Fiche-pays

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République du Congo: Fiche-pays

Aperçu

Depuis l'adoption d'une nouvelle Constitution en 2002, la République du Congo est relativement stable. Le pays dispose de nombreux atouts qui peuvent lui permettre de construire une économie forte et robuste, d’atteindre un niveau de vie élevé pour son peuple et devenir une des locomotives économiques de la sous-région. 

Avec une population estimée en 2011 à 4,1 millions d’habitants repartie sur une superficie de 342 000 km2, le pays possède une faible densité démographique. Cette population est légèrement dominée par les femmes (50,7%), les jeunes (67,5%) et est fortement urbanisée (61,8%) selon le dernier RGPH 2007.

Parmi les atouts dont dispose le pays, on compte notamment d’importantes réserves de pétrole, des forêts naturelles qui couvrent près de 22 millions d’hectares, des terres arables en quantité suffisante (dix millions d’hectares), un réseau hydrographique très développé, un climat favorable à l’agriculture, une biodiversité d'importance mondiale, des ressources minières  et une position géographique stratégique en Afrique centrale.  Autant d’éléments auxquels vient s’ajouter une façade maritime de 170 km sur l’Océan Atlantique avec un port en eau profonde à Pointe-Noire qui peut servir de passerelle pour l’ensemble de la sous-région.

En mars 2012, Les explosions d’un dépôt d’armement dans le camp militaire de Mpila à Brazzaville ont occasionné de centaines de pertes en vies humaines et plusieurs milliers de blessés, ainsi que de nombreux dégâts matériels. Le Gouvernement et la Communauté internationale continuent à fournir de l'aide aux victimes. Dans les dix sites temporairement mis en place, la nourriture, des médicaments, des vêtements, des ustensiles de cuisine et équipements de couchage  sont distribués aux familles.

Les familles déplacées peuvent également envoyer leurs enfants dans d'autres écoles de Brazzaville et le  Gouvernement leur fournit une allocation de  transport. Par ailleurs, le Gouvernement a commencé à verser  une allocation d'urgence de trois millions de francs CFA (environ $US 6,000) par ménage sinistré. Environ 2.000 familles ont déjà reçu cette aide d’urgence sur les 12.000 familles recensées.

Aperçu économique

Le Congo a connu une bonne croissance de son PIB ces dernières années: 7,5% en 2009, 8,8% en 2010, et environ 4,5% en 2011. L’inflation est restée relativement faible au cours de la même période, bien que tendant à la hausse : 4,9% en 2009, 5,0% en 2010, et 5,9% en 2011.

L’économie  reste fortement dominée par le secteur pétrolier, qui représente en 2011 environ 71 % du PIB du Congo, plus de 88 % de ses exportations et 79% des recettes publiques. La production pétrolière est estimée à 112,6 millions de barils en 2011 contre 86,6 millions de barils en 2008, soit un accroissement annuel moyen de 6,6%. 

À moyen terme, les perspectives pour l'économie du Congo restent favorables, malgré la baisse prévue des réserves pétrolières (en supposant qu’il n’y ait aucune nouvelle découverte pétrolière majeure). Le Congo a atteint le point d'achèvement du PPTE en janvier 2010, devenant ainsi le 28e pays à atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE renforcée. La réduction de la dette a considérablement diminué le poids des créances, amélioré la solvabilité du pays. Elle permet au pays de disposer d’un espace fiscal  significatif. Ainsi, le montant total de la dette extérieure brute est estimé à $ US 1,6 milliards à la fin de l’année 2011, soit 30,3% du PIB, une amélioration par rapport aux 89,2 % de 2008.

Contexte politique

Depuis son indépendance, en 1960, le Congo a vu son histoire émaillée par une série de conflits entre 1958 et 1979, et a connu notamment trois coups d’État, ainsi que l’assassinat d’un de ses présidents. En 1968, un régime militaire a accédé au pouvoir et institué par la suite un régime marxiste-léniniste. La Conférence nationale souveraine qui a eu lieu du 25 février au 10 juin 1991 a rétabli la démocratie dans le pays, donnant lieu à des élections libres et transparentes. De 1993 à 1999, le pays a été ébranlé par trois guerres civiles.

Avec la poursuite des efforts de renforcement de la paix qui ont conduit à l’installation des institutions démocratiques, les élections législatives ont eu lieu en juin et août 2007. Les élections locales et municipales se sont tenues le 29 juin 2008 et les Sénatoriales le 5 août 2008. Le 9 octobre 2011, la moitié des sièges du Sénat ont été renouvelés.  La Présidentielle tenue le 12 juillet 2009 a été remportée par le Président sortant Denis Sassou Nguesso pour un nouveau mandat de 7 ans placé sous le sceau du « Chemin d'avenir », son programme de société.

