« En travaillant avec le secteur privé, la société civile et la communauté internationale des bailleurs de fonds, et en offrant des solutions de financement qui diminuent sensiblement le risque politique, le Groupe de la Banque mondiale espère stimuler l’investissement privé, indispensable pour éclairer l’Afrique. »
-Obiageli Ezekwesili, Vice-présidente de la Banque mondiale pour la région Afrique
Le 11 avril 2008 -- Plus d’un siècle après l’invention de l’ampoule électrique, la plus grande partie du continent africain plonge encore dans le noir à la tombée de la nuit. Les écoliers n’ont souvent pas la possibilité de lire après le coucher du soleil, les entreprises sont freinées dans leur développement, et les centres de soins n’ont rien pour réfrigérer les médicaments ou les vaccins.
Aujourd’hui, quelque 25 pays sont confrontés à une situation de crise qui se traduit par des coupures de délestage régulières, un manque de productivité et une croissance économique anémique. Le continent africain a beau être bien loti aussi bien en combustibles fossiles qu’en sources d’énergie renouvelables, ces deux ressources sont mal réparties et procurent d’énormes bénéfices à certains pays pendant que d’autres s’enfoncent dans la crise.
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La fourniture d’électricité en Afrique est caractérisée par des taux d’accès exceptionnellement bas — dans certaines régions, pas plus de 2 % de la population a l’électricité — une fiabilité médiocre et des coûts élevés. Plus récemment, sécheresses, hausse des cours du pétrole et conflits ont aggravé la situation.
De nombreux pays africains ont appelé le Groupe de la Banque mondiale à travailler en partenariat avec la société civile, la communauté des donateurs et le secteur privé afin d’appuyer les mesures prises pour faire face à la crise de l’énergie et de favoriser le développement énergétique durable du continent sur le long terme.
À plus brève échéance, le Groupe de la Banque mondiale aide les pays à installer des générateurs thermiques de secours lorsque leurs réseaux électriques sont déficients. Bien que plus chers que l’énergie hydraulique, ces générateurs sont une solution de court terme aux coupures de courant.
Le Groupe de la Banque encourage aussi les pays à augmenter l’efficacité de leurs systèmes d’approvisionnement énergétique et à introduire des mesures de gestion de la demande propres à diminuer rapidement la consommation, par exemple en finançant l’achat et la distribution d’ampoules fluocompactes (ampoules « basse consommation ») qui durent plus longtemps et offrent un meilleur rendement.
Pour améliorer la situation à plus long terme, le Groupe de la Banque travaille avec les gouvernements africains pour améliorer les performances et la gouvernance des compagnies d’électricité. Ensemble, ils mettent en place des projets de production et de transport d’électricité nationaux et régionaux particulièrement avantageux et porteurs de transformation. Ils s'efforcent également de promouvoir les échanges d’électricité et l’extension des réseaux.
Dans ce cadre, le Groupe de la Banque mondiale s’attache aussi à poursuivre ses politiques établies en matière de changement climatique, de transparence et de lutte contre la corruption, et à harmoniser ses efforts avec ceux des partenaires donateurs, du secteur privé et de la société civile. C’est à travers des partenariats que les capitaux et les actions engagés permettront d’éclairer l’Afrique.
La Banque mondiale compte déjà 48 projets dans le secteur de l’énergie en Afrique, représentant un montant total de 3 milliards de dollars et couvrant tout un ensemble d’activités. Il s’agit aussi bien d’améliorer l’accès à l’électricité pour les populations, que de remettre en état des réseaux électriques délabrés ou détruits par un conflit. Il faut également veiller à ce que les directives internationales en matière de protection sociale et de sauvegarde de l’environnement soient respectées lors de l’élaboration des projets énergétiques.