La Banque mondiale accepte d’accorder un don de 15 millions de dollars au Burundi pour son projet Transitoire de Démobilisation et de Réintégration d’urgence

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Communiqué de presse n°:2009/408/AFR

Contacts :
À Washington : Rachel McColgan-Arnold
rmccolgan@worldbank.org
À Bujumbura : Marie-Claire Nzeyimana
mnzeyimana@worldbank.org

WASHINGTON, le 16 juin 2009 – Les Administrateurs de la Banque mondiale ont approuvé aujourd’hui un don de l’Association internationale de développement (IDA) d’un montant de 15 millions de dollars pour aider le gouvernement du Burundi à faciliter le rétablissement de la paix et à contribuer à la préservation et à la restauration du capital social humain, en particulier celui affecté par le conflit.  

Des ressources additionnelles de cofinancement à l’appui du projet seront mises à disposition à partir d’un fonds d’affectation multi donateurs géré par la Banque et créé pour ce projet. Dans le cadre du don de l’IDA, le gouvernement du Burundi aura accès à un financement rétroactif pour les dépenses admissibles à hauteur de 4 millions de dollars.  

L’objectif du projet de démobilisation et de réintégration transitoire d’urgence est de soutenir les efforts de la République du Burundi visant à : i) démobiliser les membres des Forces nationales de Libération et leurs dissidents, les deux groupes de forces armées non régulières restants dans le pays ; et ii) apporter un soutien socio-économique pour la réintégration de ces groupes après la démobilisation, de même qu’à d’anciens combattants en attente démobilisés dans le cadre du projet antérieur de démobilisation, de réinsertion et de réintégration. Un accent particulier sera mis sur la disposition visant à soutenir les femmes, les enfants et les anciens combattants handicapés.  

Selon John M. McIntire, le directeur des opérations pour le Burundi, « Ce projet est d’une importance capitale pour obtenir une paix et une stabilité durables au Burundi et, par conséquent, pour améliorer la sécurité dans la région des Grands Lacs. Il fera la promotion de la réintégration durable des anciens combattants dans leur communauté de retour au moyen du développement de synergies avec des initiatives plus larges de reprise et de développement en cours ou prévues, telles que des projets communautaires de développement, d’agriculture et de travaux publics soutenus par la Banque mondiale ». 

« L'appui continu apporté aux efforts de démobilisation et de réintégration au Burundi est actuellement une priorité stratégique pressante compte tenu de : i) la clôture récente de la composante Burundi du Programme multi pays de démobilisation et de réintégration (PPDR) qui, le 31 décembre 2008, avait apporté un soutien au démantèlement de presque 30 000 miliciens et à la démobilisation, la réinsertion et la réintégration de 27 000 combattants supplémentaires ; et ii) la nécessité de maintenir la capacité du gouvernement du Burundi à démobiliser d’anciens combattants du dernier groupe rebelle (Forces nationales de Libération) après l’aboutissement favorable des négociations de paix et la transformation de ce groupe en parti politique », a déclaré Marcelo Jorge Fabre, chef de groupe de travail pour le projet à la Banque mondiale. 

Ce projet comporte quatre volets : la démobilisation, l’aide à la réintégration, l’aide à la réintégration socio-économique transitoire et l’aide aux groupes vulnérables.

Les résultats escomptés sont les suivants : i) environ 1 500 ex-combattants issus des projets précédents recevront le montant résiduel de leur soutien socio-économique transitoire de réintégration ; ii) environ 1 500 ex-combattants physiquement handicapés déjà démobilisés bénéficieront de soins de réadaptation ou d’une forme de prothèse ; iii) un maximum de 5 000 combattants du FNL et 1 564 combattants du FNL-D seront démobilisés et percevront des versements de réinsertion en sus d’un soutien transitoire de réintégration socio-économique ; et iv) tous les enfants liés au FNL et au FNL-D qui ont été séparés de ces groupes retrouveront leurs familles ou seront placés dans des institutions de soins alternatifs et bénéficieront d’un soutien total pour leur réinsertion et leur réintégration comme il convient à leur statut de mineurs. Ce programme comprend la dispense d’un soutien à la réinsertion et à la réintégration pour environ 250 enfants issus du projet précédent.




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