La nouvelle politique d’accès à l’information de la Banque mondiale entrera en vigueur le 1er juillet

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Communiqué de presse n°:2010/448/EXC

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David Theis
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WASHINGTON, le 3 juin 2010 â€” La Banque mondiale a annoncĂ© aujourd’hui qu’elle sera en mesure d’engager comme prĂ©vu, le 1er juillet prochain, la première phase de sa nouvelle Politique d’accès Ă  l’information, l’une des rĂ©formes majeures qu’elle a entrepris de mettre en Ĺ“uvre pour s’acquitter d’une manière plus efficace, efficiente et responsable de la mission qui est la sienne.

Cette nouvelle politique place la Banque en position de chef de file, en matière de transparence, au sein de l’ensemble des organisations multilatĂ©rales. Tranchant sur la politique d’information en vigueur jusqu’à prĂ©sent et son approche consistant Ă  spĂ©cifier les informations qui devaient ĂŞtre rendues publiques, ce nouveau dispositif permettra dĂ©sormais au public d’avoir accès Ă  l’ensemble des informations que la Banque a en sa possession et qui ne figurent pas sur une liste d’exceptions préétablie (comme par exemple les renseignements d’ordre personnel sur ses employĂ©s ou les documents entrant dans le cadre de son processus de dĂ©libĂ©ration interne).

La nouvelle politique prĂ©voit un accès bien plus large aux informations concernant les projets en cours d’exĂ©cution, pour permettre ainsi au public de les suivre individuellement tout au long de ce qu’il est convenu d’appeler le cycle des projets.

« La nouvelle Politique d’accès Ă  l’information est bien plus qu’un simple changement de politique Â», a dĂ©clarĂ© Ă  ce sujet Jeff Gutman, vice-prĂ©sident de la Banque mondiale pour la Politique opĂ©rationnelle et les services aux pays. « C’est une Ă©norme mutation d’ordre culturel pour notre institution, que ce soit en ce qui concerne nos interactions avec le monde extĂ©rieur ou la façon dont nous concevons et traitons l’information. Â»

La Banque donnera accès Ă  un volume bien plus considĂ©rable d’informations sur les dĂ©cisions essentielles prises en cours d’élaboration et d’exĂ©cution de ses projets, pour assurer Ă  la fois une meilleure connaissance des activitĂ©s opĂ©rationnelles menĂ©es avec son appui et de meilleurs rĂ©sultats sur le plan du dĂ©veloppement. Parmi les nouveaux types d’informations ainsi rendus publics figureront les dĂ©cisions ressortant des rĂ©unions d’examen des idĂ©es de projets, des missions de supervision de projets et des examens de projets Ă  mi-parcours. Voici un certain nombre d’exemples d’informations qui seront dĂ©sormais accessibles Ă  partir du 1er juillet :

  • Procès-verbaux des rĂ©unions des comitĂ©s du Conseil
  • RĂ©sumĂ©s des rĂ©unions du Conseil et des rĂ©unions du ComitĂ© plĂ©nier par les prĂ©sidents de sĂ©ance
  • RĂ©sumĂ©s des discussions
  • Rapports annuels des comitĂ©s du Conseil
  • Rapports sur l’état d’avancement et les rĂ©sultats (en partie)
  • États financiers annuels vĂ©rifiĂ©s des emprunteurs pour les projets (pour lesquels l’invitation Ă  nĂ©gocier a Ă©tĂ© lancĂ©e après le 1er juillet 2010)
  • Examens de la performance des portefeuilles-pays
  • Notes conceptuelles et programmes de consultations pour les examens de politiques faisant l’objet de consultations externes

« Ce que l’expĂ©rience faite par d’autres institutions et pays qui ont adoptĂ© des politiques de divulgation de cette ampleur montre Ă  l’évidence, c’est que nous avons devant nous toute une phase d’apprentissage Ă  franchir, mais la Banque souscrit totalement au principe qui est le fondement mĂŞme de cette nouvelle politique, Ă  savoir maximiser l’accès Ă  l’information pour amĂ©liorer la qualitĂ© du processus de dĂ©veloppement Â», a soulignĂ© Peter Stephens, qui prĂ©side le Groupe de travail de la Banque sur l’accès Ă  l’information et est Ă©galement directeur au sein de ses services des relations extĂ©rieures.

Pour la Banque, un gros problème va ĂŞtre en particulier de rĂ©pertorier l’ensemble des informations accumulĂ©es dans le passĂ© et pouvant donner lieu Ă  divulgation Ă  compter du 1er juillet, et de faire face Ă  l’essor escomptĂ© du volume de demandes avant mĂŞme que tous les nouveaux systèmes soient entièrement en place et que son personnel soit formĂ© et totalement au courant de la politique et de la façon dont elle s’appliquera dans la pratique. La Banque va en effet continuer, après le 1er juillet, Ă  former son personnel, Ă  mener Ă  bien la mise Ă  jour de ses systèmes, Ă  dĂ©classifier les documents antĂ©rieurs remplissant les conditions requises et Ă  peaufiner ses processus opĂ©rationnels dans ce domaine.

