Ouagadougou, 3 Octobre 2008— Une évaluation du climat des investissements réalisée en 2005-2006 par la Banque mondiale indiquait que le climat des affaires était globalement peu favorable au Burkina Faso. Dans la même année, le rapport Doing Business publié par la Banque mondiale et la Société financière internationale (IFC) classait le pays à la 154ème place sur 155 pays examinés. Cette situation a amené le Gouvernement à solliciter d’IFC la mise en place d’un programme d’assistance technique pour l’amélioration de l’environnement des affaires au Burkina Faso. Ainsi, le programme « Doing Business Better in Burkina Faso » (mieux faire les affaires au Burkina) a démarré ses activités en mars 2006 et a fortement contribué à l’amélioration des performances du pays.
Présentation du rapport Doing Business 2009
Le dernier rapport Doing Business, dont le lancement officiel a eu lieu le 10 septembre dernier, classe le Burkina au 148ème rang sur les 181 pays évalués, et au 6ème rang des 10 meilleurs pays réformateurs au monde en matière d’amélioration du climat des affaires.
Le Chef de la délégation du Gouvernement à la cérémonie du lancement du rapport 2009, le ministre du Commerce Mamadou SANOU, a traduit toute la satisfaction du Gouvernement quant aux résultats atteints par le Burkina. Il a rappelé que ce pays enclavé d’Afrique de l’Ouest avec 13 millions d’habitants, qui était classé en 2005 avant-dernier au monde, fait désormais partie du cercle très convoité des 10 meilleurs réformateurs en 2008. Le pays a fait un bond en avant grâce aux efforts fournis dans plusieurs domaines, dont les quatre qui ont été soulignés par le rapport :
la mise en place d’un guichet unique centralisant toutes les formalités de délivrance des permis de construire (CEFAC) : le nombre de procédures a été réduit de 32 à 15, les délais ont diminué de 226 à 214 jours et le coût a baissé ;
la réglementation du marché du travail : un nouveau Code du travail a été adopté assouplissant les règles d’embauche et de licenciement ;
le transfert de propriété : de nouvelles mesures ont permis de réduire le nombre de procédures de 8 à 6, la durée de 182 à 136 jours et le coût de 12,2% à 10% de la valeur de la propriété ;
le paiement des impôts : une réforme de la loi fiscale a réduit le taux global des taxes de 4.3%.
Le Burkina Faso a également engagé des réformes fiscales.
Alain Roger COEFE, l’un des représentants du secteur privé lors du lancement du rapport 2009 a, quant à lui, souhaité que l’interactivité entre le gouvernement et le secteur privé se poursuive afin que les réformes aient des impacts visibles sur le monde des affaires. « L’important c’est l’impact. Réduire la fiscalité est important pour le monde des affaires car elle constitue une des questions de dialogue [entre le Gouvernement et le secteur privé] », a-t-il indiqué.
Le Burkina Faso, en accord avec ses partenaires techniques et financiers, notamment le programme « Doing Business Better in Burkina Faso », s'est engagé dans une dynamique de réformes majeures dont celle relative à la fiscalité. L’objectif est d’assurer de manière durable un climat des affaires propice au développement du secteur privé.
Du reste, la réduction de la pauvreté passe entre autres par le développement d’un secteur privé qui crée des emplois, génère des revenus, facilite la rentrée de devises et augmente les recettes fiscales.