| Le 09 octobre 2007 -- Dans le milieu de l’ingénierie informatique, s’il y a une société qui a le vent en poupe, c’est bien le Groupe Hugo. Et pourtant à la tête de ce groupe, un jeune homme d’à peine trente ans, mais ne dit-on pas qu’aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ? Hugues Arsène Kouraogo, puisque c’est de lui qu’il s’agit est le Président-directeur général du Groupe Hugo qui comprend les Sociétés Hugo Tech Int. (www.hugotech.bf) et sa filiale Secure (www.secure.bf). Hugo Tech est une société d’ingénierie informatique alors que Secure est spécialisé dans la sécurité électronique et incendie entre autres. Rien ne prédisposait cependant ce jeune homme à se retrouver à la tête d’un tel groupe qui emploie à temps plein un effectif de 18 personnes. En effet, issu d’une famille modeste, après l’obtention de son Brevet d’études du premier cycle, il est confronté à un dilemme : trouver un emploi afin de s’occuper de ses parents ou poursuivre ses études. Il opte tant bien que mal pour les études, non sans rencontrer des difficultés, notamment pour le paiement de sa scolarité. Aujourd’hui, il est titulaire d’un DUT, mais dès sa première année d’Université, il avait mis en place une petite unité, dans l’informel, lui permettant de régler ses frais de scolarité. Hugues Arsène Kouraogo avoue cependant qu’en septembre 2002, lorsqu’il a décidé de créer la Société Hugo, les difficultés ne manquaient pas. Ces difficultés se traduisaient concrètement par la lourdeur des formalités de création des entreprises, les tracasseries administratives, un manque d’accompagnement des entreprises naissantes, et enfin un véritable chemin de croix pour l’obtention d’un crédit, car selon lui « les Banques prêtent surtout aux riches ». Changements de l’environnement des affaires Fort heureusement, la rencontre avec la Maison de l’entreprise du Burkina (MEBF) allait changer beaucoup de choses chez Hugues Arsène Kouraogo. Selon lui, cette structure à travers « Les Centres des formalités des entreprises (CEFORE) », par un travail d’écoute permanent, de conseils et d’accompagnement, a non seulement aplani ses difficultés, mais aussi renforcé son esprit de leadership. Selon lui, « la MEBF est un booster des PME / PMI au Burkina ». Rapport Doing Business 2008 : Le classement global du Burkina Faso pour la facilité de faire des affaires a progressé de la163è place sur 175 à la 161e sur 178 . |
En effet, les CEFORE ont pour objectif de permettre aux opérateurs économiques nationaux et étrangers, personnes physiques ou morales, d’accomplir en un même lieu, devant un seul interlocuteur, dans un délai maximum de 7 jours ouvrables, les formalités de création d’entreprises. Les formalités concernées : Registre de commerce et du crédit mobilier (RCCM), la déclaration d’existence fiscale et le Numéro identifiant fiscal unique(IFU), la carte de commerçant pour les personnes physiques et l’affiliation à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Aujourd’hui Hugues Kouraogo est un homme d’affaires comblé, toujours entre deux avions, et ses deux sociétés sont bien gérées grâce aux conseils en gestion qu’il a reçus de la MEBF. Selon lui, le concept de « Maison de l’entreprise », qui est né dans le cadre des activités du Projet d’appui au secteur privé (PASP), initié par la Banque mondiale sur la période 1994-2000, intervient dans la lutte contre la pauvreté, en ce sens qu’il stimule les PME/PMI, renforce l’esprit entrepreneurial et cultive l’excellence. Par Lionel F. Yaro, responsable du Centre public d’information Banque mondiale - Ouagadougou |