Communiqué de presse N°:2007/310/AFR  Contacts À Washington: Herbert Boh (202) 473 3548 hboh@worldbank.org À Kinshasa: Louise Engulu (243) 994 9015 lengulu@worldbank.org  WASHINGTON, le 29 mars 2007 – Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé ce jour un don de 180 millions de dollars EU pour aider à financer la réhabilitation urgente des infrastructures urbaines et sociales de base en vue d’améliorer l’accès aux services essentiels en République démocratique du Congo (RDC), un pays qui sort de conflit.  Ce don est le tout premier financement de la Banque mondiale approuvé dans les meilleurs délais dans le cadre de la politique de réaction rapide adoptée récemment par celle-ci. Selon les termes de cette politique, la Banque mondiale s’engage à apporter une aide rapide aux pays qui le demandent pour s’attaquer à un problème qui a causé, ou qui pourrait avoir des conséquences économiques et sociales graves liées à des crises anthropiques ou naturelles, tout en veillant à un contrôle adéquat des ressources.  Le projet approuvé aujourd’hui, qui se prépare depuis décembre 2006, vise à  satisfaire les besoins sociaux et assurer une réhabilitation rapide en vue de produire des résultats tangibles en faveur des populations congolaises, en particulier les plus pauvres, dans la capitale Kinshasa, qui est essentielle pour la stabilité politique et sociale de la RDC.  « Nous regrettons les combats violents de la semaine dernière à Kinshasa et les pertes en vies humaines et encourageons toutes les parties, y compris le gouvernement, à œuvrer de concert pour créer un cadre politique dans lequel les activités de réduction de la pauvreté et de développement peuvent être menées sans entraves, » a déclaré Pedro Alba, le Directeur des opérations pour la République démocratique du Congo, le Congo Brazzaville, le Burundi et le Rwanda.  Les procédures d’urgence prévues par la nouvelle politique permettent de réduire les délais, notamment à l’intérieur de la Banque. « Cela va aider à accélérer la mise à disposition de moustiquaires aux populations de Kinshasa, ainsi que l’accès à l’éducation et aux routes, » a-t-il ajouté.  Alba a par ailleurs expliqué qu’au regard de la faiblesse des institutions du pays, la Banque avait mis en place des mesures de sauvegarde appropriées pour s’assurer que l’argent atteint les destinataires.  45 millions sur les 180 millions de dollars EU approuvés vont permettre de soutenir la relance du secteur de l’éducation à travers le financement des dépenses de fonctionnement non salariales des écoles primaires et secondaires sur toute l’étendue du territoire.  Selon Xavier Devictor, Chef d’équipe de la Banque mondiale pour ce projet, « cette composante du projet va expérimenter et lancer une dynamique qui va aboutir à une réduction des frais scolaires payés par les parents. »  Une deuxième composante financée à hauteur de 50 millions sur les 180 millions de dollars EU du don va fournir des ressources supplémentaires pour finaliser le processus financé par la Banque en vue d’apurer la dette contractée par l’État auprès de ses fournisseurs locaux pendant les années de guerre et d’instabilité.  « Le paiement des arriérés de dette intérieure va permettre d’injecter des ressources susceptibles d’accroître la disponibilité des fonds de roulement pour les activités du secteur privé et d’améliorer le climat des investissements, ainsi que les rapports entre l’État et ses fournisseurs, » a déclaré Alba.  Une troisième composante du projet, qui devrait bénéficier d’un financement de quelques 42 millions de dollars EU, sera axée sur la réhabilitation des routes urbaines prioritaires à Kinshasa, y compris environ 40 km de voies d’accès aux quartiers pauvres qui abritent un nombre estimatif de 800.000 habitants.  La quatrième composante – d’une valeur de 25 millions de dollars EU – va financer l’extension des services sanitaires et d’un réseau de distribution d’eau potable aux quartiers pauvres de Kinshasa à partir de la centrale de traitement d’eau récemment réhabilitée à Lukaya, dans la zone ouest de la capitale.  « La mise en Å“uvre de cette composante devrait fournir un accès à l’eau potable à environ 150.000 personnes qui dépendent actuellement de sources insalubres, » a déclaré Jean-Michel Happi, le Représentant résident de la Banque mondiale en République démocratique du Congo.  La dernière composante du projet, pour laquelle est prévu un financement de 13 millions de dollars EU, va soutenir une initiative de prévention et de lutte contre le paludisme à Kinshasa, notamment la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée – jusqu’à trois moustiquaires par ménage - à Kinshasa (environ 2 millions au total) dans un effort visant à réduire la mortalité infantile liée au paludisme.  Selon Devictor, les études disponibles suggèrent que cette initiative pourrait prévenir environ 30.000 décès parmi les enfants de moins de cinq ans pendant toute la durée du projet.  Â
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