Le Groupe de la Banque mondiale accorde des financements sans précédent pour accélérer la relance économique en Afrique

Des engagements record dans les domaines de l’éducation, la santé, la nutrition, la population et les infrastructures durant l’exercice 10
Disponible en: English

Contacts:
Ă€ Washington :
François Gouahinga
(1) 202 473 0696
fgouahinga@worldbank.org

WASHINGTON, le 1er juillet 2010 — Au cours de l’exercice 10, le Groupe de la Banque mondiale a engagé un montant record de 11,5 milliards de dollars américains, répartis sur 113 projets, en vue d’accélérer la relance des économies d’Afrique subsaharienne au lendemain de la crise financière mondiale.

Les engagements de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) — qui fournit des financements, des produits de gestion des risques et d’autres services financiers aux États membres — se sont élevés à 4,3 milliards de dollars. Ceux de l’Association internationale de développement (IDA), l’organe du Groupe qui accorde des prêts sans intérêts et des dons aux pays les plus pauvres, ont atteint le niveau record de 7,2 milliards de dollars.

« L’Afrique est aujourd’hui l’uns des premiers continents Ă  Ă©merger de la crise avec des perspectives de croissance solide comparables au niveau enregistré  durant la pĂ©riode d’avant-crise, et je suis fière de constater que notre institution a contribuĂ© Ă  cet effort Â», a dĂ©clarĂ© Obiageli Katryn Ezekwesili, vice-prĂ©sidente de la Banque mondiale pour la RĂ©gion Afrique. « Durant cet exercice fiscal nos financements ont atteint un niveau sans prĂ©cĂ©dent pour remettre les Ă©conomies africaines sur le chemin de la croissance Â», a-t-elle ajoutĂ©. « C’est en mettant l’accent sur les rĂ©sultats et le savoir au moment opportun que nous avons pu faire la diffĂ©rence pour le bien des peuples d’Afrique Â».

A l’échelle mondiale, le Groupe de la Banque mondiale a financĂ© environ 875 projets destinĂ©s Ă  stimuler la croissance Ă©conomique, vaincre la pauvretĂ© et promouvoir l’entreprise privĂ©e. Les engagements du Groupe ont atteint un niveau record dans les domaines de l’éducation, la santĂ©, la nutrition, la population et les infrastructures. Dans les pays touchĂ©s par la crise, ces financements ont permis de rĂ©aliser des investissements qui faisaient cruellement dĂ©faut. 

Engagements du Groupe de la Banque mondiale
Exercices 2010 et 2009 (en milliards de dollars)

Groupe de la Banque mondiale

Ex. 10*

Ex. 09

BIRD

44,2

32,9

IDA

14,5

14,0

IFC

12+

10,5+

MIGA

1,5

1,4

TOTAL

72,2

58,8

*Chiffres prĂ©liminaires non auditĂ©s en date du 1er juillet.

+ Compte propre uniquement. Ne comprend pas les ressources mobilisées auprès d’autres investisseurs d’un montant de plus de 5 milliards de dollars au cours de l’exercice 10 et 4 milliards de dollars durant l’exercice 09.

Fournis sous forme de prĂŞts, de dons, de prises de participations et de garanties, les financements du Groupe de la Banque mondiale ont aidĂ© les pays et les entreprises privĂ©es Ă  faire face Ă  la diminution sensible des flux de capitaux privĂ©s due Ă  la rĂ©cession mondiale. Selon les prĂ©visions, ces flux n’augmenteront que modestement pour passer de 454 milliards de dollars en 2009 Ă  771 milliards de dollars en 2012, un niveau bien infĂ©rieur aux 1 200 milliards de dollars atteints en 2007. Globalement, on estime que le dĂ©ficit de financement des pays en dĂ©veloppement passera de 210 milliards de dollars en 2010 Ă  180 milliards de dollars en 2011 — contre un dĂ©ficit estimĂ© Ă  352 milliards de dollars en 2009.

« Les pays en dĂ©veloppement partenaires de la Banque souhaitaient qu’elle agisse rapidement, avec souplesse et en faisant preuve d’innovation face Ă  la crise Ă©conomique mondiale : je me rĂ©jouis que l’institution ait rĂ©pondu Ă  cette attente en fournissant un volume d’aide sans prĂ©cĂ©dent Â», a dĂ©clarĂ© Robert B. Zoellick, prĂ©sident du Groupe de la Banque mondiale. « Les rĂ©percussions nĂ©fastes de la crise sur les plus pauvres se feront sentir bien au-delĂ  de la reprise de l’activitĂ© Ă©conomique mondiale. Je pense qu’il est essentiel que nous puissions soutenir vigoureusement les systèmes de protection sociale, les infrastructures et le secteur privĂ© afin de protĂ©ger les pauvres et de jeter les bases de la reprise et de la croissance Â».

