Fiche-pays

Dernière mise à jour : avril 2008

drapeauDonnées de base       

  • D’après l’estimation de l’Indice de développement humain (2006), la Côte d'Ivoire est classée 164e sur 177 pays.
  • Évaluation du CPIA (2006) : 2,5.
  • Classement de Doing Business (2008) : 155 e sur 175 pays.
  • Jusqu’à 3 000 personnes ont été tuées au cours du conflit civil et jusqu’à 700 000 personnes ont été déplacées.
  • Le taux de prévalence du HIV/SIDA, estimé actuellement à 4,7%, est moins élevé que ce qu’on pensait auparavant, mais reste beaucoup plus élevé dans les régions affectées par la guerre à cause de la violence sexuelle généralisée et de l’augmentation de la prostitution.
  • La pauvreté est passée de 38,2% juste avant la crise en 2002 à 43,2% en 2006.
  • Tout en restant l’une des plus grandes économies de la sous-région (représentant près de 40% de l’activité économique au sein de l‘Union économique et monétaire ouest-africaine - UEMOA), le récent conflit a eu un impact négatif sur le développement économique. En 2000–06, la croissance économique moyenne a été négative (-0,1%) et bien en-dessous des taux dans les autres pays de l’UEMOA (4,1%) et en Afrique sub-saharienne (ASS, 4,9%).
  • Grâce à la réunification du pays, l’économie a connu une reprise modeste en 2007. Les perspectives macroéconomiques à moyen terme sont basées sur l’hypothèse d’une résolution définitive du conflit et d’une reprise soutenue. La croissance réelle du PIB devrait reprendre progressivement après la stagnation qui a marqué la période 2000-2006 pour se stabiliser autour de 4,5% au cours de la période 2008-2010.
  • Les arriérés dus à la Banque ont été apurés le 2 avril 2008. Quatre projets pour un montant total de 104 millions de dollars sont en cours de réactivation et il est envisagé de présenter trois nouveaux au Conseil avant fin juin 2008 pour un montant total de 120 millions de dollars.

Rappel historique     

La Côte d'Ivoire acquiert son indépendance en 1960. Houphouët-Boigny, le premier Président du pays libre, restera au pouvoir pendant trente-trois ans, jusqu’à son décès en 1993. Henri Konan Bédié, qui lui succède, est renversé par un putsch militaire en décembre 1999. En janvier 2000, l’ancien Chef d’état-major, le Général Robert Guéi, a formé un gouvernement de coalition intérimaire, jusqu’à ce que les élections d’octobre de la même année portent Laurent Gbagbo à la présidence.

Après le coup d’état militaire de 1999, l’espoir renaît d’une reprise avec la tenue d’un forum de réconciliation nationale en 2001 et la formation d’un gouvernement de réconciliation. Cet espoir a été réduit à néant avec le déclenchement de la guerre civile en septembre 2002.

La brève période d’hostilités a entraîné une détérioration grave des conditions socio-économiques et humanitaires. Quelque 700 000 personnes ont été déplacées. Le pays a été divisé en deux, le gouvernement contrôlant les régions du sud et du centre et les rebelles occupant le nord et l’ouest.

Après quelques mois de conflit armé, un accord de paix a été conclu à Marcoussis le 24 janvier 2003. Il s’en est suivi une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies donnant mandat à une mission de maintien de la paix dont les forces seraient appuyées par les militaires français dans le cadre de l’opération dénommé Opération Licorne.

Au début de l’année 2004, une montée des tensions liées aux dispositions du partage de pouvoir et aux manifestations populaires a provoqué la mort d’un grand nombre de personnes. En novembre 2004, la reprise des combats et le retrait des ministres ex-rebelles ont créé une situation très incertaine.

Un nouvel accord de paix a été signé à Pretoria en avril 2005, suite à la médiation du Président Mbeki d’Afrique du sud. Afin de faire avancer le processus de paix et de maintenir les préparatifs pour les élections d’octobre sur la voie, le Président Mbeki a convoqué un nouveau sommet des leaders politiques ivoiriens  en juin 2005. Toutefois, peu de progrès a été réalisé vers le processus de désarmement, lequel conditionne la tenue des élections d’octobre.

