Contacts:  En Afrique du Sud Sarwat Hussain Courriel: shussain@worldbank.org TĂ©l.: +27 73 888 1778 A Washington Rachel McColgan-Arnold Courriel: rmccolgan@worldbank.org TĂ©l.: 1-202-458-5299Â
Le dernier rapport publiĂ© par la Banque africaine de dĂ©veloppement, la Banque mondiale et le Forum Ă©conomique mondial fait le point sur la compĂ©titivitĂ© africaine Le rapport Ă©tablit que le dĂ©veloppement du système financier et le libre-Ă©change sont indispensables pour sortir de la crise ; alors que les amĂ©liorations des infrastructures, de la santĂ© et de l’éducation et de la gouvernance demeurent Ă moyen terme les facteurs dĂ©terminants du renforcement de la compĂ©titivitĂ©. Le rapport prĂ©sente les profils de compĂ©titivitĂ© et d’investissement dĂ©taillĂ©s de nombreux pays africains Le texte intĂ©gral du rapport, les points essentiels, le rĂ©sumĂ©, les profils de pays, les classements et autres informations peuvent ĂŞtre tĂ©lĂ©chargĂ©s Ă l’adresse : http://www.worldbank.org/ACR09 Le Cap (AFRIQUE DU SUD) 10 juin 2009 – Les entreprises africaines peuvent devenir nettement plus compĂ©titives, si les gouvernements africains et leurs partenaires internationaux amĂ©liorent l’accès aux financements, ne cèdent pas Ă la pression qui les pousse Ă Ă©riger des obstacles au commerce, modernisent les infrastructures, amĂ©liorent les systèmes de soins de santĂ© et d’éducation et renforcent les institutions. Â
Ces conclusions, rendues publiques ce jour Ă l’occasion du lancement d’un important nouveau rapport intitulĂ© « Rapport sur la compĂ©titivitĂ© en Afrique 2009 » , rĂ©sultent des Ă©tudes menĂ©es par trois institutions – le Forum Ă©conomique mondial, la Banque africaine de dĂ©veloppement et la Banque mondiale. Â
Selon le rapport, l’accès limitĂ© aux services financiers demeure un obstacle de taille pour les entreprises africaines, mais les pays africains sont aussi moins compĂ©titifs sur le marchĂ© mondial Ă cause des infrastructures peu dĂ©veloppĂ©es, des services de soins de santĂ© et d’éducation limitĂ©s et de la mĂ©diocritĂ© des cadres institutionnels. Le rapport examine Ă©galement un certain nombre de cas de rĂ©ussite dans la rĂ©gion, qui mettent en Ă©vidence les mesures que les pays peuvent prendre pour amĂ©liorer le cadre d’exercice de l’activitĂ© des entreprises.Â
Le rapport conjoint a Ă©tĂ© publiĂ© dans la perspective du Forum Ă©conomique mondial sur l’Afrique, qui se tient du 10 au 12 juin dans la ville du Cap, en Afrique du Sud. C’est le deuxième rapport sur le cadre d’exercice de l’activitĂ© des entreprises de la rĂ©gion, qui tire parti du savoir et des compĂ©tences disponibles au sein des trois organisations. Le rapport prĂ©sente aussi une vision intĂ©grĂ©e des enjeux de politique auxquels les pays africains doivent faire face en mettant en place les bases nĂ©cessaires Ă la croissance durable et Ă la prospĂ©ritĂ©.Â
Le rapport met en relief deux lignes d’action Ă court terme et trois Ă long terme qu’il faudra suivre pour amĂ©liorer la compĂ©titivitĂ© des Ă©conomies africaines. Les deux lignes d’action Ă court terme consistent Ă Â :Â
Renforcer l’accès aux services financiers par des mesures de promotion du marchĂ©. On assiste depuis quelques annĂ©es Ă un approfondissement et une expansion des systèmes financiers africains, mais la crise mondiale actuelle risque de mettre fin Ă cette tendance et de compromettre les progrès enregistrĂ©s rĂ©cemment. Il importe encore plus Ă prĂ©sent de moderniser les mĂ©canismes nĂ©cessaires Ă des systèmes financiers solides, efficaces et ouverts.Maintenir les marchĂ©s ouverts aux Ă©changes commerciaux . La crise Ă©conomique mondiale donne voix Ă des forces protectionnistes. Or le protectionnisme ne ferait que rĂ©duire davantage la demande et freiner la croissance. Aussi les dirigeants africains doivent-ils rĂ©sister aux pressions politiques qui les poussent Ă Ă©riger des obstacles au commerce, qui rendraient encore plus difficile la relance dans la rĂ©gion.Les trois lignes d’action Ă long terme concernent les domaines suivants :Â