Elle a engagĂ© dès novembre 2009, date Ă  laquelle son Conseil des Administrateurs a approuvĂ© cette nouvelle politique, le travail prĂ©paratoire pour la mise en place des systèmes et processus nĂ©cessaires Ă  son application. Cela consiste notamment Ă  :

  • mettre Ă  jour ses systèmes de technologie de l’information, les renforcer ou en crĂ©er de nouveaux, et amĂ©liorer la fonctionnalitĂ© de sa base de donnĂ©es et son interface utilisateur Ă  l’intention des demandeurs d’informations ;
  • concevoir et automatiser ses processus de flux d’information pour permettre de manière dynamique la divulgation des donnĂ©es sur son site web externe ;
  • prĂ©parer des milliers de documents antĂ©rieurs rĂ©pondant aux critères voulus pour pouvoir ĂŞtre rendus publics Ă  compter du 1er juillet 2010 ;
  • mettre en place un programme de formation et des moyens d’appui en termes d’exĂ©cution pour plus de 10 000 membres de son personnel ;
  • dĂ©finir une stratĂ©gie pour la mise Ă  jour et la refonte de sa fonction d’information, ainsi qu’une approche pour assurer la fourniture des donnĂ©es en question par le biais de ses centres d’information du public ;
  • aligner son plan-cadre de traduction sur cette nouvelle politique ; et
  • rĂ©viser ses dĂ©finitions en matière de classification de l’information.

« Nous avons travaillĂ© en collaboration avec plusieurs organisations de la sociĂ©tĂ© civile pour prĂ©parer le passage Ă  la nouvelle politique, en sollicitant leur avis sur l’aspect complexe que constitue la notion d’accès pour diffĂ©rents groupes de parties prenantes, en particulier ceux situĂ©s en dehors des capitales dans les pays en dĂ©veloppement, ainsi que sur la question des traductions et la façon dont ils peuvent nous aider Ă  tester le nouveau système et Ă  identifier les Ă©ventuels goulets d’étranglement imprĂ©vus Â», a expliquĂ© Ă  cet Ă©gard Marwan Muasher, premier vice-prĂ©sident de la Banque pour les relations extĂ©rieures.

InspirĂ©e des lĂ©gislations en vigueur en Inde et aux États-Unis sur le droit Ă  l’information et la libertĂ© de l’information, respectivement, la nouvelle politique contient par ailleurs des dispositions qui permettront de dĂ©classifier sous un certain dĂ©lai (après 5, 10 ou 20 ans) certains types d’informations Ă  diffusion restreinte, en prenant en compte le fait que leur caractère sensible diminue au fil du temps. Elle Ă©tablit aussi pour la première fois un droit de recours.

« Un demandeur peut faire appel s’il estime que la Banque lui a refusĂ© irrĂ©gulièrement ou sans raison valable l’accès Ă  des informations qui devraient ĂŞtre publiquement disponibles selon la nouvelle politique, ou lorsqu’il souhaite prĂ©senter, dans l’intĂ©rĂŞt public, un argument en faveur de la divulgation d’informations faisant l’objet d’une diffusion restreinte en vertu de la politique Â», a ainsi expliquĂ© Anne-Marie Leroy, première vice-prĂ©sidente et conseillère juridique du Groupe de la Banque mondiale.

La nouvelle Politique d’accès à l’information s’applique à la BIRD et à l’IDA. L’IFC et la MIGA disposent chacune de leur propre politique d’information.

Disponible en ligne (à l’adresse www.worldbank.org/wbaccess (a)), elle sera à l’avenir traduite dans un certain nombre de langues autres que l’anglais, à savoir l’arabe, le chinois, l’espagnol, le français, le portugais et le russe.

Les autres réformes internes actuellement mises en œuvre par la Banque mondiale couvrent divers aspects d’importance primordiale, qu’il s’agisse d’accroître l’efficacité de ses prêts, de permettre aux pays en développement de se faire plus entendre au sein de ses propres instances, de mettre plus de membres de son personnel en place dans ces mêmes pays afin d’y assurer un meilleur service-client à l’appui de l’effort de lutte contre la pauvreté, ou d’assurer l’accès libre et gratuit à son vaste éventail de données sur le développement (par le biais du site donnees.banquemondiale.org).

Genèse et évolution de la politique d’accès à l’information 

C’est en 1985 que la Banque a publiĂ© sa première Directive sur la diffusion de l’information. Son Conseil des Administrateurs a approuvĂ© la première politique d’information en 1993, et celle-ci a Ă©voluĂ© tout au long des 15 dernières annĂ©es, les Administrateurs et la direction ayant entrepris pĂ©riodiquement (en 2001, 2002, 2003 et 2005) de la rĂ©examiner et d’en Ă©largir la portĂ©e. 

La Politique d’accès Ă  l’information prend appui sur un processus de consultations externes et internes menĂ© dans 33 pays, ainsi que par le biais du site web externe de la Banque, durant la pĂ©riode de mars Ă  juin 2009. Elle reflète ainsi le point de vue des pays membres, des organisations de la sociĂ©tĂ© civile, des milieux universitaires et de la recherche, des milieux parlementaires, du secteur privĂ©, d’autres organisations internationales et organismes donateurs, ainsi que des propres services de la Banque.

(a) indique une page en anglais.




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