La Résolution 1633 du Conseil de sécurité des Nations Unies a prolongé le mandat du Président Gbagbo pour une année supplémentaire. La Résolution a également mis en place un Groupe de travail international sur la Côte d’Ivoire pour suivre le processus de paix et la mise en œuvre de la feuille de route de Pretoria.

Grâce aux efforts des médiateurs africains, le Gouverneur de la Banque centrale des états d’Afrique de l’ouest, Konan Banny, a été nommé Premier ministre de la Côte d‘Ivoire pour la transition en décembre 2005. Banny a formé un gouvernement d’union nationale, une étape immédiate pour mettre fin à l’impasse du processus de paix dans le pays.

Le gouvernement de Banny a échoué dans sa tentative de lancer concomitamment les processus de désarmement et d’identification, qui sont des aspects critiques de l’accord de paix. Ensuite, en août, un déversement massif de déchets toxiques dans différents quartiers d’Abidjan a gêné le gouvernement et entraîné la démission de Banny. Bien qu’il ait été immédiatement réintégré, le reste de son mandat a été terni et rendu inefficace.

De nouvelles élections ont été prévues pour octobre 2006, mais aller aux élections s’avérait une tâche difficile. Les troubles provoqués par les audiences foraines - le processus d’identification et d’enregistrement des électeurs - et le retard du désarmement a entraîné un nouveau report des élections à fin octobre.

En novembre 2006, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté la résolution 1721 pour proroger le mandat du Président Gbagbo de 12 mois. Elle a également donné des pouvoirs exécutifs à Banny avec un mandat total pour mettre en œuvre le programme DDR, unifier le pays et organiser de nouvelles élections.

Toutefois, des désaccords sur l’application de la nouvelle résolution 1721 du Conseil de sécurité des Nations Unies ont retardé le processus de paix.

Récents développements politiques

Le Président Gbagbo a initié un dialogue direct avec les rebelles, notamment avec leur chef Guillaume Soro. Ce dialogue a abouti à la signature, le 4 mars 2007, de l’Accord de Ouagadougou, sous la médiation du Président Blaise Compaoré du Burkina Faso.

L’accord contient un calendrier pour l’identification des ressortissants ivoiriens en vue de l’organisation du processus électoral, le désarmement, l’intégration des armées et la réforme du secteur de la sécurité, le redéploiement de l’administration sur l’ensemble du pays, et le redressement  économique.

Un nouveau gouvernement a été formé le 7 avril 2007 avec Soro comme Premier ministre. Le 2 mai, Soro a organisé un séminaire sur la mise en œuvre de l’Accord avec son Cabinet et les principaux partenaires multilatéraux.

Il s’en est suivi des mesures immédiates, dont la création d’un centre de commandement intégré, la formation d’un certain nombre de brigades mixtes, la reconfiguration de la zone de confiance en ligne verte et la question de la loi d’amnistie. En retour, la situation sécuritaire s’est améliorée.

Toutefois, le processus de paix reste fragile et il y a encore beaucoup de personnes qui s’opposent à la transition. Cela a été démontré par l’attaque à la roquette contre l’avion transportant le Premier ministre Soro et son entourage le 29 juin 2007, ayant fait plusieurs morts.

Le 30 juillet, le Président Gbagbo s’est rendu au nord pour la première fois depuis le déclenchement de la guerre, après que lui et Soro avaient présidé la Cérémonie de la Flamme de la Paix à Bouaké. Au cours de cette cérémonie, le Président a indiqué qu’il voulait aller aux élections le plus tôt possible.

Lors de la deuxième réunion du CEA (Comité d'évaluation et d’accompagnement de l'accord politique de Ouagadougou ), tenue le 3 septembre 2007 sous la présidence du Président Campaoré, Soro s’est engagé à lancer le processus critique d’identification avant fin septembre.

Il a également indiqué que le ministre des Finances avait finalisé les plans pour le redéploiement des services fiscaux et douaniers (crucial pour l’augmentation des recettes) sur l’ensemble du territoire national.

