Projet multisectoriel de lutte contre le VIH/SIDA (MAP)

Informations de base
TITRE DU PROJETProjet multisectoriel de lutte contre le VIH/SIDA (MAP)
Agence d’exécutionProgramme national multisectoriel de lutte contre le VIH/SIDA (PNMLS)
Montant total du projet102 millions de dollars EU
Date d'approbation26/03/2004
Date d’entrée en vigueur08/10/2004
Date de clĂ´ture31/01/2011
Chargé du projet au niveau de la Banque mondialeJean-Pierre Manshande 
jmanshande@worldbank.org

 

Objectif du projet

 

Par son envergure, le Projet multisectoriel de lutte contre le VIH/SIDA d’un montant d’environ 102 millions de dollars EU équivalents, est le plus important projet MAP d’Afrique, et le premier projet de lutte contre le VIH/SIDA qu’a eu à exécuter le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) par le truchement d’une instance unique de coordination de la lutte multisectorielle, le Programme national multisectoriel de lutte contre le VIH/SIDA (PNMLS).

 

Le Projet MAP a été conçu comme un projet d’appui à la Coordination de la lutte multisectorielle contre le VIH/SIDA en RDC, par l’appui à la mise en œuvre du Plan stratégique national de lutte contre le VIH/SIDA dans toutes les provinces du pays, tant en milieu urbain que rural, et dans un nombre varié de secteurs.

 

L’objectif du Projet MAP est celui de contribuer au plan national de reconstruction et de développement du pays en freinant la propagation de l’épidémie VIH/SIDA et son impact sur les individus, les familles, la communauté et les secteurs productifs par les efforts pour la réduction du taux de transmission sanguine et sexuelle du VIH/Sida ainsi que du taux de transmission mère/enfant ; l’amélioration de l’état sanitaire et de la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH ; et l’atténuation de l'impact socio-économique sur les groupes vulnérables.


 

Composantes du projet

 

Composante I - Réponse du secteur public (40,4 millions de dollars EU)

 

L’objectif de cette composante vise à démultiplier à l’échelle nationale la couverture et l’impact des activités de lutte contre le VIH/SIDA en utilisant les missions et les compétences du secteur public dans la lutte contre l’épidémie et en intégrant les activités de lutte contre le VIH/SIDA dans les activités sectorielles en cours. La composante est subdivisée en deux sous-composantes pour tenir compte de la spécificité du Ministère clé de la Santé :

 

(a) Sous-Composante 1a : Appui au programme du Ministère de la santé (21,1 millions de dollars EU) : Appui aux domaines de la sécurité transfusionnelle, dépistage et traitement des infections sexuellement transmissibles (IST) et des infections opportunistes (IO), du conseil et dépistage volontaire (CDV), ainsi que dans le domaine de la promotion et de la distribution des préservatifs.

 

Par ailleurs, ce ministère a un rôle clé à jouer dans l’accès aux anti-rétroviraux (ARV) et dans la prévention de la transmission mère/enfant. Le Ministère de la santé est aussi le partenaire de choix de la plupart des autres secteurs de manière à assurer la qualité médicale des activités entreprises.

 

(b) Appui aux programmes des autres Ministères sectoriels (19,3 millions de dollars EU) : Dans cette sous-composante, les Ministères concernés préparent et présentent au financement du MAP des plans d’action prioritaires annuels de lutte contre le SIDA dans leur environnement de travail.

 

 

Composante II - Réponse du secteur non gouvernemental (17,9 millions de dollars EU)

 

(a) Sous - Composante 2a : Appui à la réponse du secteur privé (7,3 millions de dollars EU) : Dans cette sous-composante, le MAP appuie le secteur privé dans ses activités de lutte contre le VIH/SIDA, selon deux axes : (i) l’appui aux faîtières   et (ii) l’appui aux entreprises et sociétés membres des faîtières

 

(b) Sous – Composante 2b : Appui aux ONG et aux organisations confessionnelles (10,6 millions de dollars EU) :   Dans cette sous-composante, le MAP envisage de renforcer et de démultiplier les actions déjà entreprises par les ONG et organisations confessionnelles au profit des communautés par : (i) le renforcement des capacités organisationnelles et opérationnelles et ; (ii) l’appui financier à la mise en œuvre des plans d’action. A l’instar du secteur privé, le MAP apporte son soutien selon les deux volets suivants : (i) appui aux faîtières et ; (ii) appui aux membres des faîtières. Les organisations de la société civile (OSC) sont regroupées autour de plate-forme ou faîtières.

 

 

Composante III - Appui aux initiatives communautaires (AIC) (19.3 millions de dollars EU)

 

L’objectif de la composante est d’accroître l’impact des activités de lutte contre le VIH/SIDA en transférant la responsabilité de l’identification des priorités et de la mise en œuvre aux bénéficiaires directs que sont les organisations à assise communautaire (OAC), en milieu rural tout comme en milieu urbain.

