Un nouveau rapport de la Banque mondiale fait état du climat de l’investissement au Swaziland

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MBABANE, SWAZILAND, le 12 février 2008 — La Banque mondiale a publié les conclusions de l’évaluation du climat de l’investissement qu’elle a réalisée au Swaziland. Ce rapport fait état d’une situation relativement favorable, bien que le pays soit confronté à quelques défis, surtout lorsqu’on le compare à d’autres pays d’Afrique subsaharienne.

En particulier, comme dans les autres pays à revenu intermédiaire d’Afrique subsaharienne, les entreprises formulent peu de plaintes concernant les infrastructures et la plupart des aspects de la règlementation. Les indicateurs objectifs du climat de l’investissement sont également relativement favorables dans ces domaines, bien qu’ils soient moins favorables qu’en Namibie, en Afrique du Sud ou au Botswana.

Les petites, moyennes et grandes entreprises tout comme les microentreprises se disent préoccupées par la concurrence avec des entreprises informelles, la criminalité (vol) et l’accès aux financements. En outre, le Swaziland affiche le taux de prévalence du VIH/SIDA le plus élevé au monde (26 %), ce qui ajoute aux difficultés du pays au plan du développement. Les entreprises semblent donner une riposte relativement vigoureuse à ce problème.

Le Swaziland est un pays à revenu intermédiaire (tranche inférieure) dont l’économie est étroitement liée à celle de son voisin, l’Afrique du Sud. Les économies à revenu intermédiaire sont celles dont le revenu national brut par habitant est supérieur à 875 dollars mais inférieur à 10 726 dollars. Celui du Swaziland s’établissait à 2 430 dollars en 2006.

La monnaie swazie, le lilangeni, est rattachée au rand sud africain (60% des exportations du pays sont destinées à l’Afrique du sud, et 80% des importations en proviennent). Le Swaziland a bénéficié de niveaux élevés de croissance et d’investissement pendant l’apartheid, affichant une croissance par habitant annuelle d’environ 2% entre 1975 et 1994 et des investissements directs étrangers (IDE) représentant en moyenne près de 7% du PIB entre 1985 et 1994.

Depuis l’avènement de la démocratie en Afrique du Sud en 1994, ces niveaux ont chuté en raison de l’absence de réformes d’accompagnement de la part des autorités swazies. Entre 1994 et 2006, le taux de croissance annuel par habitant se situait à environ 0,7% en moyenne. Entre 1994 et 2000, les IDE représentaient en moyenne près de 5% du PIB par an, ce taux ayant davantage baissé entre 2001 et 2005 pour se situer à approximativement 2%.

Près de 66% des dépenses publiques sont financées par les recettes de l’Union douanière d’Afrique australe (SACU). Les déficits fiscaux sont financés au moyen de déductions faites sur les actifs financiers du Gouvernement, ce qui constitue une source de financement peu viable à terme et risque de miner la confiance des investisseurs dans la parité de change avec le rand sud africain. L’amélioration du climat de l’investissement aura pour effet d’attirer les IDE, de renforcer la croissance et d’accroître les recettes fiscales.

Les évaluations du climat de l’investissement sont des rapports exhaustifs fondés sur les résultats des enquêtes sur le climat de l’investissement et sur d’autres informations disponibles. Elles servent à déterminer et à hiérarchiser les contraintes pesant sur le climat de l’investissement, à mesurer les progrès accomplis au plan des réformes, à permettre des comparaisons entre pays des indicateurs du climat de l’investissement, et à aider les pays à établir un large consensus sur les domaines prioritaires nécessitant des réformes susceptibles d’aider à stimuler la croissance et le développement. Ces évaluations s’inscrivent en fin de compte dans le cadre des opérations et de l’assistance technique de la Banque mondiale.
 




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