Les conditions pour la paix et le dialogue politique se sont améliorées à la suite du retour à Brazzaville de l’ancien chef rebelle, le Pasteur Ntumi qui a pris son nouveau poste de Ministre délégué, chargé de la paix et des réparations des séquelles de guerre en décembre 2009.

Sur invitation du Gouvernement, il s’est tenu à EWO, du 15 au 17 décembre 2011, une concertation politique, en prélude aux élections législatives de 2012 à laquelle ont pris part les membres du Gouvernement, des partis et groupements politiques, les représentants de la société civile, les présidents des groupes parlementaires, les représentants des institutions et administrations publiques, les représentants du corps diplomatique, ainsi que des organismes internationaux.

 

La République du Congo est devenue membre de la Banque mondiale en 1963, et l’appui fourni depuis lors par celle-ci est composée de 47 projets qui ont  principalement consisté à aider le pays à renforcer les capacités de ses administrations publiques, à promouvoir la croissance économique et à réduire la pauvreté. Après avoir provisoirement suspendu cet appui en 1997 à cause des conflits, la Banque a repris ses activités dans le pays le 15 mai 2001.

Fin mars  2012, le portefeuille de la Banque mondiale en République du Congo compte  sept (7)  projets actifs au niveau national, représentant un engagement de l’ordre de 158.8 millions de dollars US sous forme de dons et crédit. 

Le projet Forêt (d’un montant de 10 millions de dollars US) est le seul projet en cours de préparation en ce moment. L’approbation par le Conseil d’Administration est prévue pour fin mai 2012.

Le portefeuille est également composé d’un projet régional pour l’appui au développement du secteur des Télécommunications (Projet CAB) pour un montant global de 15 millions de dollars. Il prendra fin en Décembre 2016.

 

Diversification de l'économie pour stimuler une croissance génératrice d’emplois. Il s'agit notamment de soutenir les efforts de réforme du pays dans trois domaines clés: (i) une meilleure gestion des revenus pétroliers eu égard à la forte volatilité des prix et la baisse possible des réserves à long terme, avec pour objectif une utilisation de ces ressources pour promouvoir le programme de diversification et améliorer les services fournis grâce à des investissements dans le domaine des infrastructures-clés, (ii) l'adoption et la mise en œuvre d'une stratégie pour le développement des corridors de croissance qui permettront d'améliorer l'exploitation des ressources naturelles, reliant la production aux marchés, et l'intégration régionale - y compris la restauration de l’industrie des services de transit du Congo; (iii) l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie pour éliminer les principaux obstacles au développement du secteur privé, et pour la promotion des petites et moyennes entreprises (y compris dans l'agro-business), (iv) l'amélioration de son capital humain, et (v) le renforcement de ses institutions publiques.

A cet effet, le projet de développement du Secteur privé (PADE) d’un montant de $US 20 millions (financé à parts égales par la Banque mondiale et le Gouvernement) a pour objectif d’aider le pays à améliorer le climat des affaires et des investissements, de mettre en place une plate-forme pour le dialogue public-privé, de soutenir le développement des zones économiques spéciales et d’augmenter l'attractivité de la destination du Congo. Le projet contribuera également au développement et à l'expansion des PME et facilitera leur accès à l'assistance technique et aux ressources financières. Cette opération va également contribuer  à l’établissement du Haut Conseil pour le dialogue du secteur public et privé, à soutenir la création et le renforcement d'une Agence de Promotion de l'Investissement, et à fournir l'assistance technique au gouvernement pour gérer son partenariat avec Singapour, notamment dans la gestion et le développement des zones économiques spéciales. Cette opération a été développée avec la BAD et l'Union européenne.

Améliorer  l’accès et la qualité des services publics pour les populations, en particulier les groupes les plus vulnérables. Cela implique l'amélioration des services de base, en particulier la santé et l'éducation, à travers des programmes bien ciblés suivit d’une mise en œuvre efficace.

La persistance des maladies endémiques au Congo, à l’exemple de la dernière résurgence de la poliomyélite sauvage, le paludisme, le choléra, le chikungunya et des flambées de rougeole met en question l’efficacité du système de santé. L’amélioration de l'efficacité des dépenses pour le développement humain est essentielle afin  d'aider le pays à atteindre de réels progrès pour  l'atteinte des OMD. A cet effet, la Banque aide le pays à préparer une revue des dépenses publiques des secteurs Santé et Education, à finaliser les comptes nationaux de la santé, en plus de la mise en œuvre des projets Santé et VIH-SIDA.