Comme indiqué plus haut, l’important processus d’identification avait commencé et avant fin mars 2008 quelque 500 000 personnes sans pièces d’identité se seraient présentées aux audiences foraines pour faire vérifier leur citoyenneté.

Le 4 mars 2008 a marqué le premier anniversaire de l’Accord de paix de Ouagadougou.

’atmosphère politique en Côte d'Ivoire demeure généralement positive, car les parties ivoiriennes se sont efforcées à mettre en œuvre l’accord au cours de l’année passée. Des mesures vers la normalisation, dont certains sont en cours, ont été convenues.

Les éléments clés tels que l’autorité de l’État, l’identification civile de la population, et l’établissement de la liste des électeurs sont progressivement mis en œuvre. Toutefois, des retards persistants sont enregistrés dans d’autres domaines, notamment le désarmement, la démobilisation, et la réinsertion, qui risquent de miner la crédibilité du processus de paix.

Le chronogramme de l’Accord prévoyait une période d’exécution de 10 mois menant aux élections – prévues dès 2008. Cependant, les délais n’ont pas été respectés et les derniers accords ont fixé la date de juin 2008 pour les élections, mais tout porte à croire qu’elles se tiendront plus tard. 

Suite à la révision de la situation sécuritaire en Cote d’Ivoire à la mi-mars, l’ONU a réduit le niveau sécuritaire pour la plupart du territoire de la phase III à la phase II. La dernière réunion du CEA tenue le 20 mars 2008 marque une autre étape importante du processus de paix.

Le gouvernement a annoncé le lundi 14 avril 2008 que l’élection présidentielle aura lieu le 30 novembre 2008.

Évolutions économiques

La crise de septembre 2002 qui a secoué Côte d’Ivoire a eu un impact économique, social et régional important. Ses répercussions ont été senties dans l’ensemble de la sous-région ouest-africaine, étouffant le commerce et le transport, les investissements et la croissance, et l’intégration régionale.

Néanmoins, la Côte d’Ivoire reste la pierre angulaire de l’économie régionale, contribuant environ 40% au PIB de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

Malgré la crise, les pays voisins (Burkina Faso, Mali, Niger, et Guinée) continuent de dépendre fortement de ses installations de transport pour leurs importations et exportations et des transferts de leurs nationaux émigrés en Côte d’Ivoire.

Le conflit et l’instabilité politique ont eu un impact considérable sur la croissance et la pauvreté. En 2000-06, la croissance économique moyenne a enregistré un taux négatif (-0,4%) bien en-dessous des taux enregistrés dans les autres pays de l’UEMOA (4,1%) et d’Afrique sub-saharienne (4,9%).

La division du pays en deux a perturbé le commerce dans le pays et diminué le rôle de carrefour régional que joue la Côte d’Ivoire. Le volume des exportations a chuté entre 1994-99 (8,7%) et 2000-06 (2,3%).

Les investissements étrangers directs ont pris un grand coup et de nombreuses entreprises étrangères ont fermé leurs portes ou réduit sensiblement leurs opérations en attendant qu’une solution durable soit trouvée à la crise.

Ceci a pour effet d’augmenter davantage le taux de chômage déjà élevé, surtout chez les jeunes. Le compte courant externe a été soutenu (1,5% du PIB au cours de la période 2000-06) grâce à l’augmentation des recettes pétrolières depuis 2002 et les termes d’échange favorables dans l’ensemble (notamment pour le pétrole).

Le secteur financier a été sérieusement affecté par la crise, puisque toutes les 19 filiales des banques dans la zone Centre-Nord-Ouest sont fermées depuis 2002, la qualité des portefeuilles de prêts bancaires a baissé  et le système judiciaire déjà faible s’est détérioré davantage.

Les développements en Côte d’Ivoire ont également eu un impact sur le commerce et la production dans l’UEMOA.

