La République démocratique du Congo (RDC): énorme réservoir de biodiversité

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Située à cheval sur l'Équateur et dans le bassin du fleuve Congo, la RDC dispose d'une énorme diversité biologique. Sa végétation naturelle est constituée de forêts de divers types et de savanes qui renferment des milliers d'espèces végétales et animales. La protection et la gestion durable de cette biodiversité sont des exigences environnementales recommandées par le nouveau Code forestier.

 

Selon l'évaluation des ressources forestières des pays tropicaux faite par la FAO en 1990, la RDC comptait 113.275.000 hectares de forêts. Dans une étude récente, l'Ingénieur forestier F. Kapa Batunyi rapporte que les superficies forestières économiquement exploitables sont estimées à quelques 128 millions d'hectares. Les forêts productives pour l'exploitation forestière de bois d'œuvre représentent environ 60% de cette étendue.

 

Le nouveau Code forestier de la RDC promulgué en août 2002 consacre une nouvelle vision sur l'avenir des forêts congolaises développée sous la houlette de l'administration forestière. Il trace les axes de transformation du secteur. L'idée maîtresse s'articule de la manière suivante : « La reconnaissance de la valeur des forêts de la RDC comme patrimoine public, le rétablissement d'un cadre favorable aux investissements privés et à la création de valeur ajoutée industrielle, la transparence dans l'attribution des contrats, l'impartialité dans l'application des lois, le classement de 10% du territoire forestier en aires protégées et la mise en œuvre des plans d'aménagement durable dans les forêts de production y compris la protection de la biodiversité dans ces espaces de production, l'ouverture de la RDC à de nouvelles formes de valorisation de services environnementaux, telles que la prospection biologique et la séquestration de carbone ... »

 

 

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Vue de la forêt dans la province de l'Équateur à l'ouest de la  RDC.
Source: AFRICAN WILDLIFE FOUNDATION

Il s'agit d'un ambitieux programme notamment sur la question des objectifs du développement durable, notamment la préservation de la biodiversité dont dispose la RDC. Ce Code converge dans le même sens que les programmes internationaux de préservation de la biodiversité du bassin du Congo.

 

En ce qui concerne la diversité biologique, la RDC est classée parmi les 10 pays de la méga biodiversité du monde, rassemblant à eux seuls environ 60% des espèces de la faune et de la flore actuellement recensées. Les données fournies dans la monographie nationale sur la biodiversité attribuent au pays 480 espèces de mammifères, 220 espèces de batraciens et plus de 10.000 espèces d'angios permes dont environ 3.000 seraient endémiques. C'est une richesse qu'il faut préserver et exploiter rationnellement.

 

Certaines activités affectent les écosystèmes forestiers

 

Naturellement, à l'instar de ce qui se passe dans nombre de régions non industrialisées, les forêts de la RDC sont pour les populations locales une source d'approvisionnement en produits naturels indispensables pour leur subsistance. Selon le Ministère de l'environnement, certaines activités couramment pratiquées en RDC affectent négativement l'état des écosystèmes forestiers: « Récolte de bois d'œuvre, récolte de bois de feu, récolte de menus produits forestiers (plantes médicinales, gommes résines, racines, ... ), agriculture itinérante sur brûlis, chasse traditionnelle, exploitation minière et lotissement pour extension urbanistique. » Toutes ces activités participent à des degrés différents à la destruction des écosystèmes forestiers.

 

Environ 10% du territoire est constitué d'aires protégées
En RDC, il y a plusieurs catégories d’aires protégées qui couvrent une superficie totale de 22.623.179, soit 10% du territoire national.

Ces catégories sont les suivantes : les parcs nationaux dont 8 sont opérationnels et 4 en projet, le tout couvrant une superficie totale de 10.732.625 hectares ; les réserves forestières soit 0,22% de la superficie du pays, les 3 jardins botaniques (Kinshasa, kisantu au Bas-Congo et Eala à l’Equateur) et 3 zoologiques (Kinshasa ; Lubumbashi et Kisangani) ; les réserves et domaines de chasse, et les secteurs sauvegardés. Il existe aussi les sites de
reboisement et les réserves naturelles.
 

Des ressources renouvelables

 

Les experts ne cessent de répéter que les forêts sont des ressources renouvelables. Si elles sont gérées de façon durable et rationnelle, elles se renouvellent, contrairement aux ressources minières. Une gestion rationnelle en RDC, c'est notamment la mise en œuvre des Plans d'aménagement forestier et du Code forestier. Grâce à ces instruments, les forêts congolaises peuvent offrir plusieurs opportunités d'exploitation et de mise en valeur.

 

Globalement, les forêts congolaises peuvent fournir de façon soutenue plus de 10 millions de m3 de bois d'œuvre par an. Mais, il se fait malheureusement que la production forestière déclarée plafonne à 500.000 m3 l'an. Au cours des dernières années elle a chuté en deçà de 80.000 m3. Ces forêts sont ainsi sous exploitées, et peu mises en valeur.

 

Le Code forestier constitue une véritable lueur d'espoir dans la mesure où il ouvre de nouvelles perspectives en matière de gestion durable, de protection de la nature, de création d'emplois, de création de valeur ajoutée. Exploitées dans l'optique du développement durable, les forêts peuvent contribuer à la réussite du programme de stabilisation et de relance économique, participer à l'amélioration des conditions de vie des populations. Mais c'est surtout la condition pour que la RDC puisse léguer aux générations futures un monde meilleur et des ressources forestières renouvelables indispensables à leur survie et à l'avenir de l'humanité toute entière.




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