Fiche-pays

Dernière mise à jour : octobre 2008

drapeauDonnées de base       

  • Selon l’indicateur du développement humain (2006), la Côte d’Ivoire est classée 164e sur 177 pays.
  • Note EPIN (2006) : 2,5.
  • Classement Doing Business (2008) : 155e sur 175 pays.
  • Près de 3 000 personnes ont été tuées au cours de la guerre civile en Côte d’Ivoire, et 700 000 ont été déplacées.
  • Le taux de prévalence du SIDA/VIH, qui est actuellement estimé à 4,7 %, est inférieur aux évaluations précédentes, mais reste très élevé dans les zones de guerre en raison de la violence sexuelle et de l’augmentation de la prostitution.
  • La pauvreté a augmenté, passant de 38,2 % juste avant la crise en 2002, à 43,2 % en 2006.
  • Bien qu’il s’agisse d’une des économies les plus importantes de la région (elle représente près de 40 % de l’activité économique de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine, l’UEMOA), le conflit a été un obstacle au développement économique de la Côte d’Ivoire. Entre 2000 et 2006, la croissance économique moyenne est devenue négative (-0,1 %) et était inférieure à celle des autres pays de l’UEMOA (4,1 %) et de l’Afrique subsaharienne (4,9 %).
  • En 2007, l’économie a connu une reprise favorisée par la réunification. Les perspectives macroéconomiques de moyen terme sont basées sur l’hypothèse d’une résolution durable du conflit et d’une solide reprise économique. La croissance du PIB réel devrait progressivement passer de la stagnation pendant les années de crise, soit entre 2000-2006, à 4,5 % sur la période 2008-2010.
  • Les arriérés de paiement dus à la Banque ont été réglés le 2 avril 2008. Quatre projets d’un total de 104 millions de dollars sont en train d’être réactivés et trois nouveaux projets totalisant 120 millions de dollars devraient être présentés au Conseil avant la fin du mois de juin 2008.

Contexte historique     

La Côte d’Ivoire est devenue indépendante en 1960. Le premier président du pays après l’indépendance, M. Houphouët-Boigny, est resté à cette fonction pendant 33 ans jusqu’à sa mort en 1993. M. Henri Konan Bédié lui a succédé, mais a été renversé par un coup d’état militaire en décembre 1999. En janvier 2000, l’ancien chef des armées, le général Robert Guéi, a créé une coalition gouvernementale intérimaire jusqu’aux élections d’octobre de la même année, que M. Laurent Gbagbo a gagnées.

Après le coup d’état militaire de 1999, le pays espérait une reprise après l’organisation du forum de réconciliation nationale de 2001 et la formation d’un gouvernement de réconciliation. Toutefois, ces aspirations ont été ébranlées par l’éclatement de la guerre civile en septembre 2002. Le début des hostilités a entraîné une détérioration des conditions socioéconomiques et humanitaires. Environ 700 000 personnes ont été déplacées. Le pays a été coupé en deux, le gouvernement gardant le contrôle du Sud et des régions centrales alors que les rebelles occupaient le Nord et l’Ouest du pays. Après des mois de conflit, un accord de paix a été conclu à Marcoussis en janvier 2003. Les Nations Unies ont appuyé cette décision par le vote d’une résolution du conseil de sécurité fournissant un mandat pour une mission de maintien de la paix des Nations Unies. Les forces militaires de cette dernière seraient appuyées par les militaires français, l’intervention ayant été baptisée Opération Licorne.

Le début de l’année 2004 voit augmenter les tensions liées au partage des pouvoirs. Les protestations publiques ont entraîné de nombreux massacres. En novembre 2004, les combats ont repris, et le retrait du gouvernement des ministres faisant partie des anciens rebelles a créé une situation très incertaine.

En avril 2005, un nouvel accord de paix a été signé à Pretoria suite à la médiation du président sud-africain, M. Mbeki. Afin de soutenir le processus de paix et la préparation des élections d’octobre 2005, M. Mbeki a invité les dirigeants politiques ivoiriens à un nouveau sommet à Prétoria en juin 2005. Cependant, cette réunion n’a abouti que sur des progrès très limités au niveau du désarmement, ce qui explique la suspension des élections.