 

Les OAC organisées dans les différents sites urbains et ruraux ainsi qu’au sein de groupes vulnérables spécifiques, sont encadrées, dans un premier temps, afin qu’elles initient des réponses adaptées à leurs conditions de vie et à leurs moyens.

 

Dans un second temps, les initiatives des OAC, préparées sous forme de micro-projets, seront soumises au financement du programme et approuvées à un niveau de proximité le plus approprié. Les micro-projets seront mis en œuvre par les OAC elles-mêmes et/ou assistées par des intermédiaires/agences d’exécution des organismes publics, privés ou de la société civile.

 

 

Composante IV - Coordination, communication, suivi évaluation et renforcement des capacités du Projet (22.5 millions de dollars EU)

 

Cette composante est essentiellement axée sur la coordination technique et opérationnelle du projet. La composante assure : (i) la coordination des actions entreprises par les différents partenaires dans la mise en œuvre du MAP à tous les niveaux; (ii) la gestion administrative, financière et comptable du projet ; (iii) le renforcement des capacités des différents acteurs qui mettent en œuvre les activités de lutte contre le VIH/SIDA et ; (iv) la prise en charge des activités de suivi et évaluation ainsi que le développement et la mise en œuvre d’une stratégie de communication sur le contrôle des activités du VIH/SIDA du projet et du Pays.

 

 

Principales réalisations 

 

Le Projet a appuyé la mise en place du personnel des Coordinations nationale et provinciales du PNMLS, qui a été installé à la Coordination nationale et dans 5 provinces (Kinshasa, Katanga, Kasaï Oriental, Province Orientale et Sud-Kivu) à partir du deuxième trimestre 2005, avant le démarrage effectif des activités sur le terrain à partir du second semestre 2005.

 

Aujourd’hui à sa deuxième année, le Projet a finalement amorcé son « take off », car il est en phase de couvrir l’entièreté du territoire national, et d’assurer l’accessibilité et la disponibilité des services liés à la prévention, soins et traitements (sécurité transfusionnelle, conseil et dépistage volontaire, prise en charge des infections sexuellement transmissibles et infections opportunistes, prévention transmission mère-enfant, distribution des préservatifs, mise sous traitement antiretroviral, prise en charge des orphelins et enfants vulnérables à grande échelle, etc.).

 

D’une manière concrète, à la fin 2005, le Projet a atteint un niveau de décaissement estimé à 18% de l’enveloppe globale du Projet. Bien que les financements de subventions ne soient intervenus qu’au second semestre, quelques réalisations ont été enregistrées dans la mise en œuvre du MAP au 31 décembre 2005, dont les  principales sont :

 

a) Dans le domaine de la prévention :

  • 11.832.489 prĂ©servatifs distribuĂ©s ;
  • 93 femmes enceintes testĂ©es sĂ©ropositives ont reçu l’ensemble des prestations de la PTME (PrĂ©vention de la transmission mère-enfant) ;
  • 16089 poches de sang ont Ă©tĂ© collectĂ©es et testĂ©es en vue d’un dĂ©pistage du VIH, HĂ©patite B et C, ainsi que Syphilis ;
  • 40795 personnes ont utilisĂ© les services de conseil et dĂ©pistage volontaire (CDV) et connaissent leur statut sĂ©rologique ;
  • 45.058 cas d'IST (infections sexuellement transmissibles) pris en charge selon les normes nationales.

 

b) Dans  le domaine de l’amélioration de la qualité de vie des PVVIH (personnes vivant avec le VIH/Sida) :

  • 200 PVVIH ont Ă©tĂ© gratuitement mises sous traitement antiretroviral ;
  • 2.287 PVVIH  traitĂ©es pour les Infections Opportunistes.

 

c) Dans le domaine de l’atténuation de l’impact du VIH/SIDA sur l’individu et la communauté :

  • 4402 orphelins ont reçu une assistance sous forme de frais de scolaritĂ© et enseignement ;
  • 496 PVVIH ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d'un financement pour des activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenu ;
  • 422 familles d'accueil des orphelins ont Ă©tĂ© financĂ©s pour prendre en charge ces derniers sur le plan scolaire ;
  • intĂ©gration du volet VIH dans la Convention collective interprofessionnelle nationale en milieux de travail.

 

La plupart de ces résultats ne pourront sensiblement s’améliorer qu’à la suite de l’intervention sur le terrain des Maîtres d’ouvrage délégués, dont le processus de recrutement est assez avancé. Il faudra également noter qu’en ce qui concerne la mise sous traitement antiretroviral des PVVIH, le Projet a pu acquérir 25.634 doses d’ARV qui permettront de placer en urgence 3.500 PVVIH sous traitement antiretroviral gratuit.

 

 

Pour plus de détails sur ce projet, cliquer ici. 

Article: LE SIDA en RDC -- Sécurité transfusionnelle : un élément clé

 

 




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