Par ailleurs, la performance fiscale et la transparence ont pris un coup, en raison de la baisse des revenus et des pressions de dépenses et de la faible comptabilité liées à la crise. En 2007, quelques progrès ont été réalisés au niveau de la transparence et de la gouvernance dans le cadre d’une nouvelle politique de dialogue avec la Banque mondiale et le FMI dans le secteur du cacao, de l’énergie et des finances (par exemple, avec l’achèvement des deux audits du secteur de l’énergie) ainsi que de la gestion financière.

Aidée par la réunification, l’économie a enregistré une reprise modeste en 2007. L’estimation de la croissance réelle du PIB de 1,6% a été largement stimulée par le processus de réunification en cours, une hausse constante modeste de la confiance dans le secteur privé et la réhabilitation des infrastructures publiques en cours.

Les conditions climatiques ont eu un impact négatif sur la production café-cacao et la production pétrolière a chuté, mais la baisse a été partiellement compensée par les prix élevés du pétrole et du cacao. Malgré l’augmentation des prix des produits alimentaires vers la fin de 2007, l’inflation pour l’année est restée à environ 2 percent.

Le résultat fiscal en 2007 a été largement en conformité avec les objectifs de la politique fiscale. L’excédent budgétaire primaire a été de 0,6% du PIB, légèrement en-dessous de la cible de 1% du PIB.

Toutefois, les dépenses de fonctionnement, y compris les mises de fonds souverainistes et les dépenses militaires, ont dépassé les affectations budgétaires, alors que les mises de fonds liées au conflit et au titre des investissements étaient moins élevées.

Les perspectives macroéconomiques à moyen terme sont basées sur l’hypothèse d’une résolution durable du conflit sociopolitique et une reprise soutenue. La croissance réelle du PIB devrait reprendre progressivement du point de stagnation pendant la crise de 2000-06 pour se stabiliser à environ 4,5% pendant la période 2008-10 (avec une estimation de la croissance réelle du PIB d’environ 3% en 2008), et d’environ 6% par la suite.

La croissance pendant la phase de reprise résulterait de l’amélioration de la situation sécuritaire, de la confiance renouvelée dans le secteur privé et des investissements, de la réhabilitation des infrastructures publiques et du redéploiement des services de l’État dans la région Centre-Nord-Ouest, ce qui a permis une meilleure utilisation de la capacité existante, surtout dans les secteurs de l’industrie et des services.

La croissance à plus long terme serait soutenue par les investissements, aidés par les réformes attendues des secteurs du cacao, de l’énergie et des finances.

Développements au plan social

La crise a entrainé une augmentation du taux de pauvreté, qui est passé de 38,2% en 2002 avant le déclenchement de la crise à un taux estimé de 43,2% en 2006, un déplacement massif des populations, l’augmentation du chômage, et une détérioration de la composition des dépenses publiques.

L’accès et la fourniture des services sociaux de base, surtout dans les zones affectées par la guerre, se sont détériorés. La réalisation de la plupart des Objectis de développement pour le Millénaire (ODM) est sérieusement hors voie.

D’après l’enquête MICS 2006 de l’UNICEF, 33% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition modérée et 15% de malnutrition sévère. Lorsque la crise était à son paroxysme, au moins 500 000 enfants étaient déscolarisés.

On a également enregistré une détérioration significative de l’Indice de développement humain (IDH) du PNUD pour la Côte d’Ivoire, le pays étant désormais classé 164é sur 177 pays. Le taux de prévalence du VIH/SIDA, actuellement estimé à 4,7%, est moins élevé que ce qu’on pensait auparavant, mais reste beaucoup plus élevé dans les zones affectées par la guerre.

Coordination des donateurs

Étant donné la fragilité de la mise en œuvre de l’accord de paix, le partenariat entre les partenaires au développement de la Côte d’Ivoire est particulièrement fort. La Banque travaille très étroitement avec le système des Nations Unies et la Coopération européenne sur les objectifs de stabilisation et de consolidation de la paix. Elle travaille avec la BAD et le FMI sur l’apurement des arriérés, la normalisation des relations et les conseils et l’appui aux reformes économiques et en matière de gouvernance.

