Sensibilisation sur le Programme National de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (PNDDR).

Parlementaires et populations locales adhèrent au programme

 

La campagne de sensibilisation sur le Programme National de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (PNDDR) a démarré. Articulée autour d’une série de conférences ponctuées de débats, la première phase a suscité l’adhésion des parlementaires, des administrations départementales, des notables et des chefs des communautés de base, ainsi que des responsables religieux, militaires et des ONG aux objectifs du programme.

 

Soldats

Stagiaires au cours de la Conférence à l'Académie Militaire.

Les journées parlementaires sur le PNDDR organisées au Sénat le 17 mars, puis à l’Assemblée nationale le 25 avril 2006, ont permis aux sénateurs et aux députés de s’imprégner des résultats réalisés depuis 2001, dans le cadre du processus de DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion) au Congo. Les « élus du peuple » ont aussi été informés des modalités et procédures de mise en œuvre du PNDDR.

 

Le 25 avril 2006, les députés ont pris l’engagement de s’impliquer dans la mobilisation des populations pour une mise en œuvre efficiente de ce programme qui offre des perspectives de réinsertion sociale et économique à 30.000 miliciens ayant participé aux guerres civiles dans le pays.

 

Dans un texte adopté en séance plénière, les députés ont exprimé leur satisfaction pour cette initiative. « A la sortie de cette journée, les Honorables députés seront désormais mieux armés pour répondre aux interrogations légitimes des ayant- droits sur tous les aspects du PNDDR », souligne ce texte.

 

Les députés ont en outre recommandé « un accompagnement du processus de réinsertion » par le Parlement,  une plus grande transparence dans la gestion du processus et une plus grande sensibilisation du public. L’Assemblée nationale promet d’être « attentive à l’impact réel du programme sur le sentier du retour définitif à la paix dans le pays ». Elle exhorte le Haut Commissariat à la Réinsertion des Ex Combattants à poursuivre « ce genre de rencontres, pour lui permettre de mieux jouer son rôle ».

 

 

Femmes - Congo

Les femmes et les notables locaux sont impliqués directement dans le processus de sensibilisation.

Dans la même foulée, Michel Ngakala, Haut Commissaire à la Réinsertion des Ex Combattants, a présidé, du 10 avril au 5 mai, huit journées départementales à Brazzaville et dans l’hinterland. Dans la Lékoumou, la Bouenza, le Niari, le Pool, les Plateaux, la Cuvette Ouest, la Cuvette, comme à Brazzaville, son discours est resté constant :  « le PNDDR est une solution aux problèmes de sécurité au Congo et en Afrique Centrale, mais aussi une réponse aux impératifs du développement » ; tout en exhortant les ex combattants encore hésitants à « saisir cette chance que leur offrent les bailleurs de fonds internationaux et l’Etat, car ce programme est le dernier qui sera mis en œuvre dans le cadre de la réinsertion ».

 

Selon le conférencier, ce processus présente « l’avantage de couvrir des activités liées à la prise en charge des groupes spéciaux, à la réhabilitation des infrastructures communautaires, à la réforme du système de défense et de sécurité, mais aussi à la prévention et la résolution des conflits ».

 

 

Au cours des journées de sensibilisation sur le PNDDR, des Comités départementaux qui appuieront les membres de l’Unité de gestion dans la conduite des opérations sur le terrain ont été mis en place. Ces organes sont présidés par les Préfets. Les Présidents des Conseils départementaux en assurent la vice-présidence. Les membres des Comités départementaux (représentants de la force publique, des administrations départementales, des ONG et associations, des notables et des confessions religieuses) se chargeront notamment de sensibiliser les ex-combattants sur l’intérêt de participer au processus de réinsertion, mais aussi de détecter et de résoudre tous les problèmes locaux liés à la mise en œuvre du programme.

 

Le DDR suscite aussi désormais un intérêt particulier à l’Académie militaire Marien Ngouabi. A ce sujet, le 2 août 2006, vingt-et-un officiers des Forces Armées Congolaises ont suivi une présentation faite par M. Ngakala, dans le cadre du douzième cours d’Etat-major organisé chaque année par ladite académie, la plus grande école de formation des officiers au Congo.

 

 

Congo

Une banderole faisant la promotion du PNDDR dans la forêt d'Ingié.

Selon le Colonel Okombi Ekobélé, Directeur de stage, « l’introduction d’un module sur le DDR dans la formation des officiers est dictée par la nécessité de prendre en compte les nouvelles options qui se présentent dans la conduite des opérations de maintien de la paix. » L’officier se réjouit de ce que « le Haut Commissariat à la Réinsertion des Ex Combattants aide à renforcer le secteur informel de l’Economie, en donnant aux jeunes la possibilité de développer des activités génératrices de revenus ; ce qui les empêche de sombrer de nouveau dans la violence ».

 

Les stagiaires apprécient également la conférence. « Le Haut Commissaire nous a donné les armes qui nous permettront de mieux nous battre sur le terrain du maintien de la paix », déclare, entre autres, le Commandant Raphaël Ngoubou.

 

Le Congo a connu plusieurs projets de démobilisation et réinsertion des ex-combattants. Le PNDDR qui s’exécutera jusqu’en août 2009 est, en quelque sorte, le prolongement des trois autres projets (PNUD/OIM, HCREC/IDA, DDR/Pool) précédemment exécutés au Congo. Au total, environ 11.776 armes ont été collectées et détruites et 17.459 ex combattants réinsérés, au terme de ces projets.

 

 

Article de  Bienvenu BOUDIMBOU,

Assistant en communication chargé de la mobilisation sociale du PNDDR

(Programme National de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion)

 




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