Histoire Dernière mise à jour : septembre 2008 À la fin de la Première Guerre mondiale, le territoire de Douala sous protectorat allemand est partagé entre la Grande-Bretagne et la France. En décembre 1958, la région administrée par la France acquiert son autonomie et devient la République du Cameroun. En 1960, le pays accède à l’indépendance et devient membre des Nations Unies. Ahmadou Ahidjo devient le premier président du pays. En 1961, le Sud du Cameroun britannique forme une fédération avec la République du Cameroun, tandis que le Nord du Cameroun britannique se rattache au Nigeria. Ahmadou Ahidjo reste président jusqu’à la fin de 1982. L’ancien premier ministre, Paul Biya, lui succède et est reconduit dans ses fonctions en 1997 et 2004. Ephraim Inoni est aujourd’hui premier ministre, chef du Gouvernement.
Situation politique Le Cameroun est une république constitutionnelle. En 1996, un amendement constitutionnel prolonge le mandat présidentiel à sept ans, renouvelable une seule fois. Un nouvel amendement, intervenu au début de l'annee 2008 a fait sauter le verrou constitutionnel de la limitation des mandats. Le Président et les membres du parlement bicaméral sont élus au suffrage universel. Les ministres, nommés par le président, ne peuvent pas exercer de fonctions législatives. Le Cameroun bénéficie d’une relative stabilité politique, contrairement à la plupart des autres pays de cette sous-région turbulente d’Afrique centrale. Économie L’économie camerounaise est essentiellement agricole. Les principales cultures de rente sont le cacao, le café, le tabac, le coton et la banane. Les produits pétroliers représentent plus de la moitié des exportations, et le bois est également un grand produit d’exportation. Au début des années 80, l’économie camerounaise fait figure de modèle sur le continent africain. Cependant, des insuffisances au niveau de la gestion économique et de l’action des pouvoirs publics sont révélées en 1985 à la suite de l’effondrement des cours du café, du cacao et du pétrole, qui entraîne une détérioration de 60 % des termes de l’échange avec l’extérieur. Ce bouleversement des termes de l’échange, à quoi s’ajoutent une monnaie surévaluée, une crise budgétaire et une mauvaise gestion de l’économie, plonge le pays dans une longue période de stagnation économique et d’accumulation rapide de la dette publique. En janvier 1994, le franc CFA est dévalué, mais le gouvernement tarde à mettre en œuvre les réformes structurelles qui auraient permis d’assurer une reprise économique rapide après la dévaluation. À la fin de 1996, le Cameroun change de cap et s’engage à lancer un programme de réformes structurelles et de mesures macroéconomiques prudentes. Grâce à ces réformes du secteur public (foresterie, transport, système bancaire et privatisation des services collectifs) appuyées par le FMI et la Banque mondiale, la situation économique s’améliore. Le Cameroun adopte une stratégie globale de réduction de la pauvreté en 2003 et, en avril 2006, atteint le point d’achèvement de l'Initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) et est admis à bénéficier d’un allégement supplémentaire de sa dette envers le FMI, l'Association internationale de développement (IDA) et le Fonds africain de développement (FAD) dans le cadre de l’Initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM). Progrès sur le plan du développement Grâce à un cadre macroéconomique stable et à un ambitieux programme de réformes structurelles et institutionnelles, le PIB réel augmente d’environ 4,7 % par an durant la période 1995–2000 et l’inflation se maintient aux alentours de 3,1 %. La reprise de la croissance permet de faire reculer le pourcentage de ménages pauvres à quelque 40 % en 2001, soit une baisse de 13 points de pourcentage par rapport à 1996. Bien que l’indice numérique de pauvreté ait diminué entre 1996 et 2001, il faudra attendre les résultats de l’enquête auprès des ménages en cours actuellement pour évaluer les tendances de la pauvreté depuis 2001. Il reste encore de profondes inégalités de revenu et les indicateurs sociaux ne sont guère favorables : Quarante pour cent des ménages dont le chef de famille n’a pas fait d’études vivent dans la pauvreté, contre 5 % des ménages dirigés par une personne ayant fait des études universitaires. L’incidence de la pauvreté est la plus élevée parmi les ménages dirigés par des agriculteurs (57 %) et des ouvriers agricoles (50 %). Ces deux groupes représentent également la majorité des pauvres (70 % des pauvres sont des agriculteurs et 11 % des ouvriers agricoles). Il y a deux fois plus de pauvres parmi les ménages qui vivent sur les hauts plateaux ruraux que parmi ceux qui vivent en milieu urbain (sauf à Douala et Yaoundé). Les taux de survie (mortalité infantile, mortalité maternelle et espérance de vie) restent proches de la moyenne pour l’Afrique subsaharienne, malgré une légère amélioration depuis le milieu des années 90. L’incidence du VIH/SIDA est élevée, avec un taux d’infection de 5,5 % en 2004, et les femmes sont plus touchées (6,8 %) que les hommes. Le pays a pris des mesures énergiques pour enrayer l’épidémie et réduire les taux d’infection.