Le projet de Santé, en exécution depuis 2007 vise à renforcer le système de Santé afin de lutter de manière efficace contre les principales maladies transmissibles et améliorer l'accès à des services de qualité pour les femmes, les enfants et autres groupes vulnérables. Le projet a été restructuré et va s'attaquer aux priorités telles que le paludisme, la mortalité maternelle et infantile, l’interruption de la transmission du virus VIH de la mère à l'enfant. Il prend également en charge un programme pilote pour financer les services de santé basés sur les résultats. Le paludisme est la principale cause de mortalité et de morbidité en République du Congo particulièrement pour les enfants. Les activités de prévention mettent l'accent sur l'utilisation de longue durée des moustiquaires imprégnées d'insecticide et le traitement utilise la thérapie à base d'artémisine. 700.000 moustiquaires imprégnées d'insecticide à longue durée ont été distribuées dans six départements (la Likouala, la Sangha, la Cuvette, la Cuvette Ouest, les Plateaux et le Pool). Le projet permettra de rénover et d’équiper les installations physiques, de recycler les travailleurs de la santé, par exemple les sages-femmes des zones rurales et la mise en œuvre du programme de gestion des déchets biomédicaux dans les centres de santé réhabilités. 21 centres de santé seront également réhabilités. Onze autres centres de santé sont en cours de rénovation. La surveillance épidémiologique sera renforcée.

Le nombre d'adultes bénéficiant d’un traitement d'antirétroviraux est passé de 4.600 en 2004 à 17.477 fin 2010, accéléré par la décision du gouvernement de libérer l'accès au traitement ARV depuis 2009. Le pourcentage de personnes (15-49 ans) vivant avec le Sida a été réduit de 4,1% en 2004 à 3,2% en 2009.

Dans le secteur de l’Education,  des indications préliminaires montrent que les taux de scolarisation, dans l'enseignement primaire (plus de 121%) et dans le secondaire (65%) sont en hausse et que la parité entre les sexes s'améliore généralement. La Banque a joué un rôle actif dans le secteur de l'éducation en vue de corriger des lacunes dans le domaine de l'enseignement primaire et améliorer la qualité des services éducatifs en renforçant les capacités d'apprentissage chez les enfants. Alors que Le Congo a fait des progrès impressionnants avec un taux de parité des sexes à 0,93% et un ​​taux brut de scolarisation à 121 pour cent, beaucoup reste à faire pour atteindre des taux de réussite plus élevés et des apprentissages réussis. Les taux de réussite dans l’enseignement primaire sont de 78%.

Le soutien accordé dans ces deux domaines est complété par des efforts continus visant à améliorer la gouvernance et le renforcement des capacités institutionnelles. L’appui aux différents aspects des réformes en cours sur le renforcement de la transparence, la responsabilisation et la capacité institutionnelle dans la gestion des ressources publiques demeure une priorité majeure pour la Banque mondiale. La Banque joue un rôle important en facilitant la mise en œuvre de la nouvelle législation récemment adoptée et un plan d'action pour remédier aux faiblesses dans le système de gouvernance, y compris sur la commercialisation du pétrole, la gouvernance et la lutte contre la corruption, ainsi que la gestion des investissements publics et les marchés. En traitant de ces questions, la Banque continuera à soutenir à la fois l'offre et la demande de la gouvernance.

L'appui de la Banque a obtenu quelques résultats importants. Le projet de Renforcement des capacités de transparence et de gouvernance du secteur public était essentiel pour répondre à certaines des principales pierres d'achoppement de la gouvernance.

Une opération similaire a été présentée au conseil en février 2012 pour consolider les  acquis actuels et renforcer la demande de bonne gouvernance tout en abordant les contraintes du côté de l'offre. Un nouveau code de passation de marchés a été mis en application et pour la première fois, l'appel d'offres est devenu la règle, menant à l'attribution concurrentielle des contrats.

L'Autorité de Régulation des Marchés est en place ainsi que la Direction des marchés publics. L'observatoire anti-corruption et la commission nationale contre la corruption ont été établis et ont publié leurs premiers rapports. Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour veiller à ce que tous les contrats quelles que soient leurs sources de financement sont attribuées par voie de compétition.

Le réseau de commercialisation du pétrole du Congo est maintenant conforme aux normes internationales et permet de s’assurer  que le pays reçoit le prix du marché, bien que la mise en œuvre des recommandations des audits financiers de la compagnie pétrolière nationale ait été retardée.

Dans le secteur de l'eau, un contrat de service qui sera géré par un opérateur international de l'eau pour améliorer la performance opérationnelle et financière du service public de cette denrée en milieu urbain doit être mis en place pour le mois de Juin 2012. La réforme du secteur électrique suivra.

L'appui de la Banque se focalise sur les thèmes suivants : la diversification économique et de la croissance: (i) la gestion des recettes pétrolières et des dépenses publiques sera rendue plus efficace; (ii) la production et la productivité de l'agriculture commerciale seront renforcées; (iii) des outils pour améliorer la gestion des forêts seront mis en place, (iv) les fondements de la croissance des micro-, petites et moyennes entreprises seront posés; (v) les services du programme des infrastructures actuel ou futur seront améliorés, et (vi) le Congo va jeter les bases d'une augmentation de ses parts de marché dans les services de transport en commun au niveau sous-régional. En tenant compte de la prestation de services de base, le principal résultat serait l'amélioration de ces services.