La résolution 1633 d’octobre 2005 du conseil de sécurité des Nations Unies a prorogé d’un an le mandat du président Gbagbo. Cette résolution a également créé un groupe de travail international sur la Côte d’Ivoire chargé de contrôler le processus de paix et la mise en œuvre de la feuille de route de Pretoria. Grâce aux efforts des médiateurs africains, le gouverneur de la banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest, M. Konan Banny, a été désigné premier ministre de la Côte d’Ivoire pendant la période de transition en décembre 2005. Ce dernier a formé le gouvernement d’unité nationale et a immédiatement pris les mesures nécessaires pour débloquer le processus de paix.
Le gouvernement de M. Banny a tenté de favoriser les processus d’identification et de désarmement, des éléments essentiels de l’accord de paix, mais n’y est pas parvenu. En août, la découverte du déversement massif de déchets toxiques aux portes d’Abidjan a sérieusement mis en difficulté le gouvernement et entraîné la démission de M. Banny. Bien qu’il ait été réhabilité immédiatement à sa fonction, son mandat de premier ministre a été terni par ces faits et considéré comme inefficace.

Les nouvelles élections étaient prévues pour octobre 2006, mais y parvenir relevait de la gageure. Les difficultés liées aux « audiences foraines » (processus d’enregistrement et d’identification des électeurs) et le retard du désarmement ont de nouveau entraîné un report des élections du mois d’octobre. En novembre 2006, le conseil de sécurité des Nations Unies a voté la résolution 1721, prolongeant de 12 mois le mandat du président Gbagbo. Il a également attribué à M. Banny des pouvoirs exécutifs et le mandat intégral de mettre en œuvre le DDR, d’unifier le pays et d’organiser de nouvelles élections. Cependant, des désaccords sur la mise en œuvre de la nouvelle résolution 1721 ont retardé le processus de paix.

Développements politiques récents

Le président Gbagbo a ouvert un dialogue direct avec les rebelles et principalement avec leur leader, M. Guillaume Soro. Ceci a permis la signature de l’accord de Ouagadougou le 4 mars 2007 grâce, notamment, à la médiation du président du Burkina Faso, M. Blaise Compaoré. L’accord contenait un programme sur l’identification des personnes de nationalité ivoirienne dans le cadre du processus électoral, sur le désarmement, sur la réforme du secteur de la sécurité et du recrutement de l’armée, sur le redéploiement du service civil dans l’ensemble du pays et sur la récupération économique.

Un nouveau gouvernement a été désigné le 7 avril, avec M. Soro au poste de premier ministre. Le 2 mai, M. Soro a organisé un séminaire sur la mise en œuvre de l’accord avec son cabinet et les principaux partenaires multilatéraux. Des mesures immédiates ont été prises, y compris la création d’un centre de commandement militaire conjoint, la création de brigades mixtes, la reconfiguration de la zone tampon en une ligne verte et le vote d’une loi d’amnistie. Grâce à ces mesures, la situation s’est améliorée au niveau de la sécurité.

Cependant, le processus de paix reste fragile et de nombreuses personnes sont opposées à cette transition. L’attaque de missiles du 9 juin 2007 contre l’avion où se trouvait le premier ministre, M. Soro, et son entourage, et qui a entraîné la mort de plusieurs personnes, illustre cette opposition. Le 30 juillet, le président Gbagbo est rentré dans la partie Nord du pays pour la première fois depuis la crise, lors de la cérémonie de la flamme de paix que M. Soro et lui-même ont présidée à Bouaké. Au cours de la cérémonie, le président a indiqué qu’il avait l’intention d’organiser des élections le plus vite possible.

Le 3 septembre, lors de la deuxième réunion du CEA (Comité d’évaluation et d’accompagnement de l’accord politique de Ouaga) présidé par M. Campaoré, le premier ministre s’est engagé à organiser le processus essentiel d’identification d’ici la fin septembre. Il a également indiqué que le ministre des Finances avait finalisé les plans de redéploiement des autorités fiscales et douanières dans l’ensemble du pays (un élément essentiel pour augmenter les recettes fiscales). Ainsi, le processus essentiel d’identification a commencé et devrait s’achever d’ici la fin du mois de mars 2008. Environ 500 000 personnes qui ne disposent pas des documents d’identité nécessaires devraient se présenter à des audiences publiques afin que leur citoyenneté soit vérifiée.

