswana étaient classés parmi les trois premiers pays offrant les meilleures conditions pour la pratique des affaires, mais les pays africains se classent en moyenne au 136e rang sur 178 pays.
Les contraintes déclarées le plus souvent comme « majeures » ou « très graves » par les entrepreneurs sont l’accès au financement, les infrastructures, les institutions et les compétences.
Il faut 7 % du RNB par habitant pour créer une entreprise en Afrique du Sud et 1 195 % en Sierra Leone. (IDA 9)
La note moyenne CPIA s’est établie à 3,2 en 2006 contre 2,8 en 1996, et 27 des 36 pays évalués au cours des deux années ont amélioré leurs notes.
C’est dans les domaines de la gestion macroéconomique et de la politique commerciale que les meilleures notes CPIA ont été enregistrées en 2006.
La République du Congo reçoit le montant net d’APD par habitant le plus élevé (362,3 dollars), tandis que la Côte d’Ivoire reçoit le montant le plus faible (6,6 dollars).
C’est l’Afrique du Sud qui consomme le plus d’électricité par personne (4 884,8 kW/h par habitant), tandis que l’Éthiopie consomme le moins d’électricité (32,7 kW/h).
Le Burundi est le pays qui a la plus forte proportion de femmes dans sa population active (90,5 % en 2005), tandis que c’est le Soudan qui a la proportion la plus faible (22,5 %).
Le Niger a la plus forte proportion d’hommes dans sa population active (95,1 %), tandis que la Namibie affiche la proportion la plus faible (62,7 %).
En Afrique du Sud, les 20 % de personnes les plus pauvres représentent 3,5 % de la consommation au niveau national, tandis qu’en Éthiopie, ils représentent 9,1%. (ODM 1).
33 % des enfants qui entrent au primaire parviennent en cinquième au Tchad, tandis qu’à Maurice, c’est 97 % des enfants qui atteignent ce niveau du cycle primaire. (ODM 2).
C’est Djibouti qui enregistre le plus faible taux de scolarisation nette dans le primaire (33,3 %), tandis que Sao Tome et Principe a le taux le plus élevé (96,7 %). (ODM 2).
Au Swaziland, plus d’un jeune de 15 à 49 ans sur trois a contracté le VIH (33,4 %), tandis qu’en Mauritanie, le taux d’infection est de 6/1 000.
Le pays qui a l’espérance de vie la plus élevée est Maurice (73 ans), tandis que c’est en Botswana qu’elle est la plus faible (35 ans).
Pendant la dernière décennie, les pays qui ont enregistré les progrès les plus importants en matière d’espérance de vie sont le Rwanda et l’Ouganda, soit un gain de 12 et 7 ans respectivement. À l’inverse, l’espérance de vie a diminué de 21 ans au Botswana, de 17 ans au Lesotho et de 16 ans au Swaziland.
Ce sont les Seychelles qui ont le taux d’alphabétisation des adultes le plus élevé (92 %), tandis que le Mali et le Burkina Faso ont les taux les plus faibles (24 %).
Aux Seychelles, 92 % des femmes sont lettrées, tandis que le Tchad et le Niger comptent respectivement 13 % et 15% de femmes lettrées.
À Maurice, le ratio élèves/maître dans le cycle primaire est de 22 enfants par maître, tandis qu’il est de 72 élèves par maître en Éthiopie.
Le pays qui a le taux de scolarisation brut le plus élevé dans l’enseignement secondaire est la Mauritanie (88 %) tandis la Namibie a le taux le plus faible (7 %).
En Sierra Leone, deux femmes meurent pour 100 naissances vivantes, tandis qu’à Maurice, c’est 24 femmes qui meurent pour 100 000 naissances vivantes. (ODM 5)
Au Burundi, 56,8 % des enfants de moins de 5 ans sont trop petits pour leur âge, tandis qu’en Gambie, ils représentent un taux de 19,2 %.