A titre d’exemple, dans le secteur agricole, une opération est cofinancée à parts égales avec le Gouvernement pour un montant total de 40 millions de dollars US. Ce projet vise à assister le Gouvernement de la République du Congo dans le renforcement des capacités des communautés rurales à accroître leurs revenus à travers la génération et la promotion de technologies agricoles améliorées, l’amélioration de l’accès aux infrastructures marchés et le renforcement des capacités sur la planification stratégique et la mise en œuvre de politiques agricoles et de programmes de dépenses orientés vers les pauvres. Ce projet a permis aujourd’hui la réhabilitation de 559 km de pistes rurales réceptionnés sur les 1050 km ciblés  et de 12 marchés ruraux réceptionnés. 330 km de pistes devraient être réceptionnés en fin avril. Au total, 530 microprojets générateurs de revenus utilisant des technologies améliorées ont été financés avec des résultats satisfaisants. Le ministre de l'Agriculture a exprimé son appui au cours de la dernière mission de supervision, et a accueilli favorablement l'assistance technique que le projet a fournie. L’investissement direct étranger a commencé à affluer avec une société sud-africaine qui envisage de développer des exploitations à grande échelle, de même que des entreprises Singapouriennes qui ont manifesté leur intérêt à investir dans la production d'huile de palme.

En règle générale, l’aide financière extérieure au Congo est modeste, la plupart des dépenses publiques étant financée par le gouvernement lui-même. En dehors de la Banque mondiale, les principaux partenaires internationaux sont l'Union européenne (UE), l'Agence Française de Développement (AFD), la Banque Africaine de Développement (BAD) et la Chine. Les Nations Unies et la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC) sont également actives ou ont l'intention d'entreprendre des activités au Congo. En outre, le Gouvernement a récemment intensifié sa collaboration avec Singapour, en particulier dans le domaine de zones économiques spéciales.

L'UE soutient la République du Congo dans le cadre de sa stratégie pays pour 2008-2013 pour un montant indicatif de 85 millions d’Euros. Les principaux secteurs d'intérêt sont l'Intégration régionale (principalement les infrastructures de transport), la gouvernance (gestion des finances publiques), la diversification économique (amélioration du climat des affaires, la gestion forestière), la Santé, et le pouvoir judiciaire.

Dans le cadre de sa stratégie de Partenariat 2008-2011, l'AFD a apporté son soutien au Congo pour un montant indicatif de 57 millions d’Euros. Cet appui  s’est concentré sur les infrastructures (principalement le port de Pointe-Noire), l'enseignement primaire et professionnel, l'environnement / foresterie / la biodiversité, la santé et à un soutien limité aux secteurs privé et bancaire.

La Stratégie 2008-2012 de la BAD pour la République du Congo, d'un montant de 17,6 millions d'unités de compte, se concentre principalement sur l’accès à l'eau potable et l'assainissement, l'énergie, la gestion économique, et l'amélioration du climat des affaires.

La Chine collabore avec la République du Congo dans le secteur de l'énergie, entre autres. Le gouvernement congolais par exemple, a récemment commandé aux États-Unis, une centrale hydroélectrique de 120 mégawatts, d’une valeur de 377 millions de dollars, installée à Imboulou (150 km au nord de la capitale Brazzaville). Elle a été financée à  85 % par des prêts bonifiés de la Chine.

L'UNICEF a joué un rôle actif dans les programmes de vaccination, notamment contre la poliomyélite et dans les programmes d'éducation pour les enfants réfugiés de la RDC, ainsi que des enfants autochtones congolais.

Le PNUD intervient, dans le cadre de son programme Pays 2009-2013, dans la réduction de la pauvreté,  la gouvernance, l'énergie et l'environnement, la prévention des crises, l'autonomisation des femmes.

La FAO soutient le Congo depuis 2008, à travers le programme national pour la sécurité alimentaire, couvrant entre autres la gestion des ressources naturelles, l'intensification agricole, la diversification des systèmes de production, et les systèmes d'alerte précoce.

La BDEAC envisage de s'impliquer dans le développement du secteur privé congolais en 2012, en particulier dans les domaines de l'entrepreneuriat, la création d'entreprise, et la formation professionnelle.

Il existe une collaboration étroite entre les partenaires internationaux. A titre d’exemple, la Banque travaille en étroite collaboration avec la BAD, l'UE et l'AFD dans la promotion de la diversification économique, ainsi que dans les secteurs de la santé et de l'éducation.

 

Dernière mise à jour en avril 2102




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