Le premier anniversaire de l’accord de paix de Ouagadougou a été fêté le 4 mars 2008. Le contexte politique ivoirien est resté dans l’ensemble positif, les partis ayant travaillé à la mise en œuvre de l’accord au cours de la dernière année. Des accords sur les mesures nécessaires à la normalisation ont été rejoints, et certains sont en cours. Certains éléments essentiels sont appliqués, tels que la restauration de l’administration de l’État, l’identification civile de la population et l’inscription des électeurs. Dans d’autres domaines, on constate toutefois des retards ; c’est le cas du désarmement, de la démobilisation et de la réintégration, ce qui pourrait miner la crédibilité du processus de paix. Le chronogramme de l’accord prévoyait que ce dernier serait appliqué sur 10 mois et que les élections pourraient ainsi avoir lieu début 2008. Cependant, les délais n’ont pas été respectés et les derniers accords établissaient que les élections auraient lieu en juin 2008 (bien que tout semble indiquer qu’elles seront organisées plus tard).

Suite à une évaluation de la situation de la sécurité en Côte d’Ivoire réalisée à la mi-mars, les Nations Unies ont réduit leur notation du pays dans ce domaine, de la phase III à la phase II, dans une grande partie du territoire. La dernière réunion du CEA, qui s’est tenue le 20 mars 2008, a déterminé la prochaine étape essentielle du processus de paix.

Développements économiques

La crise de septembre 2002, qui a touché la Côte d’Ivoire, a eu un impact important aux niveaux économique, social et régional. Ceci a eu un effet domino sur l’ensemble des pays d’Afrique de l’Ouest et a influencé négativement le commerce, le transport, l’investissement, la croissance et l’intégration régionale. Cependant, la Côte d’Ivoire est une pierre angulaire de l’économie régionale et représente environ 40 % du PIB de l’Union économique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA). Malgré cette crise, les pays voisins (le Burkina Faso, le Mali, le Niger et la Guinée) continuent de dépendre fortement de son infrastructure de transport pour leurs importations et exportations et de l’envoi de fonds de leurs citoyens expatriés en Côte d’Ivoire.

Le conflit et l’instabilité politique ont eu un effet très négatif sur la croissance et la pauvreté. Entre 2000 et 2006, la croissance économique moyenne est devenue négative (-0,4 %) et était inférieure à celle des autres pays de l’UEMOA (4,1 %) et de l’Afrique subsaharienne (4,9 %). La division du pays a interrompu le commerce au sein de la Côte d’Ivoire et diminué son rôle de centre d’activité régional. La croissance du volume des exportations a baissé de 8,7 % entre 1994 et 1999, et de 2,3 % entre 2000 et 2006. Les investissements étrangers directs ont fortement baissé, et de nombreuses entreprises étrangères ont quitté le pays ou réduit de manière significative leur activité dans l’attente de la résolution définitive de la crise. Ceci a aggravé le chômage, déjà très élevé, et en particulier celui des jeunes. Le compte courant extérieur est resté positif (1,5 % du PIB de 2000 à 2006) grâce à l’augmentation des exportations de pétrole depuis 2002 et aux conditions commerciales favorables (notamment pour le pétrole). Le secteur financier a été affecté négativement par la crise. En effet, depuis 2002, toutes les filiales des banques (19) ont été fermées dans les régions centre, Nord et Ouest, la qualité des portefeuilles de prêts des banques a baissé et le système juridique s’est détérioré alors qu’il était déjà en difficulté. Les développements en Côte d’Ivoire ont également affecté négativement la production et le commerce au niveau régional de l’UEMOA. En outre, la performance fiscale et la transparence se sont détériorées en raison de la chute des revenus, de l’augmentation des dépenses liées à la crise et des difficultés comptables. Au cours de l’année 2007, des progrès ont été réalisés pour augmenter la transparence et la gouvernance dans le cadre du dialogue politique avec la Banque mondiale et le FMI, dans le secteur financier, de l’énergie et du cacao (par exemple, avec l’achèvement de deux audits sur l’énergie) ainsi que dans la gestion des finances publiques.