En Afrique du Sud, la consommation de 2,5 % de la population est inférieure au seuil minimum d’apports énergétiques alimentairee tandis qu’en Érythrée, ce taux se situe à 75 %.
Près d’un enfant de moins de cinq ans sur deux souffre d’insuffisance pondérale au Burundi (45,1 %), tandis qu’au Swaziland, ce taux est de 1 sur 10. (ODM 4)
En Éthiopie, 22 % de la population a accès à une source d’eau potable. À Maurice, ce taux est de 100 %. (ODM 7)
L’Afrique du Sud a 724,3 téléphones portables pour 1 000 habitants tandis que l’Éthiopie a le taux le plus faible, avec 5,8 téléphones portables pour 1 000 habitants.
Au Tchad, 9 % de la population a accès à des équipements d’assainissement améliorés tandis qu’à Maurice, 94 % de la population y a accès.
En République démocratique du Congo, en Éthiopie et au Niger, 2 personnes sur 1 000 utilisent l’Internet ; ce taux est de 249 sur 1 000 habitants aux Seychelles, qui compte également 189 ordinateurs pour 1 000 habitants. (ODM 8).
En 2004, 41 % de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté de 1 dollar par jour, contre 47 % en 1990.
En Afrique du Sud, 10,7 % de la population vit avec moins de 1 dollar par jour (à parité de pouvoir d’achat), tandis que ce taux est de 70,8 au Nigéria. (ODM 1, IDA 1)
En Sierra Leone, 165 enfants sur 1 000 meurent avant l’âge d’un an, tandis qu’aux Seychelles, ce taux est de 12 pour 1 000. (ODM 4)
En Sierra Leone, 282 enfants sur 1 000 meurent avant l’âge de cinq ans, tandis qu’aux Seychelles, ce taux est de 13 pour 1 000. (ODM 4, IDA 2)
5,7 % des accouchements en Éthiopie bénéficient de l’assistance d’un personnel qualifié, tandis qu’à Maurice, 99,2 % des accouchements en bénéficient. (ODM 5, IDA 4)
Le Liberia compte trois lignes téléphoniques pour 1 000 habitants (0,28), tandis que les Seychelles en comptent 93 pour 100 habitants. (ODM 8, IDA 8)
Sources de données Les Indicateurs du développement en Afrique ont été produites essentiellement à l’aide de l’outil de communication de données du système Africa Live Database (LDB). À l’aide de la technologie d’entreposage de données, le LDB recalcule instantanément tous les indicateurs provenant de la Base de données régionale pour l’Afrique et les agrège chaque fois que des informations nouvelles sont disponibles. Ceci garantit que les données les plus récentes sont reflétées dans la présente édition et dans les éditions ultérieures.
La Banque mondiale a fourni des données sur les comptes nationaux, la balance des paiements, le commerce, les prix et les finances publiques (désignées « données opérationnelles » provenant de ses bureaux de pays), la dette extérieure (Système d’information sur la dette de la Banque mondiale), l’environnement réglementaire des entreprises (Doing Business), les PPTE (l’unité PPTE de la Banque mondiale) et le bien-être des ménages (Programme sur les indicateurs harmonisés provenant d’enquêtes). En outre, plusieurs agents de la Banque mondiale ont fourni des informations sur leur pays, sur les spécificités économiques ou sectorielles.
Le FMI a fourni des données sur la monnaie, la banque et sur le commerce. Les chapitres sur l’énergie, les télécommunications et le transport et sur les indicateurs sociaux s’appuient sur les Indicateurs du développement dans le monde élaborés par la Banque mondiale et les bases de données des agences des Nations Unies. Quelques données sur le transport et les télécommunications ont été fournies par la Fédération des routes et l’Union internationale des télécommunications. L’ONUSIDA a fourni des données sur le VIH/SIDA. Le World Resources Institute a transmis des données sur l’environnement. L’OIT a fourni les données sur le travail, et l’OCDE des données sur les flux d’aide extérieure.