Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté

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Cadre conceptuel

Le document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP) décrit les politiques et les programmes macroéconomiques, structurels et sociaux qu’un pays entend mettre en œuvre pour promouvoir la croissance et réduire la pauvreté, ainsi que les besoins de financement externe y afférents. Il est élaboré par les responsables du pays dans le cadre d’un processus participatif qui associe la société civile et les partenaires au développement, dont la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI).

Les documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté forment la base de l’assistance fournie par la Banque mondiale et le FMI, ainsi que des allégements de dette consentis au titre de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). Ils doivent être pilotés par les pays eux-mêmes, exhaustifs, axés sur les résultats, orientés sur le partenariat et participatifs. Un pays ne doit élaborer un DSRP que tous les trois ans, mais il peut en modifier la teneur au moyen d’un rapport d’activité annuel. Pour de plus amples renseignements à ce sujet, consultez PovertyNet (a) le site web du réseau sur la lutte contre la pauvreté.

DSRP du Cameroun

La mise en œuvre du premier DSRP a certes produit des résultats, mais le Gouvernement camerounais a saisi les nouvelles opportunités offertes par l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative PPTE, l’admission à l’IADM et la Déclaration de Paris sur l’harmonisation et l’alignement, pour élaborer un DSRP de deuxième génération en 2009 qui est davantage axé sur les résultats.

Le Gouvernement du Cameroun a un plan ambitieux pour l’avenir du pays tel que reflété dans sa «Vision 2035». Ce document a servi de base de travail à la révision du nouveau DSCE qui a été finalisé en 2009. celui-ci envisage le Cameroun comme un « pays émergent, démocratique et uni dans sa diversité d’ici 2035 ». Ses principaux objectifs sont les suivants: (i) réduction de la pauvreté à moins de 10% ; (ii) admission du Cameroun au statut de pays à revenus intermédiaires ; (iii) admission du Cameroun au statut de pays industrialisé ; et (iv) consolidation de la démocratie et de l’unité nationale.

Le récent DSCE identifie la faible productivité, la crise énergétique et les effets de la crise financière, de l’insécurité alimentaire, la pauvreté et le taux de chômage élevé comme les principaux défis à relever pendant la période 2009-2019. Il envisage d’importants investissements dans les infrastructures pour stimuler la croissance, notamment dans l’énergie, les routes, les infrastructures portuaires, l’approvisionnement en eau et les technologies de l’information. L’augmentation de la production est recherchée dans l’agriculture et l’élevage, les mines (notamment la bauxite, le fer et le cobalt), les chaines de valeur clé (le bois, les Tics et le tourisme) et le climat des affaires. Elle vise l’amélioration du développement humain et le développement un secteur d’emploi formel robuste. Le DSCE met aussi l’emphase sur l’intégration régionale et envisage l’intensification des partenariats avec les partenaires au développement non traditionnels  (BRIC plus Corée ; le monde islamique). Enfin, un chapitre entier est dédié à l’amélioration de la gouvernance y compris la lutte contre la corruption, les marchés publics, le climat des affaires et l’engagement civique. La nouvelle stratégie vise  à ajuster tous les objectifs de faire face aux  faiblesses des politiques sectorielles y compris certains secteurs qui n’ont pas été priorisés pendant la première phase dont l’énergie, les télécommunications, le  développement rural et la gouvernance.

Le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (PDF), élaboré par le Gouvernement du Cameroun, s’inspire de la Vision 2035. Il est le fruit des consultations menées à tous les stades de son élaboration. Le DSRP décrit ces consultations, dresse un tableau de la pauvreté au Cameroun, présente les objectifs du Gouvernement pour faire reculer la pauvreté au cours des trois prochaines années et décrit les mesures de suivi qui seront mis en place pour mesurer l’efficacité.




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