Histoire Dernière mise à jour : Septembre 2009
Depuis son indépendance, en 1960, le Congo a vu son histoire émaillée par une série de conflits, et a connu notamment trois coups d’État, ainsi que l’assassinat d’un de ses présidents entre 1958 et 1979. En 1968, un régime militaire a accédé au pouvoir et institué par la suite un régime marxiste-léniniste. La Conférence nationale souveraine qui a eu lieu du 25 février au 10 juin 1991a rétabli la démocratie dans le pays, donnant lieu à des élections libres et transparentes. De 1993 à 1999, le pays a été ébranlé par trois guerres civiles. Un processus de libéralisation politique est intervenu en novembre et décembre 1999 (les accords de cessez-le-feu prévoyaient le rétablissement des partis politiques), et une nouvelle constitution a été adoptée en janvier 2002 (document Word), suivie de la tenue d’élections présidentielles, législatives, locales et sénatoriales. Un climat de réconciliation et de dialogue s’est instauré à la faveur de ces élections, qui ont vu les partis d’opposition siéger au parlement. À l’issue des élections législatives de 2007 la majorité présidentielle regroupée au sein de l’AMP a obtenu 125 sièges sur les 137 pourvus, lui donnant ainsi une confortable majorité parlementaire. Avec la poursuite des efforts de renforcement de la paix qui ont conduit à l’installation des institutions démocratiques, les élections législatives ont eu lieu en juin et août 2007. Les élections locales et municipales se sont tenues le 29 juin 2008 et les Sénatoriales le 5 août 2008. La Présidentielle tenue le 12 juillet 2009 a été remportée par le Président sortant Denis Sassou Nguesso pour un nouveau mandat de 7 ans placé sous le sceau du « Chemin d'avenir », son programme de société. ÉconomieL’économie de la République du Congo est fortement dominée par le secteur pétrolier. En 2008, le secteur pétrolier a représenté environ 65 % du PIB du Congo, plus de 92 % de ses exportations et 85% des recettes publiques. La production pétrolière est estimée à 86.6 millions de barils en 2008 contre 81.7 millions de barils en 2005. Selon les prévisions, la production pétrolière va continuer à s'accroître relativement jusqu'en 2010 avec la mise en exploitation de nouveaux champs pétroliers et décliner ensuite à partir de 2011 avec la déplétion des plus anciens champs pétroliers. Le secteur non pétrolier, notamment l’industrie, reste encore très peu développé, en dépit de nombreuses potentialités du pays. Les régimes qui se sont succédés depuis l’indépendance n’ont toutefois pas su exploiter le riche potentiel économique dont dispose le pays de manière à améliorer concrètement les conditions de vie de la majorité des Congolais. Jadis classé parmi les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, le Congo a vu son revenu par habitant diminuer de façon continue à partir de la fin des années 80. Cette situation s’est aggravée avec les effets de la guerre que le pays a connue au cours de la décennie 90. Avec l’effet des conflits, l’infrastructure a subi des dégâts considérables ; les populations de provinces entières sont ainsi privées d’accès à l’eau potable, et un certain nombre d’institutions sont en ruines. Le taux de pauvreté est évalué à près de 50% en 2005 après avoir atteint le seuil de près de 70% au lendemain des conflits. Au classement de l’Indice de développement humain établi par les Nations Unies, le Congo se classe en 144e position sur un total de 177 pays. Selon l’UNICEF, 11 % des enfants de moins de 15 ans sont orphelins, 60 000 femmes et filles ont été victimes de viol, et 5 000 enfants ont combattu durant la guerre. En 2005, on estimait à près de 4.7% la proportion des Congolais de la tranche d’âge de 15 à 49 ans atteints du VIH/SIDA. Le taux de scolarisation primaire est tombé de 90 % en 1990 à 40 % en 2000, et l’espérance de vie a elle aussi baissé dans le même temps, passant d’environ 52 ans au début des années 90 à 48,6 ans en 2002. On estime le taux de chômage de la population active à près de 50 % et les jeunes sont particulièrement