L’économie a enregistré une légère reprise en 2007, favorisée par la réunification. La croissance du PIB réel estimée de 1,6 % était principalement due au processus de réunification, à la croissance modeste, mais continue de la confiance du secteur privé et à la réhabilitation de l’infrastructure publique en cours. Les conditions climatiques ont affecté négativement la production de coton et de cacao, et la production de pétrole a baissé en volume, mais ceci a été en partie compensé par l’augmentation des prix du pétrole et du cacao. Malgré la croissance des prix des produits alimentaires à la fin de l’année 2007, l’inflation est restée stable à environ 2 % sur l’ensemble de l’année. Les recettes fiscales en 2007 étaient globalement conformes aux objectifs de la politique budgétaire. L’excédent primaire était de 0,6 % du PIB, juste au-dessus de l’objectif de 1 %, qui avait été prévu. Cependant, les dépenses opérationnelles, y compris les dépenses militaires et de souveraineté, ont dépassé les allocations budgétaires, alors que les dépenses d’investissement et liées à la situation au lendemain du conflit ont été plus faibles.

Les perspectives macroéconomiques à moyen terme reposent sur l’hypothèse d’une résolution durable des conflits politiques et sociaux et d’une solide reprise économique. La croissance du PIB réel devrait graduellement augmenter depuis son niveau de stagnation des années 2000 à 2006 pour s’établir à 4,5 % de 2008 à 2010 (la croissance du PIB réel projetée étant de 3 % en 2008) et par la suite, à 6 %. La croissance sera alimentée par l’augmentation de la sécurité, le renforcement de la confiance du secteur privé et des investissements, la réhabilitation de l’infrastructure publique et le redéploiement des services administratifs du gouvernement dans les zones du centre, du Nord, et de l’Ouest du pays, ce qui permettra une meilleure utilisation des capacités existantes, en particulier dans l’industrie et les services. La croissance à long terme sera soutenue par l’investissement ainsi que par les réformes prévues dans les secteurs du cacao, de l’énergie et des services financiers.

Développements sociaux

La crise a entraîné une augmentation de la pauvreté, de 38,2 % en 2002 (avant le conflit) à 43,2 % en 2006 (estimation), un déplacement massif de la population, l’augmentation du chômage et une dégradation de la composition des dépenses publiques. L’accès à des services sociaux de base et la fourniture de tels services se sont détériorés, en particulier dans les zones affectées par la guerre. La possibilité d’atteindre les ODM est sérieusement remise en cause. D’après l’enquête UNICEF MICS 2006, 33 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition modérée, et 15 % de malnutrition sévère. Au paroxysme de la crise, au moins 500 000 enfants n’ont pas fréquenté l’école. L’indicateur de développement humain du PNUD (IDH) pour la Côte d’Ivoire a fortement baissé, le pays étant actuellement classé 164e sur 177 pays. Le taux de prévalence du SIDA/VIH, qui est actuellement de 4,7 %, est inférieur aux évaluations précédentes, mais reste très élevé dans les zones touchées par la guerre.

Coordination des bailleurs de fonds

En raison de la fragilité de la mise en œuvre de l’accord de paix, le partenariat entre la Côte d’Ivoire et les partenaires de développement est particulièrement solide. La Banque travaille très étroitement avec le système des Nations Unies et avec la Commission européenne sur les objectifs de stabilisation et de construction de la paix ; elle collabore avec la BAD et le FMI sur le règlement des arriérés de paiement, la normalisation des relations et la fourniture de conseil et de soutien au niveau des réformes en matière d’économie et de gouvernance. En résumé, la coordination des bailleurs de fonds s’est centrée principalement sur le financement du plan de mise en œuvre de l’accord de Ouagadougou par le gouvernement. Le coût projeté de ce programme est d’environ 247 milliards de CFA, et la contribution des bailleurs de fond, y compris le don pour le règlement des arriérés de paiement de la Banque mondiale, est de 195 milliards de CFA.

