Éducation pour tous : les pays africains prennent le programme en main

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Le 14 janvier 2008 --En tant que membre de l’Initiative accélérée en faveur de l’éducation pour tous (EPT) du Partenariat international pour l’éducation, la Banque mondiale a organisé du 3 au 6 décembre 2007, à Tunis (Tunisie), le deuxième atelier pour le développement des capacités dans la région Afrique. Celui-ci était intitulé « Appropriation par les pays et mise en œuvre d’actions ciblées dans le cadre du partenariat de l’Initiative pour l'accélération du programme EPT ».

Le séminaire a rassemblé plus de 90 délégués des ministères de l’Éducation et des Finances de huit pays africains (Bénin, Tchad, Cameroun, Ghana, Liberia, Malawi, Mali et Mauritanie) outre des donateurs locaux, des membres du Secrétariat de l’Initiative pour l'accélération du programme EPT ainsi que des représentants de la Banque africaine de développement, du ministère tunisien de l’Éducation et de la Formation, et de la Banque mondiale. Des experts régionaux ou internationaux en politique et planification de l’enseignement étaient également présents. La rencontre avait pour but de renforcer la collaboration entre gouvernements et partenaires, mais aussi d’encourager les gouvernements à s’impliquer plus activement dans le processus.

Deux thèmes principaux ont émergé des discussions : l’appropriation par les pays et la mise en œuvre d’actions ciblées

Jee-Peng Tan

Jee-Peng Tan, conseillère en matière d’éducation auprès du Département du développement humain pour la région Afrique de la Banque mondiale.

« Les organisateurs [de l’atelier] ont choisi ces termes pour transmettre deux idées importantes », a indiqué Jee-Peng Tan, conseillère en matière d’éducation auprès du Département du développement humain pour la région Afrique de la Banque mondiale. « La première notion, celle d’appropriation par les pays, reconnaît simplement qu’il est normal et légitime que les nations définissent leurs propres objectifs en matière d’éducation... La deuxième, axée sur la mise en œuvre d’actions ciblées, est tout aussi évidente. Le conducteur, qui est aussi le propriétaire de la voiture, est en route… sa destination étant la mise en place, dans le monde entier, d’un enseignement primaire de qualité satisfaisante. »

Pendant quatre jours pleins, les participants ont eu la possibilité i) d’interagir avec leurs homologues et d’instaurer un partage des connaissances entre pays ; ii) de renforcer les partenariats et d’établir des réseaux parmi les professionnels de l’éducation chargés de concevoir et mettre en œuvre les plans sectoriels concernant l’éducation en Afrique ; et iii) d’explorer des moyens concrets et adaptés à leurs pays respectifs pour stimuler l’élaboration et l’exécution des plans sectoriels liés au programme Éducation pour tous.

Inaugurée par Son Excellence Sadok Korbi, ministre de l’Éducation et de la Formation tunisien, la rencontre a également permis aux participants de s’inspirer de l’expérience du pays hôte. Ainsi, ils ont eu l’occasion d’assister à des présentations sur le système scolaire tunisien, axées sur les questions d’accessibilité et de qualité de l’enseignement, et de découvrir trois sites locaux : un institut régional de formation des enseignants, l’agence nationale de production des manuels scolaires et le centre national de formation des enseignants. Les exposés et les visites sur le terrain ont engendré de riches débats sur les questions du choix et de l’impact de la réforme et de l’appropriation par le pays.

participants

Participants au deuxième atelier pour le développement des capacités dans la région Afrique, intitulé « Appropriation par les pays et mise en œuvre d’actions ciblées dans le cadre du partenariat de l’Initiative pour l'accélération du programme EPT ».

L’atelier qui s’est déroulé en décembre était le deuxième d’une série de rencontres organisées par le Département du développement humain pour la région Afrique de la Banque mondiale, qui a pour fonction de répondre aux besoins de développement de capacités des pays membres du partenariat de l’Initiative pour l'accélération du programme EPT. Ces séminaires utilisent des méthodes variées, telles que les tables rondes, les présentations d’experts sur des thèmes et pays spécifiques, les sessions électives et la création d’équipes-pays chargées d’identifier les besoins de renforcement des capacités.

« Le rôle de l’Initiative accélérée est de mettre en pratique les beaux principes de la Déclaration de Paris », a déclaré Desmond Bermingham, chef du Secrétariat de l’Initiative pour l'accélération du programme EPT.

Concrètement, il s’agit de développer les processus d’harmonisation, de coordination et de rationalisation, de mettre en évidence les difficultés pratiques rencontrées tant par les fonctionnaires des gouvernements que par les bailleurs de fonds, dans le cadre de ces processus, et de suggérer des solutions possibles.

Durant l’atelier, les équipes-pays ont élaboré des propositions d’activités futures visant à déployer un réseau basé sur l’échange des savoirs et le développement des compétences. La qualité de leur travail témoigne de la réussite de cette rencontre.

Satomi Kamei, représentant de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) qui joue un rôle de conseiller auprès du ministère de l’Éducation ghanéen, a souligné avec plaisir l’influence que l’atelier avait eue sur les délégués de ce ministère. « L’atelier a constitué un formidable exercice pour l’équipe locale », a-t-il observé.

 




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