les plus touchés. Les efforts engagés par les autorités en 2003-2004 ont permis au pays de conclure un accord avec le Fonds monétaire international au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance en décembre 2004. Dans la même dynamique, le Congo a atteint le point de décision de l’Initiative PPTE en mars 2006. D’après les conclusions de la mission conjointe Banque mondiale FMI de septembre 2009, la mise en œuvre de plusieurs déclencheurs est suffisamment avancée pour permettre à la République du Congo d’ atteindre le point d’achèvement de l’initiative pays pauvres très endettés (PPTE) d’ici à la fin de cette année. Cependant, trois conditionnalités prioritaires doivent encore être remplies avant la soumission du Document au Conseil d’Administration de la Banque, notamment en ce qui concerne la mise en œuvre effective du Code de passation des Marchés publics et les audits de la SNPC Dette extérieure Le Congo est un pays fortement endetté, ce qui le rend éligible à l’initiative PPTE. Sa dette extérieure publique et à garantie publique s’établissait à fin décembre 2004 à 9.2 milliards de dollars US en valeur nominale (9.0 milliards de dollars en VAN, ou valeur actuelle nette). En termes de VAN, cela représentait 806% des recettes budgétaires du pays, 338% de ses exportations et 255% de son PIB. Les créanciers extérieurs du Congo sont pour deux tiers environ des créanciers multilatéraux et bilatéraux publics (8 % et 59 %, respectivement) et pour le reste (soit 33 %), des créanciers commerciaux. Depuis l’accession au Point de décision de l’initiative PPTE, le pays bénéficie d’un allègement intérimaire de sa dette extérieure fourni par certains bailleurs dont notamment la Banque mondiale. Le Gouvernement continue de poursuivre ses efforts pour normaliser ses relations avec le Club de Paris et le Club de Londres. En décembre 2008, le Club de Paris a annulé 634 millions de dollars US de dette et rééchelonné 119 millions de dollars US Comme résultat, le stock global de la dette du Congo est estimé à fin décembre 2008 à 76.9% du PIB contre 255% du PIB au moment du point de décision. Rôle de la Banque mondiale La Banque a repris ses activités au Congo en 2001, dans le cadre d’une Stratégie d'appui transitoire (TSS) qui avait été soumise le 16 janvier de cette même année à l’examen de son Conseil d'Administration. Une nouvelle stratégie transitoire a été examinée par le Conseil d'administration de la Banque en septembre 2003. Elle a eu pour but d’aider le Congo à sortir du cercle vicieux des conflits et s’articule autour de quatre éléments stratégiques : a) soutenir le programme établi pour la croissance et la diversification de l’économie congolaise ; b) aider à renforcer et à repositionner le secteur public ; c) atténuer les risques auxquels est exposé le pays, sur le court et moyen terme, dans le contexte social ; et d) accroître les ressources en faveur de la paix et du développement. La Note de stratégie intérimaire pour la République du Congo, adoptée le 31 juillet 2007 pour la période 2007-2009, comporte deux thèmes majeurs : (i) l’amélioration de la gouvernance et la transparence dans les secteurs pétrolier et non pétrolier ; et (ii) l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base au profit des pauvres pour commencer à établir les bases d’une croissance équitable. L'actuel portefeuille de la Banque mondiale est de 95 millions USD (sous forme de dons) pour 5 projets. La Banque a initié la préparation d’une nouvelle Stratégie de Partenariat Pays avec le Congo qui sera lancée le 20 octobre 2009. La nouvelle stratégie entend s’appuyer sur deux piliers à savoir : la diversification de l’économie et la livraison des services aux populations. Le PEDU (Projet Eau et Développement Urbain) financé par la Banque mondiale à hauteur de 22 millions USD (don) est en préparation (évaluation). Le Projet de diversification de l’économie, financé par un don de la Banque mondiale d’un montant de 10 millions USD est en cours d’identification. Contacts Pour les contacts, cliquez ici. |