En somme, la coordination des donateurs a été axée sur le financement du plan du gouvernement pour l’application de l’Accord de Ouagadougou. Les coûts estimatifs de ce programme s’élèvent à quelque  247 milliards de francs CFA et la contribution des donateurs, y compris le don pré-apurement des arriérés de la Banque mondiale, s’élève à quelque 195 milliards de francs CFA.

De plus, la Banque et l’ONU ont démarré la première phase d’une révision sommaire d’une évaluation des besoins post-conflit, laquelle, si le processus politique avance, se soldera par un exercice de mobilisation de ressources auprès du gouvernement et des donateurs.

Cette révision a servi de base documentaire pour lancer un nouveau processus DSRP, qui a démarré en décembre 2007. D’ici mars 2008, le Ministère du Plan aura commencé l’enquête sur les ménages et le processus de consultations. Un DSRP complet devrait être mis en place au milieu de 2008.

Relations avec le pays et le rôle de la Banque dans l’appui à la reconstruction post-conflit

Le programme de prêts de la Banque n’a pas été actif depuis le déclenchement de la crise en 2002 et a été formellement suspendu en 2004 en raison des arriérés dus à la Banque.

Néanmoins, en 2003, la Banque a achevé une Revue des dépenses publiques (PER), qui  a permis d’identifier les principales questions dans toutes les étapes du cycle budgétaire et de convenir sur un ensemble de mesures à prendre en vue de renforcer la transparence and la gestion.

Par ailleurs, un premier diagnostic de la pauvreté post-conflit a été préparé en 2006-7 sur la base d’une enquête limitée à Abidjan. La Banque entreprend également un petit programme de prêts limités en appui au processus de paix.

À cet effet, trois dons LICUS (l’initiative en faveur des États fragiles) ont été mis en œuvre consistant à la fourniture:

i) d’une assistance technique à la planification post-conflit et au renforcement des capacités, et à l’amélioration de la gouvernance ;
ii) d’un appui au processus d’identification ; et
iii) d’un appui à la création d’emplois en faveur des jeunes à risque.

Deux dons au titre du Fonds post-conflit sont aux stades de leur exécution finale, l’un sur un projet-pilote de développement conduit par la communauté et l’autre sur la communication pour la réconciliation.

Dans le cadre d’une approche agressive en appui au processus de dialogue direct, la Banque a approuvé, le 18 juillet 2007, un don IDA (Association internationale de développement) d’un montant de 120 millions de dollars au titre de l’appui post-conflit en faveur du Programme de sortie de crise sur la base des objectifs de l’accord de Ouaga.

Un don de gouvernance économique et de reprise (EGRG) d’un montant de 308 millions de dollars en appui aux reformes de la gouvernance/transparence dans les secteurs de l’énergie, des finances, du café-cacao et de la gestion des dépenses publiques a été également approuvé en avril 2008.

Une nouvelle note stratégique intérimaire (NSI) présente les détails du programme d’assistance de la Banque en faveur de la Côte d’Ivoire au titre de l’année 2008/09, y compris les nouvelles opérations : la réhabilitation d’urgence des infrastructures urbaines (90 millions de dollars), la lutte contre le VIH/SIDA (20 millions de dollars), et la gouvernance et le renforcement des institutions (10 millions de dollars).

La Banque est en train de réactiver son portefeuille existant  dans les domaines de l’éducation, des transports et du développement rural pour un montant total de 104 millions de dollars. Une assistance supplémentaire devrait inclure un plus grand appui à la politique de développement, des investissements d’urgence dans les secteurs clés tels que l’énergie, en privilégiant les reformes en matière de gouvernance.

La SNI sera suivie d’une Stratégie d’assistance aux pays à plus long terme et qui sera alignée au DSRP.

Société financière internationale

Le Bureau de l'IFC à Abidjan reste ouvert avec un personnel minimal et la plupart des activités de la Côte d’Ivoire sont assurées à partir d’Accra, au Ghana, où le Directeur des opérations de l'IFC est basé.

Le rôle de l'IFC pendant une bonne partie de la crise a consisté essentiellement à conserver notre portefeuille, qui s’élevait au 29 février 2008 à 73,2 millions de dollars, dont plus de la moitié concerne le pétrole et le gaz et la production de l’électricité.

