Déclaration de la Banque mondiale au sujet de l'oléoduc Tchad-Cameroun

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Press Release No:2009/073/AFR

 

Contacts:

In Washington: Carl Hanlon (202) 473-8087

chanlon@worldbank.org;

In Paris: Rachel Winter Jones + 33-1-4069-3052

rjones1@worldbank.org

 

Washington, le 9 Septembre, 2008 — En 2001, la Banque mondial a fourni un financement au Tchad pour soutenir le développement de l’oléoduc Tchad-Cameroun, dans le cadre d’un accord qui assurait qu’une partie importante des revenus pétroliers serait utilisée pour contribuer à la réduction de la pauvreté.

 

Au cours des années, le Tchad n’a pas mis en oeuvre les conditions clés de cet accord. Un second accord a été signé en 2006, mais cette fois encore, le Gouvernement n’a pas alloué des ressources adéquates vers les secteurs critiques à la réduction de la pauvreté – éducation, santé, infrastructure, développement rural et gouvernance. Malheureusement, il était devenu évident que les arrangements et objectifs sous-jacents à l’engagement de la Banque dans le projet oléoduc ne fonctionnaient pas. Dans ces circonstances, la Banque est donc arrivée à la conclusion quelle ne pourrait plus continuer à soutenir le projet oléoduc.

 

Nous avons fait part de notre position au Gouvernement tchadien, y compris par l’intermédiaire de nos partenaires, que le manquement du Tchad à ses obligations affaiblit considérablement la justification de l’engagement de la Banque dans ce projet. Lors de discussions que nous avons eues avec le Gouvernement tchadien à N’djamena pendant la semaine du 25 août dernier, le Gouvernement s’est engagé à rembourser par anticipation la Banque mondiale pour les financements accordés par le Banque liés au projet oléoduc.

 

A la date du 5 septembre, 2008, le Tchad a maintenant remboursé les prêts BIRD et IDA liés au pipeline.

 

Si ce remboursement met un terme à l’engagement de la Banque dans le projet oléoduc, la Banque a expliqué au Gouvernement tchadien qu’elle reconnaît les défis de développement auxquels le pays a à faire face, et le fait que ces défis ont étés aggravés par l’instabilité dans la région et l’exode des réfugiés. Si le Gouvernement du Tchad souhaite intensifier ses efforts à travers un programme de développement visant la réduction de la pauvreté, l’appui aux populations déplacées, l’amélioration de la gouvernance et la gestion des résultats, la Banque mondiale est prête à l’aider dans cette perspective.

 

C’est à cette fin que nous accueillons la visite du premier ministre tchadien à Washington, prévue pour la fin septembre. Nous approfondirons la discussion sur la relation future entre la Banque et le Tchad, et la coopération et le soutien que nous pourrions fournir pour la reconstruction d’un programme de développement qui bénéficie aux plus pauvres de la population tchadienne.




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