Tous continents confondus, les engagements de la BIRD ont atteint 44,2 milliards de dollars, montant encore jamais enregistrĂ©, largement supĂ©rieur au prĂ©cĂ©dent record (32,9 milliards de dollars au cours de l’exercice 09). Les prĂŞts Ă  dĂ©caissement rapide Ă  l’appui des politiques de dĂ©veloppement, qui soutiennent de manière essentielle les balances des paiements face aux dĂ©ficits de financement, ont constituĂ© environ 47 % du total durant l’exercice 10. Les dĂ©caissements au titre des prĂŞts Ă  l’appui des politiques de dĂ©veloppement ont suivi le rythme des engagements approuvĂ©s : 85 % des opĂ©rations approuvĂ©es depuis juillet 2008 ont fait l’objet de dĂ©caissements (si l’on exclut les opĂ©rations de tirage diffĂ©rĂ©). 

Les engagements de l’IDA, qui accorde des prĂŞts sans intĂ©rĂŞts et des dons aux 79 pays les plus pauvres du monde, ont Ă©tabli un nouveau record, soit 14,5 milliards de dollars durant l’exercice 10 contre 14 milliards de dollars au cours de l’exercice 09. 

Les engagements de la Banque mondiale (BIRD et IDA) dans le domaine de la protection sociale — Ă  l’appui notamment des programmes sociaux destinĂ©s aux populations les plus pauvres et les plus vulnĂ©rables — devraient atteindre au moins 3,6 milliards de dollars durant l’exercice 10. Les financements allouĂ©s aux infrastructures, secteur vital du point de vue de la crĂ©ation d’emplois et de la productivitĂ© future, ont dĂ©passĂ© 18 milliards de dollars au cours de l’exercice 09 et devraient se chiffrer Ă  plus de 22 milliards de dollars pendant l’exercice 10. Durant ce mĂŞme exercice, les engagements dans le domaine de l’éducation ont atteint le niveau sans prĂ©cĂ©dent d’environ 4,5 milliards de dollars, contre 3,4 milliards de dollars au cours de l’exercice 09. De mĂŞme, l’aide fournie dans le secteur de la santĂ©, la nutrition et la population a atteint elle aussi un niveau inĂ©galĂ©, Ă  savoir 4 milliards de dollars, chiffre sensiblement supĂ©rieur aux 2,9 milliards de dollars de l’exercice prĂ©cĂ©dent. Au moment oĂą l’institution rĂ©alisait ces engagements sans prĂ©cĂ©dent — durant les exercices 09 et 10, les engagements du Groupe de la Banque mondiale ont dĂ©passĂ© 130 milliards de dollars —, la BIRD se trouvait confrontĂ©e Ă  des contraintes financières ; en avril 2010, ses actionnaires ont approuvĂ© la première augmentation de capital de grande ampleur depuis 20 ans.

Les dĂ©caissements de la BIRD et de l’IDA — mesure importante de l’efficacitĂ© de l’aide sur le terrain — ont atteint Ă©galement des niveaux jusqu’ici inconnus et devraient s’établir aux alentours de 40 milliards de dollars (contre 28 milliards de dollars durant l’exercice 09) grâce aux efforts dĂ©ployĂ©s de façon concertĂ©e et soutenue par la direction et le personnel de la Banque mondiale pour rĂ©pondre plus rapidement aux demandes des clients.

La SociĂ©tĂ© financière internationale (IFC), la plus importante source de financements multilatĂ©raux pour le secteur privĂ© dans les pays en dĂ©veloppement, a accordĂ© des financements sans prĂ©cĂ©dent aux entreprises de ces pays, qu’elle a aidĂ©es Ă  faire face Ă  l’incertitude qui pèse sur l’économie mondiale. Selon des donnĂ©es prĂ©liminaires et non auditĂ©es en date du 29 juin, les investissements de l’IFC se sont montĂ©s Ă  près de 18 milliards de dollars, contre 14,5 milliards de dollars pour l’exercice 09. Le chiffre comprend des engagements estimĂ©s Ă  12 milliards de dollars rĂ©alisĂ©s par l’IFC pour son propre compte et plus de 5 milliards de dollars mobilisĂ©s auprès d’autres investisseurs pour complĂ©ter les financements de la SociĂ©tĂ©. Les ressources mobilisĂ©es auprès d’autres investisseurs comprenaient 235,8 millions de dollars levĂ©s par la SociĂ©tĂ© de gestion d’actifs (Asset Management Company ou AMC), filiale Ă  part entière de l’IFC chargĂ©e de gĂ©rer de façon indĂ©pendante les capitaux de tierces parties. Au 29 juin, l’IFC comptait plus de 500 projets d’investissement, soit une augmentation de 12 % par rapport Ă  l’exercice 09. Les dĂ©penses des Services de conseil de la SociĂ©tĂ© devraient avoisiner 300 millions de dollars.