Dans l’ensemble, la croissance économique ralentit d’environ 3 % par an pendant la période 2001-07, en raison principalement du report des réformes sur l’environnement des affaires, de la restructuration des entreprises publiques, de la rapide diminution de la production pétrolière, et de la baisse de l’offre d’électricité qui a eu des effets négatifs sur l’activité industrielle. La croissance anémique et la hausse des prix de quelques produits de base sont à l’origine des tensions sociales et des revendications du début de 2008. Le gouvernement profite de l’élaboration du nouveau DRSP pour s’attaquer plus énergiquement à certains facteurs qui limitent la croissance au Cameroun. Défis en perspective La stratégie de réduction de la pauvreté (SRP) au Cameroun, formulée à l’issue de consultations approfondies et d’une analyse détaillée de la pauvreté, identifie les obstacles au développement. Reconnaissant la nécessité d’accélérer la croissance économique pour atteindre les OMD, le DSRP définit les priorités suivantes : Promouvoir un cadre macroéconomique stable Renforcer la croissance par la diversification de l’économie Doter le secteur privé des capacités qui lui permettent d’être le principal moteur de la croissance et un partenaire dans la fourniture des services sociaux Développer les infrastructures essentielles et exploiter les ressources naturelles d’une manière écologiquement viable Accélérer l’intégration régionale dans le cadre de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) Consolider le développement des ressources humaines, renforcer les services sociaux et promouvoir l’intégration des groupes vulnérables dans l’économie Améliorer le cadre institutionnel, la gestion administrative et la gouvernance.
La mise en œuvre du premier DSRP a certes produit des résultats, mais le Gouvernement camerounais entend saisir les nouvelles opportunités offertes par l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative PPTE, l’admission à l’IADM et la Déclaration de Paris sur l’harmonisation et l’alignement, pour passer à l’élaboration d’un DSRP de deuxième génération qui sera davantage axé sur les résultats. Le nouveau DSRP devrait être présenté en debut 2009. Assistance de la Banque mondiale En septembre 2008, le portefeuille de la Banque mondiale comprend dix huit grands projets, dont dix financés par des crédits et dons IDA, trois opérations régionales et deux projets financés par le Fonds pour l'Environnement mondial (FEM - site en anglais) sans oublier trois autres projets financés par des fonds fudiciaires. Les engagements de l’IDA et des trois fonds fiduciaires s’élèvent à 361.9 millions d’équivalent-dollars pour les opérations qu’elle finance et le don; 175,88 millions de dollars pour les opérations régionales, et le montant total financé par le FEM est égal à environ 16 millions de dollars. Ces dix huit projets portent sur les secteurs suivants :
Secteurs | Engagements | Pourcentage | Agriculture et developpement rural | 35.0 | 6.4% | Education | 18.2 | 3.3% | Energie et Mines | 65.0 | 11.9% | Environnment | 20.0 | 3.7% | Finance et secteur prive | 14.5 | 2.7% | Sante, Nutrition et Population | 25.0 | 4.6% | Reduction de la pauvrete | 0.5 | 0.1% | Secteur public et Gouvernance | 15.0 | 2.8% | Développement social | 26.0 | 4.8% | Transport | 239.1 | 44.0% | Développement urbain | 80.5 | 14.8% | Eau | 5.2 | 1.0% | Total | 544.0 | 100% |
Pour en savoir plus, se reporter à la page Projets et programmes.
En attendant la présentation d’un nouveau DSRP sur lequel reposera la prochaine CAS pour les exercices 2010-12, l’IDA et la Société financière internationale (IFC) ont élaboré une Note de stratégie intérimaire pour les exercices 2007-08 qui prolonge de deux ans la CAS des exercices 2004-2006. Outre les deux piliers susmentionnés, la Note de stratégie intérimaire est guidée par trois principes : a) amélioration de la gouvernance, notamment lutte contre la corruption ; b) gestion axée sur les résultats ; et c) renforcement des partenariats, alignement et harmonisation. L’IFC a un bureau régional à Douala et a joué un rôle clé dans le secteur pétrolier et dans les projets de mise en concession du réseau ferroviaire, d’électricité et de privatisation. L'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) s’emploie à renforcer sa présence au Cameroun. Elle n’a pas de contrats de garantie au Cameroun à l’heure actuelle, mais les perspectives sont bonnes.
La Banque mondiale travaille en étroite collaboration avec les partenaires au développement du Cameroun par l’intermédiaire de son bureau-pays à Yaoundé. Points de contact Mme Mary A. Barton-Dock Directrice des opérations Banque mondiale Ekoudou-Bastos, Rue 1792, n° 186 Yaoundé, Cameroun Téléphone : (237) 22-20-38-15/22-20-16-36 Télécopie : (237) 22-21-07-22 Mbarton@worldbank.org | M. Abdoulaye Seck Économiste principal Banque mondiale Ekoudou-Bastos, Rue 1792, n° 186 Yaoundé, Cameroun Téléphone : (237) 22-20-38-15 Télécopie: (237) 22-21-07-22 Aseck1@worldbank.org | Mme Katrina Sharkey Chargée des opérations senior 1818 H Street NW Washington DC 20433 USA Téléphone : +1-202-473-6288 Télécopie : +1-202-473-5452 Ksharkey@worldbank.org | M. Henri Laurent Bateg Responsable de la communication Banque mondiale Ekoudou-Bastos, Rue 1792, n° 186 Yaoundé, Cameroun Téléphone : (237) 22-20-38-15 Télécopie: (237) 22-21-07-22 Hbateg@worldbank.org | M. Daniel Murphy Senior Country Officer Banque mondiale Ekoudou-Bastos, Rue 1792, n° 186 Yaoundé, Cameroun Téléphone : (237) 22-20-38-15 Télécopie: (237) 22-21-07-22 dmurphy@worldbank.org | Mme Nellie Sew Kwan Kan Assistante, programmes-pays 1818 H Street NW Washington, DC 20433 USA Téléphone : +1-202-453-4756 Télécopie : +1-202-473-5452 Nsewkwankan@worldbank.org | Mme Mamma Alim Ahmed Assistante exécutive Banque mondiale Ekoudou-Bastos, Rue 1792, n° 186 Yaoundé, Cameroun Téléphone : (237) 22-20-38-15 Télécopie: (237) 22-21-07-22 Malimahmed@worldbank.org | |
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