L’infrastructure qui demeure l’un des obstacles majeurs Ă l’exercice de l’activitĂ© des entreprises en Afrique . L’énergie et les transports sont parmi les principaux obstacles Ă la croissance de la productivitĂ© et de la compĂ©titivitĂ© en Afrique. Investir dans la modernisation des infrastructures non seulement placerait l’Afrique sur une trajectoire de croissance plus Ă©levĂ©e, mais contribuerait aussi Ă la relance budgĂ©taire Ă un moment crucial.Les systèmes d’éducation de base et de soins de santĂ© qui sont inefficaces et brident l’exploitation du potentiel de production du continent . Ce domaine est peut-ĂŞtre celui qui vient au premier rang des prioritĂ©s. Si les systèmes d’éducation et de soins de santĂ© ne sont pas amĂ©liorĂ©s en Afrique, les entreprises continueront d’être freinĂ©es dans leur progression dans la chaĂ®ne de valorisation, et le dĂ©veloppement Ă©conomique sera entravĂ©.La bonne gouvernance et des instances dirigeantes solides et Ă©clairĂ©es dont l’Afrique devrait offrir plus d’exemples. Des structures institutionnelles solides et transparentes ont contribuĂ© Ă la rĂ©ussite des Ă©conomies les plus compĂ©titives d’Afrique. D’importantes mesures ont Ă©tĂ© prises ces dernières annĂ©es pour amĂ©liorer ces structures, mais dans de nombreux pays de la rĂ©gion les institutions doivent ĂŞtre plus favorables aux entreprises afin de promouvoir la compĂ©titivitĂ©. Ceci est, en ce moment, d’autant plus important que la crise Ă©conomique actuelle menace d’annuler les progrès accomplis dans le domaine de la rĂ©forme des structures de gouvernance.  « Le Rapport sur la compĂ©titivitĂ© en Afrique de cette annĂ©e intègre pour la deuxième fois les efforts dĂ©ployĂ©s Ă grande Ă©chelle par nos trois organisations pour placer le continent dans une perspective internationale plus large et mettre en exergue les aspects importants du dĂ©veloppement dans la rĂ©gion, qui prĂ©sentent un intĂ©rĂŞt crucial en cette pĂ©riode de crise Ă©conomique mondiale », a dĂ©clarĂ© Klaus Schwab , Fondateur et PrĂ©sident exĂ©cutif du Forum Ă©conomique mondial. « Investir dans les infrastructures dans une optique rĂ©gionale permettra de limiter l’impact de la crise et de mettre l’Afrique en meilleure position pour tirer parti, le moment venu, de la reprise de l’économie mondiale », a estimĂ© Obiageli Katryn Ezekwesili , Vice-prĂ©sidente de la RĂ©gion Afrique Ă la Banque mondiale Ă Washington. « Les pays qui profiteront le plus et limiteront les rĂ©percussions nĂ©fastes de la crise sont ceux qui appliquent des mesures de rĂ©forme, renforcent les structures de gouvernance, modernisent les marchĂ©s nationaux de capitaux et procèdent aux investissements nĂ©cessaires pour mettre Ă profit l’immense ingĂ©niositĂ© et la crĂ©ativitĂ© de leurs populations », a-t-elle ajoutĂ©. Â
« L’enjeu le plus essentiel pour nous Ă ce stade consiste Ă trouver le juste milieu entre la riposte Ă la crise dans l’immĂ©diat et la poursuite des objectifs Ă plus long terme, nĂ©cessaires Ă la croissance durable en Afrique, par exemple, le dĂ©veloppement des infrastructures et d’une main-d’œuvre qualifiĂ©e, ainsi que l’intĂ©gration Ă©conomique », a dĂ©clarĂ© Donald Kaberuka , PrĂ©sident de la Banque africaine de dĂ©veloppement. Â
Outre l’évaluation de la compĂ©titivitĂ© et des coĂ»ts de l’exercice de l’activitĂ© Ă©conomique sur le continent, le rapport comporte Ă©galement une analyse de l’ampleur et de la complexitĂ© des marchĂ©s financiers de la rĂ©gion, les mesures efficaces que les Ă©conomies relativement plus petites du continent ont introduites pour promouvoir leur compĂ©titivitĂ©, et la mesure dans laquelle les pays africains ont pris des dispositions pour faciliter le commerce transfrontalier.Â
Dans le rapport figurent Ă©galement des profils dĂ©taillĂ©s de la compĂ©titivitĂ© et du climat d’investissement, rĂ©capitulant de manière exhaustive les facteurs dĂ©terminants de la compĂ©titivitĂ© dans chaque pays Ă©tudiĂ© dans le rapport. Â
Le « Rapport sur la compĂ©titivitĂ© en Afrique 2009 » reprĂ©sente un outil prĂ©cieux pour les dĂ©cideurs, les responsables de la stratĂ©gie des entreprises et d’autres acteurs importants, ainsi qu’un document Ă lire absolument par tous ceux qui s’intĂ©ressent Ă la rĂ©gion.Â
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Pour plus d’informations sur cette étude, consulter http://www.worldbank.org/ACR09 Pour en savoir plus sur les activités de la Banque mondiale en Afrique, consulter http://www.worldbank.org/afr Pour plus d’informations sur la Banque mondiale en général, consulter http://www.worldbank.org/