L’IFC a maintenu l’axe stratĂ©gique de ses interventions sur les pays et les rĂ©gions les plus dĂ©munis, surtout l’Afrique subsaharienne, oĂą ses investissements ont augmentĂ© pour franchir lĂ©gèrement la barre des 2 milliards de dollars au 29 juin — un autre record. Les investissements de l’IFC dans les 79 pays admis Ă  emprunter Ă  l’IDA ont atteint un montant total de plus de 4 milliards de dollars. Près de la moitiĂ© des projets de l’IFC et environ 60 % des dĂ©penses liĂ©es aux projets de ses Services de conseil ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s dans ces pays.

« Dans un contexte Ă©conomique imprĂ©visible, l’IFC a canalisĂ© d’importantes ressources financières vers les rĂ©gions oĂą elles pouvaient avoir le plus d’effet Â», adĂ©clarĂ© Lars Thunell, vice-prĂ©sident exĂ©cutif et directeur gĂ©nĂ©ral de l’IFC. « Nous avons mobilisĂ© des capitaux pour relever les grands dĂ©fis de notre Ă©poque en matière de dĂ©veloppement. Nous avons exploitĂ© nos compĂ©tences mondiales et mis au point des produits et des services novateurs pour aider nos clients Ă  rĂ©ussir. Nous avons stimulĂ© les investissements dans les pays Ă©mergents en montrant aux investisseurs que le dĂ©veloppement et la rĂ©ussite commerciale peuvent aller de pair sur ces marchĂ©s Â».

Parmi les rĂ©alisations de l’IFC figurent plusieurs transactions et projets novateurs destinĂ©s Ă  crĂ©er des opportunitĂ©s pour les habitants des pays les plus pauvres et les protĂ©ger des incertitudes Ă©conomiques. Le Fonds de recapitalisation et le Fonds pour l’Afrique, l’AmĂ©rique latine et les CaraĂŻbes de l’IFC — tous deux gĂ©rĂ©s par l’AMC — ont investi environ 175 millions de dollars dans Ecobank, la banque panafricaine disposant de la plus importante implantation gĂ©ographique dans la rĂ©gion, pour accroĂ®tre l’accès au crĂ©dit dans les pays les plus pauvres. Par ailleurs, l’IFC a investi 20 millions de dollars dans Leapfrog Financial Inclusion Fund, premier fonds de microassurance commercial au monde, qui devrait aider 25 millions d’Africains Ă  obtenir une assurance.   

L’Agence multilatĂ©rale de garantie des investissements (MIGA), l’organe du Groupe de la Banque mondiale qui assure contre le risque politique, a Ă©mis des garanties d’un montant de 1,5 milliard de dollars, contre 1,4 milliard de dollars au cours de l’exercice 09. « En dĂ©pit du manque de confiance des investisseurs et de la baisse des investissements Ă©trangers directs cette annĂ©e, la MIGA a continuĂ© d’appuyer les investissements qui permettent de crĂ©er des emplois, de construire des infrastructures de base et d’offrir des services de prĂŞt Ă  l’économie rĂ©elle Â», selon Izumi Kobayashi, vice-prĂ©sident exĂ©cutif de la MIGA. « Nous sommes intervenus pour soutenir la reprise et la croissance dans les pays en dĂ©veloppement en ces temps incontestablement difficiles Â».

Les engagements du Groupe de la Banque mondiale dans les pays d’Afrique subsaharienne — première prioritĂ© de la Banque — se sont montĂ©s Ă  13,85 milliards de dollars durant l’exercice 10, soit une augmentation de 28 % par rapport aux 9,9 milliards de dollars de l’exercice 09. Sur ce total, 7,2 milliards de dollars proviennent de l’IDA (soit 49 % du total des engagements de l’Association), 4,3 milliards de dollars de la BIRD, 2 milliards de dollars (un montant record) de l’IFC et 345 millions de dollars des garanties de projets de la MIGA dans la rĂ©gion. Les dĂ©caissements de la BIRD et de l’IDA en Afrique subsaharienne se sont montĂ©s Ă  6 milliards de dollars durant l’exercice 10.

MalgrĂ© sa gravitĂ©, la rĂ©cession Ă©conomique mondiale n’a pas provoquĂ© de crise de la dette souveraine dans les pays Ă©mergents du type de celles qui avaient Ă©clatĂ© dans les annĂ©es 90 et 2000, principalement grâce Ă  une gestion macroĂ©conomique et une gestion de la dette prudentes en vigueur dans les pays en dĂ©veloppement. En plus de fournir des engagements financiers, la Banque a aidĂ© les entitĂ©s nationales et infranationales Ă  rĂ©duire leur vulnĂ©rabilitĂ© face Ă  la volatilitĂ© du marchĂ© en leur fournissant une assistance technique et en mettant des instruments de gestion du risque Ă  leur disposition. Durant l’exercice 10, le volume des transactions de gestion des risques exĂ©cutĂ©es par la Banque a plus que triplĂ© par rapport aux niveaux qui prĂ©valaient avant la crise, les pays membres cherchant Ă  gĂ©rer plus activement les risques de leurs portefeuilles de dette.

-




Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/AMXOU0UXF0