En outre, la Banque et les Nations Unies ont lancé une phase d’évaluation des besoins au lendemain du conflit qui, si le processus politique progresse, sera suivi d’un exercice de mobilisation des ressources avec le gouvernement et les donateurs. Cette évaluation a constitué la base documentaire du lancement du nouveau processus DSRP entamé en décembre 2007. Avant mars 2008, le ministère de la Planification avait démarré l’enquête sur les ménages et le processus de consultation. Un DSRP intégral devrait voir le jour à la mi 2008.

Relations avec le pays et rôle de soutien de la Banque dans la restructuration au lendemain du conflit

Le programme de prêts de la Banque n’est plus actif depuis le début de la crise en 2002 et a été suspendu formellement en 2004 en raison des arriérés de paiement. Cependant, en 2003, la Banque a réalisé un Examen des dépenses publiques (Public Expenditure Review, PER), qui identifiait les principales questions à toutes les étapes du cycle du budget et déterminait une série de mesures destinées à améliorer la transparence et la gestion des recettes fiscales. De même, un diagnostic sur la pauvreté au lendemain du conflit a été préparé en 2006-2007 sur la base d’une l’enquête limitée à Abidjan. La Banque a également établi un programme de subvention destiné à appuyer le processus de paix. Trois subventions LICUS ont été mises en œuvre afin de : i) fournir de l’assistance technique destinée à la planification au lendemain du conflit, au renforcement des capacités et à l’amélioration de la gouvernance ; ii) appuyer le processus d’identification et iii) créer des emplois pour les jeunes à risque. Deux subventions pour un Fonds après conflit se trouvent actuellement dans la dernière phase de mise en œuvre ; l’une étant destinée à un projet de développement pilote basé sur la communauté, l’autre à la communication pour la reconsidération.

Dans le cadre d’une approche plus dynamique destinée à appuyer le processus de dialogue direct, la Banque a approuvé le 18 juillet 2007 un don d’assistance après conflit IDA de 220 millions de dollars destiné à appuyer le programme de rétablissement après la crise en Côte d’Ivoire reposant sur les objectifs de l’accord de Ouagadougou. Une subvention de rétablissement et de gouvernance économique (Economic Governance and Recovery Grant, EGRG) de 308 millions de dollars destinée à soutenir les réformes de gouvernance/la transparence dans les secteurs de l’énergie, de la finance, du café-cacao et de la gestion des dépenses publiques, a également été approuvée en avril 2008.

Une nouvelle Note de stratégie intérimaire (NSI) détaille le programme d’assistance de la Banque pour la Côte d’Ivoire au cours de la période 2008-2009, notamment les nouvelles opérations sur la réhabilitation des infrastructures urbaines d’urgence (90 millions de dollars), le SIDA/VIH (20 millions de dollars) et le renforcement des institutions et de la gouvernance (10 millions de dollars). La Banque réactive également son portefeuille de projets actuels dans le domaine de l’éducation, du transport et du développement rural, dont le montant total est de 204 millions de dollars. L’appui aux politiques de développement, les instruments d’urgence dans des secteurs clés, tels que l’énergie, et les réformes de la gouvernance, devraient également bénéficier de subventions supplémentaires. La NSI sera suivie d’une Stratégie d’aide-pays sur le long terme, conforme au DSRP.

Société financière internationale

Le bureau d’Abidjan de la Société financière internationale (IFC) dispose d’un minimum de personnel, et la plupart des activités en Côte d’Ivoire sont gérées depuis Accra (Ghana) où se trouve le chef-pays de l’IFC. Le rôle de l’IFC durant la crise a été principalement de préserver le portefeuille de projets qui, en date du 29 février 2008, se montait à 73,2 millions de dollars, investis pour l’essentiel dans la production d’électricité, de gaz et de pétrole. Tout au long de la crise, l’unité des opérations spéciales de l’IFC a travaillé constamment avec les clients, faisant face aux difficultés caractérisant la situation économique de l’époque. Cependant, l’IFC évalue actuellement de nouveaux investissements dans certains secteurs et est disposée à augmenter sa participation. Alors que la situation s’améliore, l’IFC évalue actuellement plusieurs propositions et opportunités d’investissement en Côte d’Ivoire. L’IFC pourrait appuyer les investissements dans le secteur privé ainsi que les réformes microéconomiques destinées à améliorer le classement Doing business de la Côte d’Ivoire.