Tout le long de la crise, l’Unité des opérations de l'IFC travaille régulièrement avec les clients qui éprouvent des difficultés à faire face aux conditions économiques actuelles.

Toutefois, l'IFC envisage de financer de nouveaux investissements dans des secteurs sélectionnés et est disposée à intensifier son implication. Avec l’amélioration de la situation, l'IFC passe actuellement en revue plusieurs propositions d’affaires et propositions d’investissement en Côte d’Ivoire. L'IFC pourrait appuyer aussi bien des investissements du secteur privés que des reformes microéconomiques visant à améliorer le classement de la Côte d’Ivoire dans la rançon des affaires.

Agence multilatérale de garantie des investissements

Comme la situation en Côte d’Ivoire continue de se stabiliser, l’AMGI s’efforcera de jouer un rôle catalytique pour appuyer l'investissement étranger direct (IED) dans le pays, soit directement soit en collaboration avec des institutions régionales africaines.

Le portefeuille de l’AMGI en Côte d’Ivoire contient un projet en appui au secteur manufacturier. L’Agence a fourni une couverture aux investisseurs français contre les risques d’expropriation et de guerre, de troubles civils pour ses investissements dans la réhabilitation de trois plantations de cacao et l’expansion de la production du cacao. En plus d’augmenter la production globale du cacao, le projet aura un impact positif sur la balance des paiements. L’exposition brute actuelle de cet investissement est de 1,7 millions de dollars.

L’AMGI n’entend pas garantir des investissements en Côte d’Ivoire pour le reste de l’exercice 2008, mais continuera à examiner les demandes de couverture des investissements au cas par cas.

Les services de promotion des investissements en ligne de l’AMGI (www.fdi.net  et www.pri-center.com) sont des portails uniques qui offrent gratuitement des analyses des pays et des informations relatives à l'IED et la gestion et l’assurance contre les risques politiques dans 175 pays.

Ces initiatives contribuent au mandat de l’AMGI qui consiste à promouvoir l’IED dans les pays en développement en vue de stimuler la croissance et le développement. Présentement, ces services présentent 117 documents sur des possibilités d’investissement et l’environnement commercial, juridique et  réglementaire connexe en Côte d’Ivoire.

Institut de la Banque mondiale

Le nombre d’Ivoiriens qui participent aux activités de l’IBM a augmenté de manière significative depuis l’inauguration du réseau mondial de télé-enseignement (GDLN) à Abidjan. Malheureusement, en raison de l’insécurité dans le pays, la participation des ressortissants ivoiriens aux programmes de l’Institut a régulièrement reculé depuis lors.

La majorité de ceux qui y participent le font soit par téléconférence, soit à l’aide du GDLN soit du web. Le reste effectue des voyages pour participer aux événements en vis-à-vis organisés dans les pays voisins. Les programmes les plus populaires sont l’hydraulique, le développement rural et l’éducation.

Points de contacts

Bureau de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire

M. Daniel Sellen
Représentant Résident p.i. de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire
Tél. : (225) 22.400.400
Fax : (225) 22.400.461
Dsellen@worldbank.org

M. Richard Antonin Doffonsou
Économiste résident

Tél. : (225) 22 400 400/418
Fax : (225) 22 400 461
Rdoffonsou@worldbank.org

M. Bakary Sanogo
Spécialiste en Communication

Tél. : (225) 22 400 407
Fax : (225) 22 400 461
Bsanogo@worldbank.org

Adresse
Banque mondiale
01 BP. 1850 Abidjan 01
Côte d’Ivoire

Bureau de la Banque mondiale aux États-Unis

Mme Antonella Bassani
Directrice p.i. des opérations pour la Côte d'Ivoire

Tél. : 202 473 1468
Fax : 202-473-8136
Abassani@worldbank.org
 

Mme Sandra Normann
Chargée des stratégies
Tél. : 202 458-4063
Fax : 202-522-1752
Snormann@worldbank.org

Adresse
Banque mondiale,
1818 H Street NW
Washington, DC 20433
USA

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