Consultations en vue de l’élaboration d’une nouvelle Stratégie d’assistance à la République centrafricaine

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BANGUI, 1er juillet 2009—La Stratégie conjointe de partenariat Banque africaine de développement (BAD)/Groupe Banque mondiale (IDA, IFC, MIGA) pour la République centrafricaine (RCA) a fait l’objet des consultations avec toutes les parties prenantes le 7 mai 2009 à Bangui lors des travaux organisés conjointement par le gouvernement centrafricain et la Mission résidente de la Banque mondiale dans le pays. 

Toutes les forces vives de la RCA ont été conviées à cette rencontre, notamment le gouvernement représenté par une dizaine de ministres, les opérateurs économiques, les ONG, les médias et des représentants de la société civile.   

Couvrant une période de 4 ans (mi-2008 à mi-2012), cette stratégie conjointe entre en ligne des priorités de la RCA et vise à aider le pays  à rétablir les fondements de son économie pour une croissance durable et partagée. Elle s’inscrit 

Les objectifs recherchés de ces consultations étaient, entre autres, de mettre tous les participants au même niveau d’information ; discuter  les différentes préoccupations suscitées ; d’identifier quelques mécanisme de suivi ; et surtout de faire ces consultations le point de départ pour le suivi conjoint de la mise en œuvre de la stratégie. 

Quant à la, elle a précisé ces travaux permettront de mieux saisir le contenu de la stratégie et d’en tirer les conséquences pour une mise en œuvre adéquate ». Mme aussi estimé « qu’il  

« Il est du devoir du Groupe de la Banque mondiale de se livrer à cet exercice participatif afin de mettre tous ses partenaires au même niveau d’information par rapport cette stratégie », a déclaré Jelena Pantelic, représentante de la Mission Résidente de la Banque mondiale en RCA. « Notre plus grand souhait, c’est de mobiliser à la fois en interne nos ressources, mais également compter sur nos partenaires pour que la mise en œuvre rapide de ce programme nous permette de trouver des solutions à court terme », a souligné pour sa part Sylvain Maliko, ministre d’Etat au Plan, à l’économie et à la coopération internationale. 

Pendant les travaux, la quintessence de la Stratégie – dont le document attend d’être soumis à l’approbation des Conseils d’Administrations des deux banques – a été présentée. En effet, le véritable intérêt de la SPP réside dans le fait qu’elle tente de  répondre aux priorités du développement de la RCA définies dans le Document de la Stratégie de Réduction de la pauvreté (DSRP) en prenant en charge deux piliers sur les quatre que compte le DSRP. Il s’agit des piliers II et III qui visent respectivement à promouvoir la bonne gouvernance et l’Etat de droit  et à  reconstruire et diversifier l’économie nationale.  

La dimension sécuritaire en priorité 

A l’issue de ces travaux, des points saillants ont été soulevés et discutés entre toutes les parties prenantes présentes. Ces différents points se sont résumés à la situation sécuritaire du pays, à la croissance et à la relance économique, à la prise en compte de l’impact de la crise économique et mondiale dans la stratégie, aux conditions idoines pour attirer l’investissement privé, à la capacité d’absorption des ressources disponibles, au renforcement du capital humain, aux modalité d’exécution des projets et au rôle des banques commerciales. 

Sur le plan sécuritaire, il est ressorti des discussions que la RCA est dans une phase de transition d’une longue période d’instabilité vers une situation de consolidation de la paix et de l’unité nationale qui nécessite un appui renforcé de la communauté internationale. La consolidation de la paix à travers le dialogue politique et la restauration de la confiance est un élément central de la vision du gouvernement. La partie nationale a exprimé le souhait que la stratégie facilite une réponse soutenue – dans le cadre de l’appui des deux banques aux efforts menés par le gouvernement et par les Nations Unies - au processus de stabilisation en cours, à travers les fonds LICUS existants, le futur programme multinational d’appui transitoire à la démobilisation et à la réinsertion, et d’autres fonds visant les États fragiles.       

L’impact de la crise économique mondiale 

La RCA fait face à l’urgence créée par la crise économique en plus des obligations financières y compris la dette intérieure. Le pays a connu des crises spécifiques notamment les crises énergétique et alimentaire auxquelles se sont ajoutés de nouveaux développements de la crise mondiale.

Or, les recommandations du dialogue politique inclusif impliquent des dépenses supplémentaires au budget de 2009 en plus de l’impact de la crise mondiale qui réduit l’ensemble des revenus domestiques. Ces phénomènes ont occasionné des tensions de trésorerie à cause de la baisse des revenus fiscaux et ce qui contribue à déstabiliser les équilibres macroéconomiques. Fort de cette situation, les autorités se demandent quels seront les mécanismes à mettre en place pour dégager des financements à décaissements rapides.  

Le problème est encore plus complexe dans la mesure où même les appuis budgétaires prévus pour 2009 ne sont pas versés au trésor public. De plus, les appuis budgétaires ne doivent pas se faire au détriment des opérations de développement. Un vif souhait a été exprimé pour intégrer dans la stratégie des mécanismes pour assurer la prévisibilité des décaissements.  

« Ces échanges vont déboucher sur les actions concrètes et immédiates pour permettre de trouver une solution à la fois nécessaire, et de consolider les acquis de cette longue période d’efforts de reformes structurelles que nous avons engagée, mais également de faire en sorte que les tendances négatives qui se sont installées dans notre pays de pauvreté soit inversées », conclu Maliko. 




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