Agence multilatérale de garantie des investissements

Au fur à mesure que la situation se stabilise en Côte d’Ivoire, la MIGA joue un rôle de catalyseur afin d’attirer les IDE, soit directement, soit en collaboration avec les institutions régionales africaines.

Le portefeuille de la MIGA en Côte d’Ivoire est composé d’un projet destiné à soutenir le secteur de la fabrication. L’Agence couvre les investisseurs français contre les risques d’expropriation, de guerres et de troubles civils des investissements destinés à la réhabilitation des plantations de cacao et de sa production. Le projet a pour objectif d’augmenter la production de cacao, mais également d’influencer positivement la balance des paiements du pays. L’exposition brute de cet investissement est actuellement de 11,7 millions de dollars.

La MIGA ne prévoit pas de garantir de nouveaux investissements en Côte d’Ivoire d’ici la fin de l’exercice fiscal 2008, mais continuera d’examiner les demandes au cas par cas.

Les services en ligne de promotion des investissements de la MIGA (www.fdi.net et www.pri-center.com) sont des portails Internet uniques fournissant des analyses et offrant des informations gratuites sur les investissements directs étrangers (IDE), la gestion du risque politique et l’assurance dans 175 pays. Ces initiatives contribuent au mandat de la MIGA, qui consiste à promouvoir les IDE dans les pays en développement afin de renforcer la croissance et le développement. Ces portails comprennent actuellement 117 documents sur les opportunités d’investissement en Côte d’Ivoire et sur les informations relatives à l’environnement juridique, d’affaires et réglementaire de ce pays.

Institut de la Banque mondiale

Le nombre de participants ivoiriens dans les activités du WBI a augmenté fortement depuis le lancement du Réseau mondial pour l’enseignement à distance (GDLN) à Abidjan. Malheureusement, en raison des conditions de sécurité dans le pays, ce nombre a fortement baissé par la suite. La plupart des participants suivent les cours par vidéoconférence à travers GDLN ou les cours proposés sur Internet. Le reste participe à des événements ayant lieu dans les pays voisins. Les programmes qui ont le plus de succès portent sur l’éducation, l’eau et le développement rural.

Contacts

M. Madani M. Tall
Directeur des opérations pour la Côte d’Ivoire

Adresse : Banque Mondiale
01 BP. 1850 Abidjan 01
Téléphone : (225) 22.400.494
Télécopie : (225) 22.400.461
Courriel : Mtall@worldbank.org

M. Daniel Sellen
Responsable de secteur, développement durable
Adresse: Banque Mondiale
01 BP. 1850 Abidjan 01
Téléphone : 225 - 22 400 421
Télécopie : 22522 400-5452
Courriel : Dsellen@worldbank.org

Mme Antonella Bassani
Chef de secteur, AFTP4

Adresse: Banque mondiale
1818 H Street, Washington DC; 20433
Room J 9-141
Téléphone : 202 473 1468
Télécopie : 202-473-8136
Courriel : Abassani@worldbank.org

Mme Joelle Dehasse
Chargée des opérations senior, AFCCI
Adresse : Banque mondiale
1818 H Street, Washington DC; 20433
Room J10 - 121
Téléphone : 202 -458-5437
Courriel : Jdehasse@worldbank.org

M. Richard Antonin Doffonsou
Économiste, AFTP4

Adresse : Banque Mondiale
01 BP. 1850 Abidjan 01
Téléphone : (225) 22 400 400/418
Télécopie : (225) 22 400 461
Portable : (225) 05 41 63 58
Courriel : Rdoffonsou@worldbank.org

M. Bakary Sanogo
Spécialistes des communications, AFREX

Adresse : Banque Mondiale
01 BP. 1850 Abidjan 01
Téléphone : (225) 22 400 400/407
Télécopie : (225) 22 400 461
Portable : (225) 07 09 98 42
Courriel : Bsanogo@worldbank.org

 

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